En 2017, le gouvernement du Canada souligne trois événements importants de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale qui ont eu une incidence sur la vie de nombreux Canadiens et qui ont marqué durablement l’histoire de notre pays.

Première Guerre mondiale : Centenaire de la bataille de la crête de Vimy, du 9 au 12 avril 1917

Des canadiens à la crête de Vimy
Des soldats canadiens progressent dans le réseau de barbelés allemands sur la crête de Vimy.
© Ministère de la défence nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-1087

Plus de deux ans après le début de la Grande guerre, un moment déterminant pour le Canada est survenu lorsque les quatre divisions du Corps canadien, chargées de prendre la crête de Vimy en France dans le cadre d’une offensive britannique plus vaste connue sous le nom de bataille d’Arras, ont combattu ensemble pour la première fois. La crête solidement fortifiée avait déjà repoussé des attaques britanniques et françaises.

Après des mois d’une planification méticuleuse, le Corps est passé à l’action à 5 h 30 le 9 avril 1917, le lundi de Pâques, et a atteint tous ses objectifs quelques jours plus tard. Cette réussite a été rendue possible par de nombreux actes de bravoure, y compris celui du soldat John George Pattison, qui a pris tout seul le contrôle d’une mitrailleuse ennemie. Pattison a été l’un des quatre Canadiens qui se sont vu décerner la Croix de Victoria, le plus grand honneur de l’Empire, à Vimy.

Plus de 10 500 des compatriotes de Pattison ont été tués, blessés ou portés manquants à Vimy. Pattison lui-même est tombé au combat quelques semaines plus tard. Le mont Pattison, situé dans le parc national Jasper, a été nommé en son honneur, tandis que le pic Vimy et la crête de Vimy, qui se trouvent dans le parc national des Lacs-Waterton, commémorent le combat. En France, une partie du champ de bataille est maintenant un lieu historique national du Canada et le site du Mémorial national du Canada à Vimy.

Première Guerre mondiale : Centenaire de la bataille de Passchendaele, du 31 juillet au 10 novembre 1917

Des canadiens dans des trous d'obus a Passchendaele
Soldats de la 16e Compagnie canadienne de mitrailleuses défendant une ligne dans des trous d'obus, durant la bataille de Passchendaele.
© William Rider-Rider / Bibliothèque et Archives Canada / PA-002162

Trois ans après le début de la Grande guerre, les Alliés ont lancé une offensive horrifiante — qui s’est soldée par un échec — dans la région des Flandres de Belgique le 31 juillet 1917 pour essayer de déloger les forces allemandes des environs d’Ypres pour ensuite éliminer les bases des sous-marins ennemis le long de la côte belge.

Au début de l’automne, le Corps canadien qui combattait au sein des forces impériales britanniques s’est joint à l’offensive. La pluie incessante et les nombreux tirs d’obus avaient transformé le champ de bataille en une mer de boue. Ayant peu de temps pour se préparer, le Corps a lancé son attaque le 26 octobre. En dépit de la lenteur de sa progression au travers du bourbier épais sous le feu intense de l’ennemi, les Canadiens ont pris la crête de Passchendaele le 10 novembre, mais seulement au prix de lourds sacrifices. Le bilan de la bataille était de près de 16 000 Canadiens tués, blessés ou manquants.

De nombreux actes de vaillance ont permis aux Canadiens de triompher d’une résistance opiniâtre, entre autres celui du soldat Cecil John Kinross qui a chargé et pris une mitrailleuse allemande située dans un emplacement stratégique. L’un des sommets de la chaîne de montagnes Victoria Cross dans le parc national Jasper a été nommé en l’honneur de Kinross, l’un des neuf Canadiens décorés de la Croix de Victoria — le plus grand honneur militaire de l’Empire — pour leur courage à Passchendaele.

Seconde Guerre mondiale : 75e anniversaire du débarquement de Dieppe, le 19 août 1942

Véhicule de reconnaissance à Dieppe
La dévastation le long de la plage de galets devant Dieppe après l’opération Jubilee.
© Ministère de la défence nationale / Bibliothèque et Archives Canada / C-029861

L’un des épisodes les plus éprouvants de l’histoire militaire canadienne a eu lieu le long de 16 kilomètres de littoral centrés sur la ville française de Dieppe. Après près de trois années de guerre, la situation des forces alliées n’était pas brillante : l’Allemagne nazie était maintenant bien implantée dans toute l’Europe occidentale.

Dans le but de tester les moyens à employer pour une invasion future, les Alliés ont organisé un vaste débarquement amphibie surprise connu sous le nom de code d’« opération Jubilee ». Cinq mille Canadiens — qui avaient peu combattu sur le front ouest depuis le début de la guerre en 1939 — représentaient la plus grande partie des troupes de cette attaque alliée. Lancé avant l’aube au matin du 19 août 1942, le triple assaut sur un littoral fortement défendu a vite tourné à la débâcle.

Sous le feu écrasant de l’ennemi, une retraite a été ordonnée. Seulement 2 200 soldats, dont beaucoup étaient blessés, sont retournés en Angleterre tandis que près de 2 000 sont devenus des prisonniers de guerre. John Weir Foote, capitaine honoraire qui s’est occupé des blessés et a participé à leur évacuation, est resté pour partager le sort de ses compatriotes. Pour ses actions, le révérend Foote est devenu le premier aumônier canadien à se voir décerner la Croix de Victoria, la plus haute distinction militaire du Commonwealth.