
En 1810, les Péigans lui bloquant l’accès au col Howse, David Thompson (1770-1857) dut chercher une nouvelle voie pour le commerce permettant de traverser les Rocheuses. Dirigée par Thomas l’Iroquois, son expédition franchit l’imposant col Athabasca en janvier 1811. David Thompson fut donc le premier Européen à traverser le col; c’est à lui que fut attribuée cette découverte, quoique les Autochtones l’empruntaient depuis des milliers d’années. Au cours des 40 années qui suivirent, le col Athabasca fut la principale route utilisée pour traverser les Rocheuses, malgré le fait qu’il présentait plus de dangers que la route du col Howse qui menait au Columbia ou la route du col Yellowhead qui aboutissait au fleuve Fraser.

La route de l’Athabasca suit la rivière Whirlpool et passe par les sommets du parc national Jasper, avant de redescendre le long de la rivière Wood située dans l’arrière-pays, au nord-est de Revelstoke, et de rejoindre le réservoir Kinbasket du fleuve Columbia. Reliant la rivière Athabasca et le fleuve Columbia, le col Athabasca ouvrit la voie vers le Pacifique pour le commerce des fourrures, les communications et les modes de transport rapides.
Le gouverneur Sir George Simpson (1787-1860), fait chevalier en 1841, travaillait pour la Compagnie de la Baie d’Hudson. Il était l’un des hommes les plus puissants en Amérique du Nord britannique à l’époque, et il se rendit lui-même au col Athabasca en 1824. Sir George Simpson tenait un journal de ses voyages et il rendit compte de sa traversée du col : « Il n’y a pas de mots qui puissent rendre justice à cette région sauvage et majestueuse; à de nombreux endroits, la piste est presque impraticable, et il semble extraordinaire qu’un être humain ait pu trouver un passage dans un mur aussi imposant que celui que nous escaladons en ce moment. »


Une fois au sommet du col, Sir George Simpson croisa un petit lac, qui se déversait dans des directions opposées, alimentant à la fois la rivière Athabasca et le fleuve Columbia.
Étonné par le caractère unique de ce lac, Sir George Simpson écrivit ce qui suit : « Que ce bassin déverse ses eaux des deux côtés du continent et donne naissance à deux des grandes rivières de l’Amérique du Nord est un fait non moins étrange que vrai, le Docteur [John McLoughlin] et moi-même ayant examiné les courants qui en sortent de l’Est et de l’Ouest, la circonstance semblant remarquable, j’ai cru bon de l’honorer en lui donnant un titre distingué et c’est pourquoi je l’ai surnommé "Committee’s Punch Bowl. " »
Sir George Simpson porta un toast au comité directeur de la Compagnie de la Baie d’Hudson au « Committee’s Punch Bowl », ce qui créa une nouvelle tradition. Comme ils n’avaient « ni le temps ni le nécessaire pour préparer un bol de punch, bien qu’un verre aurait été acceptable », ils se contentèrent de vin, que Simpson partagea avec ses compagnons de voyage. C’est, ajoute-t-il « toujours un hommage rendu à cet endroit lorsqu’un nabab de la traite des fourrures passe par là. »
La tradition se poursuivit tandis que l’on continuait d’emprunter
le col Athabasca. Les représentants de
la Compagnie de la Baie d’Hudson qui empruntaient cette route s’arrêtaient
sur les berges du « Committee’s Punch Bowl » pour porter un
toast au comité directeur de la Compagnie de la Baie d’Hudson,
comme le fit Sir Simpson en 1824.

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(en anglais seulement)