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Lieux historiques nationaux dans les parcs nationaux des montagnes

Alexander Henry (le Jeune) - Personne d'importance historique nationale

Alexander Henry, dit le Jeune, a été désigné personne d’importance historique nationale en 1973 en reconnaissance de son rôle à titre de commerçant de fourrures canadien pour la Compagnie du Nord-Ouest.

Un commerçant de fourrures

Alexander Henry amorça sa carrière de commerçant de fourrures et d’explorateur pour la Compagnie du Nord-Ouest dans le sud du Manitoba en 1791. Il passa l’hiver de 1799-1800 dans un poste situé près du fort Dauphin Mountain, après quoi il retourna à l’intérieur des terres en remontant la rivière Rouge en direction sud à partir du lac Winnipeg. Le 30 juin 1801, soit dix ans seulement après être entré au service de la Compagnie du Nord-Ouest, il fut reçu comme associé.

Alexander Henry se dirigea vers l’Ouest, allant de poste en poste du côté albertain de la rivière Saskatchewan Nord. En compagnie d’Alexander Stewart, il établit la traite des fourrures de la Compagnie du Nord-Ouest à l’embouchure du fleuve Columbia en 1813, où John Jacob Astor avait installé un dépôt. Le 22 mai 1814, Henry quitta Fort George à bord d’une embarcation non pontée sur le fleuve Columbia, en compagnie de Donald McTavish et de cinq marins. Le bateau chavira; Henry et McTavish périrent tous deux noyés.

Ses journaux

Bien que l’on ne connaisse pas la date et le lieu de naissance d’Alexander Henry, ce dernier consigna en détail ses déplacements pour la traite des fourrures dans ses journaux, de sorte que l’on en sait beaucoup sur lui aujourd’hui. Il est l’un des rares commerçants de fourrures à avoir tenu un registre de sa vie et de la vie de personnes qu’il côtoya. Ses journaux, dont les premiers remontent à 1799, constituent d’excellentes archives sur le commerce des fourrures au début du XIXe siècle.

Même si la version originale de son journal est perdue, il en existe aujourd’hui une copie de 1 642 pages qui a été publiée deux fois. On y trouve des observations naturelles et culturelles, des tables météorologiques, des listes d’employés, des vocabulaires de langues autochtones et des descriptions détaillées des principales tribus des plaines, et surtout des Cris. Ses écrits révèlent également les noms des diverses bandes des Nakodas des plaines du Nord.

Rivière Blaeberry

En 1811, Henry le Jeune s’arrêta à une rivière que David Thompson avait appelée ruisseau Portage et il la surnomma « torrent Blaeberry » en raison de l’abondance d’arbustes fruitiers qui poussaient sur ses berges. « Blae » vient de l’anglais écossais et signifie « bleu ». Cela explique que l’on ait, à de nombreuses reprises, appelé à tort ce cours d’eau « rivière Blueberry ».

La rivière Blaeberry est un affluent du fleuve Columbia, en Colombie-Britannique. Elle s’élève du côté sud du col Howse et rejoint le Columbia à mi-chemin entre la ville de Golden, au confluent de la rivière Kicking Horse, et le pied oriental du col Rogers, à la tête du lac Kinbasket et à l’embouchure de la rivière Beaver. Elle fait près de 60 km de long.

Le saviez-vous?

Alexander Henry (le Jeune) portait le même nom que son oncle, lui aussi commerçant de fourrures et entrepreneur. Alexander Henry (l’Aîné) a également tenu des journaux détaillés de ses expéditions de traite des fourrures.

Le saviez-vous?

Selon son testament, qui a été exécuté le 15 juillet 1813, Alexander Henry (le Jeune) a laissé à sa mort 6 enfants dans le deuil : trois fils de bonne réputation, nés dans les années 1790, et deux filles et un fils qu’il a eus avec une Amérindienne « qui a pris l’habitude de vivre avec moi depuis l’an 1802 ».

Texte de la plaque :

Alexander Henry le jeune, commerçant de fourrures, explorateur et auteur d’un journal intime, se joignit à la Compagnie du Nord-Ouest en 1791 et en devint associé en 1801. Ses voyages de commerce et d’exploration le menèrent du lac Supérieur au Pacifique et de l’Athabasca au Missouri. En 1813, la Compagnie organisa deux expéditions pour établir un poste à l’embouchure du Columbia et en déloger ses concurrents américains. Henry, qui était l’un des chefs de l’expédition terrestre, s’y noya l’année suivante. Son journal constitue une importante source de renseignements sur la traite des fourrures et la vie des Amérindiens dans l’Ouest.

Sources:

The Encyclopedia of Saskatchewan, Alexander Henry, The Younger (en anglais seulement)