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Une introduction à l'étude des paysages culturels autochtonesPAYSAGES CULTURELSL'approche canadienneLe Canada participe-t-il à ce dialogue croissant sur les paysages culturels en tant que ressources du patrimoine? Au cours des dix dernières années, les organismes patrimoniaux canadiens ont reconnu les paysages culturels dans leurs divers programmes de gestion des ressources culturelles. Parcs Canada les définit comme suit : « Toute étendue géographique ayant été modifiée ou influencée par l'activité humaine, ou à laquelle est conférée une signification culturelle spéciale » (Parcs Canada, 1994a: 119) et les a inclus dans son Plan du réseau des lieux historiques nationaux.
On retrouve les trois catégories de paysages culturels dans les lieux historiques nationaux désignés : des parcs et des jardins, qui forment des paysages clairement définis; des districts historiques urbains ou ruraux, qui forment des paysages évolutifs; et plusieurs paysages culturels associatifs liés à l'histoire des peuples autochtones. La plupart des provinces, notamment l'Ontario et la Nouvelle-Écosse (en anglais seulement), ont élaboré une approche relative aux paysages culturels, mais les provinces et les territoires ont généralement abordé les paysages d'un point de vue archéologique plutôt que culturel dans leur mode de commémoration du patrimoine autochtone. Ils reconnaissent toutefois que certains lieux désignés, comme le parc provincial Writing-on-Stone, en Alberta et la colline Blanche, au lac Mistassini, au Québec, possèdent des valeurs associées aux paysages culturels. Le programme d'études sur l'utilisation traditionnelle de la Colombie-Britannique (Colombie-Britannique, 1996) et l'ajout par le Yukon des valeurs autochtones des lieux à ses processus de planification sont d'autres façons d'aborder la reconnaissance des paysages culturels. Les décideurs autochtones ont eux aussi leur propre approche, qui s'appuie notamment sur la toponymie pour gérer les valeurs symboliques.
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