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Lieux historiques nationaux dans les parcs nationaux des montagnes

Paul Kane - Personne d'importance historique nationale

Paul Kane, peinte canadien de renommée qui illustra des scènes de l’Ouest canadien, a été désigné personne d’importance historique nationale en 1937. La plaque qui souligne sa contribution se trouve au lieu historique national du Canada Rocky Mountain House.

Des influences européennes

Né en Irlande, Paul Kane grandit à Toronto et retourna en Europe en 1841 pour y poursuivre sa carrière d’artiste et étudier auprès de certains des plus grands artistes au monde. Paul Kane reproduisit de nombreuses grandes œuvres d’art, développa ainsi son talent, et il puisa sa source d’inspiration auprès d’un autre artiste, George Catlin. Auteur et peintre américain qui illustrait les coutumes des Amérindiens aux États-Unis, Catlin était d’avis que la culture amérindienne était en train de s’éteindre en raison de l’influence de l’Europe. Kane partageait son point de vue, et c’est pourquoi il se mit lui aussi à dépeindre les peuples autochtones du Canada.

Un explorateur

En 1845, Kane revint à Toronto et entreprit peu de temps après son premier voyage dans le Nord-Ouest canadien dans le but de faire des croquis. Prévenu des dangers que présentaient les Rocheuses par John Ballenden, l’agent principal de la Compagnie de la Baie d’Hudson à Sault Ste. Marie, Kane mit un terme à ses voyages et revint à Toronto. Ballenden suggéra à Kane de communiquer avec le surintendant de la Compagnie de la Baie d’Hudson, sir George Simpson, pour lui demander de l’aide pour ses voyages.

En 1846, Kane se rendit au siège social de la Compagnie de la Baie d’Hudson, situé dans la ville qui constitue aujourd’hui Montréal, pour demander qu’on l’aide à partir en expédition. Impressionné par le talent de Kane, Simpson l’autorisa à embarquer à bord des canots de la Compagnie et le chargea de faire des peintures de ses voyages. Grâce à ce soutien, Kane put quitter Toronto en direction des Rocheuses et se rendit jusqu’au fort Vancouver et au fort Victoria, faisant des croquis des cultures et des modes de vie des Amérindiens en route.

Ses rapports avec les Amérindiens

Au cours des deux voyages qu’il effectua dans l’Ouest, Kane passa autant de temps qu’il le put parmi les Amérindiens du Canada pour faire l’expérience de leur culture, de leurs coutumes et de leur mode de vie. Il fit un compte rendu de la vie des Amérindiens en faisant des esquisses et des peintures illustrant divers aspects de son périple, capturant du coup une page d’histoire. Il accompagna un groupe de chasseurs métis à une chasse au bison dans les terres sioux du Dakota, qui se révéla être l’une des dernières grandes chasses au bison. Kane fit plus de 700 croquis qui illustrent la culture et les rituels autochtones et captura l’essence même des Amérindiens de l’Ouest canadien.

Un peintre

À son retour à Toronto, Kane fit plus d’une centaine d’huiles à partir de ses croquis dont celles commandées par George Simpson de la Compagnie de la Baie d’Hudson. En 1851, il présenta une demande de financement au gouvernement canadien afin de pouvoir faire des toiles à partir de ses esquisses en faisant valoir à quel point il était important de capturer le mode de vie des Amérindiens. Le gouvernement lui versa 500 livres pour peindre douze toiles, destinées à être exposées dans la bibliothèque du Parlement. Il put ainsi vivre de son salaire comme peintre-paysagiste, du jamais vu à l’époque.

Son influence aujourd’hui

Si les toiles de Kane lui permirent de connaître du succès dans le monde des arts, ses esquisses représentent toutefois pour les ethnographes d’aujourd’hui une reproduction fidèle de la vie au XIXe siècle. Ses reproductions d’événements comme la chasse au bison des Métis et les rituels de la danse du scalp sont détaillées, et ses comptes rendus des artéfacts indiens et des forts de la Compagnie de la Baie d’Hudson sont précis. Il captura dans ses croquis des aspects de la culture de l’Ouest qui nous permettent aujourd’hui d’être témoin d’une page de l’histoire vue par lui.

Le saviez-vous?

Il règne une certaine confusion concernant certaines des toiles de Kane. Elles ont en effet été mal identifiées lorsqu’elles ont été préparées en vue de leur exposition à Toronto ou plus tard. Une peinture qui illustre les « Cascades » (dans l’État de Washington) représente en fait le mont Pyramid dans le parc national Jasper, en Alberta.

Le saviez-vous?

L’exposition de Paul Kane à Toronto en 1858 a été organisée par sa future femme, Harriet Clench. Cette exposition avait pour thème la vie des Amérindiens de l’Ouest canadien.

Le saviez-vous?

Le 4 juillet 1888, le nom de Paul Kane est mentionné dans les journaux car il avait assisté à la première pièce de théâtre présentée à Toronto, le soir où un meurtre s’y est produit.

Texte de la plaque :

Irlandais de naissance, Paul Kane se rendit, à l’été de 1845, jusqu’à Sault Ste. Marie, dessinant les Indiens qu’il rencontrait. L’année suivante, il se joignit à une brigade de la Compagnie de la Baie d’Hudson sur le point de partir vers l’Ouest et accompagna plusieurs groupes de voyageurs jusqu’au Pacifique. À son retour à Toronto, deux ans et demi plus tard, il avait une grande collection de croquis sur les Indiens, leur artisanat, leurs costumes et leurs coutumes. Son journal de voyage rapporte ses impressions sur la vie des Indiens et des trafiquants des régions qui font maintenant partie de l’Ouest canadien. Il mourut à Toronto.

Sources:

The Art of Paul Kane, www.paulkane.ca (en anglais seulement)