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Une introduction à l'étude des paysages culturels autochtones


LIEUX HISTORIQUES NATIONAUX DÉSIGNÉS PAYSAGES CULTURELS AUTOCHTONES

La perspective des années 1990

En quoi l'approche de la CLMHC par rapport aux désignations liées à l'histoire des Autochtones a-t-elle changé depuis 1990?

De la fin des années 1960 jusqu'aux années 1980, la CLMHC s'est attachée aux objets dans une perspective typiquement axée sur l'histoire de l'art et l'archéologie. Maintenant, elle s'intéresse aux paysages culturels associés aux peuples actuels, reflétant ainsi les normes des années 1990. Une des principales conséquences de cette nouvelle approche est la participation directe des peuples autochtones à la sélection, la recherche, la désignation et la gestion des endroits d'importance patrimoniale.

Tas de pierre ressemblant à une personne debout
Inuksuit, baie Spence, Territoires du Nord-Ouest.
© Archives nationales du Canada / Richard Harrington / PA 129873, 1951.

Dans le cadre de l'initiative de commémoration de l'histoire des Autochtones du Nord, en 1990-1991, la Commission a examiné divers enjeux et procédé à une classification préliminaire des lieux associés à la commémoration de l'histoire des peuples autochtones. Cette année-là, la Commission a recommandé que :

les lieux revêtant une importance spirituelle et/ou culturelle pour les peuples autochtones soient considérés admissibles à une désignation à titre de lieux historiques nationaux même en l'absence de ressources culturelles tangibles, pourvu qu'il existe des preuves, recueillies au moyen de récits oraux ou autrement, selon lesquelles ces lieux ont vraiment une signification spéciale pour la culture en cause et pourvu que les lieux eux-mêmes soient fixés dans l'espace (Procès-verbal de la CLMHC, février 1990).

Des documents de référence précisent que « du point de vue autochtone, le potentiel de commémoration semble lié à un ou à plusieurs des éléments suivants : l'utilisation traditionnelle et durable de la terre; le lien entre le peuple et la terre; et des événements récents de l'histoire d'une Première nation, comme par exemple ses rapports avec de nouveaux venus... » (Goldring, 1990; Goldring et Hanks, 1991).

Inspirée par une présentation sur le mont Red Dog et la piste Drum Lake, dans l'ouest des Territoires du Nord-Ouest, la Commission s'est particulièrement intéressée à l'importance des lieux mythiques ou sacrés et au potentiel des « sites linéaires ou des sentiers comprenant des ressources tangibles ... et mettant en lumière les liens qui existent entre un peuple et la terre » (Procès-verbal de la CLMHC, mars 1991).

À la suite des consultations formelles et informelles organisées en 1990-1991, il est apparu que tout cadre destiné à orienter le traitement de l'histoire des Autochtones doit tenir compte des prescriptions découlant des revendications territoriales successives des peuples du Nord concernant les lieux patrimoniaux et culturels (Lee, 1997b); respecter la vision du monde des Autochtones dont témoigne le lien durable établi entre le peuple et la terre; et, pour atteindre ce dernier objectif, reconnaître que :

« ce qui distingue le point de vue des peuples autochtones, cependant, ce sont les connotations éthiques, culturelles, médicinales et spirituelles, mêlées aux habitudes d'utilisation économique, qui colorent les liens des êtres humains avec un endroit. Certains sites font l'objet de récits, d'autres recèlent des pouvoirs spirituels inexistants ailleurs et d'autres encore se voient associer des enseignements particuliers. Tout ceci a peu d'équivalents dans les sociétés non autochtones. Les cultures autochtones attachent souvent plus d'importance à ces attributs qu'aux vestiges matériels et tangibles de la présence humaine. » (Goldring et Hanks, 1991: 14)
Falaises dominant un cours d'eau
Mont Red Dog, Territoires du Nord-Ouest
© Parcs Canada / Direction des services archéologiques / Ellen Lee, sans date.

Cette vision d'ensemble a été la plus difficile à appliquer. En 1991, la Commission avait déjà une idée des perceptions, des enjeux et des structures liés à l'examen des sites autochtones dans le Nord, ce qui a de plus en plus influencé ses travaux et ses recommandations concernant la commémoration de l'histoire des peuples autochtones pendant le reste de cette décennie. La décision de renoncer aux études sur les pétroglyphes et les pictographes pour réaliser plutôt des études axées sur les communautés a marqué un point tournant.

Peu à peu, par une série d'études sur des thèmes et des lieux précis, la Commission a fini par voir que les valeurs des peuples autochtones en matière d'histoire peuvent servir à mesurer l'importance historique nationale et à identifier les endroits qui témoignent de cette importance.

 

Dernière mise à jour : 2008-10-17 Haut de la page
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