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Une introduction à l'étude des paysages culturels autochtonesLIEUX HISTORIQUES NATIONAUX DÉSIGNÉS PAYSAGES CULTURELS AUTOCHTONESConsultation et participationQuel est l'effet de la participation des peuples touchés sur le processus menant à des désignations liées à l'histoire des Autochtones? Dorénavant, grâce à la participation active des Autochtones, et plus particulièrement des Aînés, les efforts de recherche portent sur la reconnaissance du lien holistique et essentiellement spirituel qui existe entre le peuple et la terre plutôt que sur l'analyse des ressources matérielles. À l'époque de leur identification initiale à des fins de commémoration, les pétroglyphes du parc national Kejimkujik, en Nouvelle-Écosse, étaient considérés comme les principales ressources culturelles du parc. Des consultations menées auprès des Mi'kmaqs ont permis de rajuster le tir et de considérer l'importance de l'ensemble du parc plutôt qu'un seul type de ressources.
Soulignant « le lien étroit qui unit le peuple et l'endroit », le document préparé conjointement par des représentants des Mi'kmaqs et des employés du bureau de l'Atlantique de Parcs Canada proposait de fonder la commémoration du « paysage culturel » de la région sur trois motifs :
La CLMHC a recommandé que : « le paysage culturel du parc national Kejimkujik, qui témoigne de 4 000 ans d'occupation de la région par les Mi'kmaqs et qui comprend des sites de pétroglyphes, d'habitation, de sépulture et de pêche, des territoires de chasse et des voies de déplacement, soit désigné d'importance historique nationale ... » (procès-verbal de la CLMHC, Novembre 1994). La présence des Mi'kmaqs dans la baie Malpèque (en anglais seulement), à l'Île-du-Prince-Édouard (LHN 1996, 1997), désignée à titre d'« événement » plutôt que de lieu, met l'accent sur l'importance historique de 10 000 ans d'utilisation et d'occupation continuelles dans la baie - « la continuité et l'attachement à la terre sont les éléments déterminants de l'importance historique » - et sur la baie elle-même en tant que « haut-lieu de spiritualité autochtone ». Territoire traditionnel de chasse, de pêche et de cueillette pour les Mi'kmaqs de l'Île-du-Prince-Édouard pendant des siècles, la baie revêt aujourd'hui une valeur symbolique profonde pour de nombreux Mi'kmaqs ...." (Johnston, A.J.B., 1996; procès-verbal de la CLMHC 1997, 1996).
La pêcherie traditionnelle de Déline et le vieux Fort Franklin, dans les Territoires du Nord-Ouest (LHN 1996), ont été désignés comme lieu historique en raison de l'appui et de l'aide consentis par les Dénés et les Métis à la deuxième expédition de sir John Franklin et de l'impact de l'expédition de Franklin et de celles qui ont suivi sur les peuples autochtones de la région, particulièrement en ce qui a trait à « la définition de l'identité culturelle distinctive des Dénés du Sahtu » (Hanks, 1996; procès-verbal de la CLMHC, Novembre 1996). De même, les Dénés du Sahtu considèrent la pêcherie de Déline comme un témoignage culturel importan{tt de leur présence dans la région. La protection et la mise en valeur du site demandées par les Dénés du Sahtu soulignent l'importance que ceux-ci accordent au lieu comme expression de l'histoire autochtone.
De même, quand Parcs Canada a amorcé un exercice d'intégrité commémorative au lieu historique Nan sdins/Ninstints (en anglais seulement), en Colombie-Britannique, des consultations auprès des chefs héréditaires ont révélé la nécessité de reconnaître certaines valeurs patrimoniales identifiant non seulement les réalisations artistiques et architecturales des Haïdas telles que représentées par le village - au coeur des désignations comme lieu historique national et site du patrimoine mondial - mais aussi « l'histoire d'un peuple à un endroit » : la continuité de la culture et de l'histoire des Haïdas, les liens étroits unissant les Haïdas à la terre et à la mer, le caractère sacré du lieu, et son rôle comme repère visuel des traditions orales millénaires des Haïdas (Dick et Wilson, 1998).
Tous ces exemples illustrent les efforts de Parcs Canada en vue d'appliquer quatre principes établis dans le cadre des ateliers nationaux sur l'histoire des peuples autochtones du Canada, organisés entre 1992 et 1994 (Parcs Canada, 1994b):
De la même façon, la participation des Aînés dogribs aux études poussées menées le long de la piste Idaà, dans les Territoires du Nord-Ouest, a permis aux chercheurs de dépasser les objectifs initiaux du projet, limité à l'examen des sites traditionnels et à la documentation des toponymes et des récits dogribs, et de documenter aussi les lieux sacrés, de se déplacer selon les méthodes traditionnelles et d'élaborer un programme de formation en archéologie et en relevé des traditions orales destiné aux jeunes Dogribs (Andrews et Zoe, 1997: 8-10). Ces travaux ont débouché sur la définition de six catégories d'endroits sacrés, dont cinq ont été reconnus par les Aînés - le sixième s'appuyant sur des critères étrangers à leur culture (Andrews, Zoe et Herder, 1998: 307-08.
Les projets de recherche soumis récemment à la CLMHC impliquaient tous la participation et la consultation actives des communautés locales, et notamment des Aînés. En juillet 1998, la CLMHC a une fois de plus « réaffirmé le principe ... selon lequel l'étude de l'histoire des peuples autochtones doit reposer sur une participation et une consultation actives » (procès-verbal de la CLMHC ).
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