Photo prise le long d’un mur de pierre fait de tours et de ramparts, à côté d’un champ herbeux parsemé d’arbres. La poterne de l'esplanade - Arrondissement historique du Vieux-Québec
Deux hommes se tiennent sous une arche et regardent les pierres. La porte Saint-Louis et les remparts en automne - Arrondissement historique du Vieux-Québec

Date d’inscription : 1985

Justification de la valeur universelle exceptionnelle

L'arrondissement historique du Vieux-Québec à Québec, a été inscrite sur la liste des sites du patrimoine mondial par le Comité du patrimoine mondial, pour la raison ci-dessous :

Critère (iv) : Ensemble urbain cohérent et bien préservé, l'arrondissement historique du Vieux-Québec est un exemple exceptionnel de ville coloniale fortifiée, de loin le plus complet au nord du Mexique.

Critère (vi) : Québec, l'ancienne capitale de la Nouvelle-France, représente l'une des étapes importantes de la colonisation des Amériques par les Européens.

Description

Près de la moitié des édifices de l’arrondissement historique du Vieux-Québec ont été construits avant 1850. Certains datent de l'époque de la Nouvelle-France, et deux d'entre eux remontent presque au temps de la fondation de la ville par Samuel de Champlain en 1608. Bien que la ville soit devenue une métropole d'environ 600 000 habitants, l'arrondissement historique, qui couvre 135 hectares ou près de 5 p. cent de la ville, offre une continuité historique des plus remarquables en Amérique du Nord. Ayant conservé presque toutes ses fortifications, la vieille capitale mérite d'être qualifiée de seule ville fortifiée en Amérique du Nord.

Champlain a construit sa première habitation aux abords du fleuve Saint-Laurent, près du site de l’ancien village iroquois de Stadacona, au pied du majestueux promontoire du Cap Diamant. Le peuplement s’est d’abord effectué le long du fleuve, mais certains colons ont plus tard suivi les institutions militaires et religieuses en haut du promontoire. La rive, ou la basse-ville, est demeurée résidentielle et commerciale, alors que la haute-ville est devenue le siège de l’administration et de la religion.

Dans les années 1820, alors que Québec était le principal port de mer du Canada, l’armée britannique a construit une imposante citadelle sur le Cap Diamant et renforcé les fortifications autour de la haute-ville. Cinquante ans plus tard, lord Dufferin, alors gouverneur général, posait un des premiers gestes de conservation du patrimoine urbain, en convainquant la ville de ne pas détruire les murs, rendus désuets du point de vue stratégique. Il contribua ainsi à définir le caractère historique - et maintenant touristique - du Vieux-Québec.

Plus d'information

Parcs Canada :

Lieu historique national du Canada Cartier-Brébeuf

Lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Québec

Lieu historique national du Canada de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais

Lieu historique national du Canada des Forts-de-Lévis

Lieu historique national du Canada des Forts-et-Châteaux-Saint-Louis

Centre du patrimoine mondial :

Patrimoine mondial - l'Arrondissement historique du Vieux-Québec

La ville de Québec :

Survol de l'histoire de la ville de Québec