Historique

Poste de quartier
Poste de quartier
Le Mont-Riding a obtenu le statut de parc national en 1930 et a été ouvert officiellement en 1933. Démarche typique des parcs nationaux canadiens à l'époque, toutes les mesures d'aménagement prises au parc national du Mont-Riding étaient axées vers les loisirs et le tourisme : Les terres du parc n'étaient pas simplement mises de côté mais il fallait-les "aménager'' pour qu'elles soient "utiles''. La construction du centre d'inscription de l'entrée est associée à l'aménagement du Mont-Riding à la fois comme parc national et comme produit issu du Programme de secours mis en euvre pendant la grande dépression. Le complexe a été construit en 1933-1934. Il se trouve à l'entrée Est du parc sur la route 19 (anciennement la route Norgate) à la base de l'escarpement du Manitoba. L'accès au parc, impossible de ce côté avant l'avènement de l'automobile, est extrêmement abrupt. La route Norgate, dont on doit aussi la construction aux travailleurs du programme de secours, a supplanté les pistes de McCreary et de la rivière Ochre. Auparavant, ce sont ces pistes qui permettaient l'accès à l'intérieur de ce qui constitue aujourd'hui le parc, à partir de la limite de l'Est. La route Norgate a été construite pour mener au lac Clear, offrant ainsi un accès direct au secteur principal aménagé pour les loisirs et les activités récréatives. Cet aménagement reflétait les tendances changeantes en matière d'utilisation des parcs à l'époque.

Tourisme en automobile

Tourisme en automobile

Les complexes d'inscription ou complexes d'entrée dans le parc ont fait leur apparition dans le parc ont fait leur apparition dans les parcs nationaux en réponse à l'essor du tourisme en automobile. Le bâtiment avait pour but premier d'héberger les préposés du parc chargés d'enregistrer les véhicules qui entraient dans le parc, d'informer les visiteurs des règlements du parc sont d'offrir des renseignements généraux sur la météo, l'état des routes, etc. La direction des parcs nationaux leur attribuait une valeur à la fois fonctionnelle et symbolique, et les ont conçus comme des points d'intérêt visuels ponctuant l'arrivée des automobilistes aux limites du parc. Étant donné que ces bâtiments se trouvaient à une distance considérable des villages avoisinants, ils étaient souvent aménagés de façon à pouvoir loger les préposés, soit dans un bâtiment séparé.


Programme de secours pendant la dépression

Sinon la grande dépression des années 1930, le PNMR n'aurait peut-être pas fait l'objet d'un aménagement aussi rapide et d'une telle envergure. Des conditions économiques déplorables privaient en effet de nombreux travailleurs de leur travail ce qui engendrait des difficultés financières pour une grande proportion de Canadiens. La gravité croissante de la situation a amené le gouvernement fédéral à mettre en place des mesures destinées à donner du travail à une vaste population de sans-emploi. L'aide fédérale a été affectée au travail de secours dans les parcs nationaux du Canada. En 1930, on a promulgué la loi sur le soulagement du chômage et sur les secours. Elle a permis d'affecter des fonds à l'établissement de camps de secours dans les parcs nationaux de Banff, de Jasper, des lacs-Waterton, de Prince Albert et du Mont-Riding. C'est le Mont-Riding qui a accueilli le plus grand camp de secours employant plus de 1 200 hommes à qui on doit divers projets réalisés en 1934-1935.

 

Programme de secours pendant la dépression

L'assistance offerte pendant la dépression a aussi pris la forme de financement direct distribué en vertu de la loi sur la construction d'ouvrages publics (1934). Une portion considérable de ces fonds a été ensuite affectée à la construction de types particuliers de bâtiments dans les parcs dont des bâtiments d'administration et communautaires, des musées, des bains publics, des complexes inscriptions à l'entrée des parcs, garages, des cabines de garde de parc et des locaux pour le personnel. Bon nombre des artisans locaux embauchés pour concevoir et construire de tels bâtiments dans le PNMR étaient des immigrants suédois installés dans le cadre du Programme de secours économique de la dépression, les administrateurs du parc ont profité de l'expérience d'artisans qualifiés dans la construction en rondins et en pierres. Au PNMR, 86 bâtiments de types variés, dont ceux de l'entrée d'Est, ont été construits entre 1930 et 1936 dans le cadre du programme susmentionné.

Tradition de style rustique

Tradition de style rustique
Tradition de style rustique
Les principaux bâtiments publics, tels que les complexes d'inscription, les musées, les bâtiments d'administration, etc., ont été conçus expressément pour faire fonction à la fois de point d'intérêt et de pierre angulaire des différents thèmes architecturaux illustrés selon les parcs. De 1902 à 1930, on a vu émerger un style architectural rustique distinct qui évoquait de façon unique l'environnement naturel d'un parc national. Ce style rustique a atteint son apogée dans les parcs nationaux du Canada au cours de la dépression des années 1930. Entre 1922 et 1936, des architectes fédéraux ont appliqué des éléments stylistiques inhérents aux arts et à l'artisanat anglais (ex. : Style de la période Tudor) à quantité d plans de bâtiments publics et privés des parc nationaux. On a aussi utilisé des matériaux locaux, que ce soit dans la charpente ou dans l'ornementation, pour soutenir des sous-thèmes distincts selon les parcs. L'utilisation de rondins et de pierres a été typique au PNMR. Le style rustique est étroitement associé aux parcs nationaux du Canada depuis que le système a été établi à Banff en 1887. Il a conservé une place de choix dans la politique en matière d'architecture tout au long des 50 années suivantes.

Complexe d'inscription de l'entrée est

Ce complexe de trois bâtiments consiste en une entrée de type portique et en deux résidences pour le personnel. Le groupement illustre bien le thème rustique prescrit pour le parc national du Mont-Riding pendant les années du camp de secours de la dépression. Pour les entrées de ce parc, les architectes ont conçu un plan en forme de portique qui consistait en deux kiosques identiques reliés par un ouvrage horizontal surélevé. On a eu recours à cette conception aux trois points d'entrée du parc et elle est unique au PNMR. Les bâtiments ont été construits en 1931 (entrée sud), en 1933 (entrée est) et en 1936 (entrée nord). L'entrée Est est la seule à avoir survécu.

La résidence du gardien
La résidence du gardien

Le poste de garde de parc de Whirlpool est un bâtiment simple construit essentiellement en rondins. Il s'agit de l'une des trois maisons bâties pour le parc à ses origines. C'est un exemple rare de résidence en rondins conçue pour les directives adoptées par la division de l'architecture de la direction générale des parcs nationaux. La maison est située près du point d'entrée de la route et est très visible aux automobilistes, communiquant à la fois un sens d'autorité et de protection.

La résidence du gardien de l'entrée a été construite en 1933-1934. C'est un bâtiment similaire au poste de garde de parc. À l'origine, il a été construit comme résidence d'été, mais plus tard a été modifié afin d'en permettre l'utilisation à l'année longue. Ensemble, le poste de garde de parc, le bâtiment de l'entrée est et la résidence du gardien de l'entrée forme un complexe historique unique.

Reconnaissance historique

En novembre 1992, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada recommandait que le complexe d'inscription de l'entrée est soit désigné lieu historique national. En juillet 1995, le complexe à été déclaré officiellement lieu historique, en honneur de son importance historique et architecturale étant l'une des expressions les plus remarquable de l'esthétique rustique dans les parcs nationaux.