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Lieux historiques nationaux dans les parcs nationaux des montagnes

Lieu historique national du Canada de la Station-d’Étude-des-Rayons-Cosmiques-du-Mont-Sulphur

Carte interactive des lieux historiques nationaux dans les environs des parcs nationaux des montagnes
Carte interactive des lieux historiques nationaux dans les environs des parcs nationaux des montagnes
© Parcs Canada

 Station-d'Étude-des-Rayons-Cosmiques-du-Mont-Sulphur Lieu historique national du Canada de la Station-d'Étude-des-Rayons-Cosmiques-du-Mont-Sulphur
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La station d’étude des rayons cosmiques du Mont-Sulphur a été désignée lieu historique national parce qu’elle commémore les vestiges d’un laboratoire géophysique bâti en altitude qui a aidé le Canada à contribuer aux efforts de l’Année géophysique internationale en 1957-1958.

Vue de l'observatoire météorologique du mont Sulphur, à l'emplacement de l'ancienne station d'étude des rayons cosmiques.
Vue de l'observatoire météorologique du mont Sulphur, à l'emplacement de l'ancienne station d'étude des rayons cosmiques.
© Parcs Canada

Où les grands esprits se rencontrent

L’Année géophysique internationale s’inscrivait dans un exercice international de recherche géophysique issu de l’intérêt que portent depuis longtemps les chercheurs aux propriétés terrestres et atmosphériques des régions polaires.

Années polaires internationales

En 1882-1883, onze pays participèrent à une étude exhaustive de la géophysique des régions polaires dans le cadre d’un exercice surnommé Année polaire internationale. Le succès qu’ils remportèrent entraîna la tenue d’une deuxième Année polaire internationale, en 1932-1933, à laquelle participa le Canada. Ce deuxième exercice fut si fructueux que les chercheurs voulurent répéter l’expérience, non pas dans 50, mais plutôt dans 25 ans. Le Conseil international des unions scientifiques d’alors approuva la suggestion et s’attacha à élargir les champs d’études au-delà des régions polaires.

Année géophysique internationale

Le désir d’accroître la collaboration internationale dans les sciences mena à l’Année géophysique internationale, qui s’échelonna sur une période de 18 mois, soit de juillet 1957 à décembre 1958. Plus de 30 000 chercheurs et observateurs provenant de 70 pays prirent part à l’exercice. À mi-année, on convint de poursuivre les activités jusqu’en 1959, et l’exercice fut surnommé Coopération géophysique internationale. Aujourd’hui, on considère que ce prolongement de douze mois constitue un volet de l’Année géophysique internationale. Si l’Année géophysique internationale se fonda sur des données accumulées dans les champs d’études de la première et de la deuxième Année polaire internationale, elle ouvrit également de nouveaux champs d’étude dans la recherche géophysique, notamment l’océan et la haute atmosphère.

La station d’étude des rayons cosmiques du Mont-Sulphur

Le Canada participa à l’Année géophysique internationale en mesurant les rayons cosmiques. La station d’étude des rayons cosmiques du Mont-Sulphur était la plus importante du genre en raison de son altitude. L’endroit, aménagé par le Conseil national de recherches durant l’hiver de 1956 1957 en vue de l’Année géophysique internationale, se dresse à une altitude de 2 283 m.

Rayons cosmiques

La découverte selon laquelle les rayons cosmiques sont des particules de matière et non de l’énergie pure a stimulé la croissance de la physique des particules comme discipline d’étude. L’étude des rayons cosmiques nous a permis d’en savoir davantage au sujet de l’héliosphère, de même que des effets du soleil sur l’environnement terrestre. L’observation du parcours suivi par les rayons nous donne un aperçu des propriétés des couches atmosphériques qu’ils traversent.

On peut voir le long de la promenade qui mène au lieu historique national du Canada de la Station d'Étude des Rayons Cosmiques du Mont Sulphur des panneaux d'interprétation et des vues à couper le souffle de la vallée de la Bow. On peut voir le long de la promenade qui mène au lieu historique national du Canada de la Station d'Étude des Rayons Cosmiques du Mont Sulphur des panneaux d'interprétation et des vues à couper le souffle de la vallée de la Bow.
© Parcs Canada

Hier et aujourd’hui

Au départ, la station consistait en un laboratoire d’une superficie d’environ 50 m2. Le laboratoire fut construit de manière à ne pas être visible depuis le lotissement urbain de Banff et l’hôtel Banff; il s’agissait là d’une des conditions qui permirent sa construction. La station fut agrandie en 1961, lorsque le Conseil national de recherches céda le laboratoire à l’Université de Calgary. Le bâtiment resta en activité jusqu’en 1978. Il fut démoli en 1981, et il n’en subsiste que les fondations.

Les registres concernant les fonctions de la station et les conclusions de l’Année géophysique internationale sont conservés à l’Université de Calgary, l’un des grands centres nationaux consacrés à l’étude de la physique des particules.

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Texte de la plaque :

LA STATION D'ÉTUDE DES RAYONS COSMIQUES DU MONT-SULPHUR

Cette station fut construite par le Conseil national de recherches en 1956, en vue de l'Année internationale de géophvsique (1957-1958), à laquelle participèrent 66 pays et des experts d'une douzaine de spécialités scientifiques. L'étude des rayons cosmiques fut alors très intense à l'échelle internationale : 99 stations s'y livrèrent, dont neuf au Canada. Construite à une très haute altitude, la station du mont Sulphur était la plus importante du Canada. En 1960, elle fut confiée à l'Université de 1'Alberta à Calgary. Celle-ci la ferma en 1978 et le bâtiment fut démoli en 1981.

Fait éclair :

La station d’étude des rayons cosmiques ne fut pas la seule installation construite au mont Sulphur. En 1903, un observatoire météorologique fut bâti au pic Sanson non loin de là, nommé en 1948 en l’honneur de Norman Bethune Sanson, le météorologue qui s’occupa de l’équipement d’enregistrement pendant près d’une trentaine d’années.

Observatoire météorologique du mont Sulphur Observatoire météorologique du mont Sulphur
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Fait éclair :

Les 4 Fantastiques, les héros d’une série de bandes dessinées de Marvel Comics, ont obtenu leurs superpouvoirs après avoir été soumis à des rayons cosmiques durant une mission scientifique dans l’espace.

Sources:

International Geophysical Year, The National Academy of Sciences, www.nas.edu (en anglais seulement)

Énoncé d’intégrité commémorative du lieu historique national du Canada de la Station-d’Étude-des-Rayons-Cosmiques-du-Mont-Sulphur, Parcs Canada, 1999