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Une introduction à l'étude des paysages culturels autochtonesPAYSAGES CULTURELSIdentification des paysages culturelsComment procède-t-on pour identifier les paysages culturels? Certains pays, dont le Canada, ont reconnu l'importance patrimoniale du lien qu'entretiennent leurs peuples avec la terre. En 1992, au bout d'une décennie ou presque de débats, le Comité du patrimoine mondial, organe administratif de la Convention pour la protection du patrimoine mondial, adoptait une définition de paysage culturel de valeur universelle exceptionnelle et convenait que « les paysages culturels représentent ' les ouvrages combinés de la nature et de l'homme ' ... [et] illustrent l'évolution de la société et des établissements humains au cours des âges, sous l'influence de contraintes et/ou des atouts présentés par leur environnement naturel et les forces sociales, économiques et culturelles successives, internes et externes (UNESCO, 1996a) Ses trois grandes catégories permettent une typologie élémentaire pouvant inclure un vaste éventail de paysages culturels dans le monde. On trouve aisément des exemples des types ainsi définis au Canada et à l'étranger :
Beaucoup de paysages renferment en fait des caractéristiques des trois types. Dans les paysages clairement définis on s'attend toutefois à ce que les considérations d'ordre esthétique l'emportent sur les autres valeurs. En vertu de leur nature organique et de leur utilisation par l'homme au fil des siècles, tous les paysages peuvent être qualifiés d'évolutifs. Ce qui caractérise un paysage essentiellement évolutif, relique ou vivant, c'est le fait que ses valeurs primordiales résident dans les traces matérielles de son évolution d'une manifestation culturelle à sa forme actuelle, compte tenu de l'environnement naturel.
La définition des paysages culturels en tant qu'éléments du patrimoine culturel a coïncidé avec la reconnaissance, à l'échelle internationale dans la communauté du patrimoine naturel, du fait que des endroits longtemps considérés comme des régions sauvages intactes et célébrées pour leur intégrité écologique étaient en fait la patrie de peuples autochtones. La gestion de ces paysages a souvent altéré les écosystèmes originaux, mais elle a également contribué à la diversité biologique, longtemps considérée comme une des valeurs clés des régions sauvages (McNeely, 1995). La Convention pour la protection du patrimoine mondial définit ce lien de façon explicite en reconnaissant une relation spirituelle avec la nature, les techniques modernes d'utilisation viable et les formes traditionnelles de soutien de la diversité biologique.
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