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Le chemin de fer clandestin

Bienvenue au prochain arrêt: la liberté ! Une exposition sur l'histoire du chemin de fer clandestin

Guide Canadien de l'enseignante

SUJETS DU PROGRAMME D'ÉTUDES

Le commerce des esclaves

Pour comprendre l'histoire du chemin de fer clandestin, il faut jeter un coup d'oeil à l'histoire de l'esclavage qui a marqué les pays de l'Atlantique. Le commerce des esclaves a commencé dans les années 1400 lorsque les Portugais se sont mis à explorer et à faire du commerce sur la côte ouest de l'Afrique. Bon nombre de nations européennes ont joint les rangs au cours des quatre siècles suivants lorsque le pouvoir colonial européen s'est étendu à l'hémisphère occidental.

On estime qu'entre 12 et 100 millions d'Africains ont été amenés contre leur gré dans les pays du Nouveau Monde pour y travailler. Les besoins sans cesse grandissants de main-d'oeuvre donnent lieu à un commerce très lucratif entre la côte de l'Afrique, les Amériques et l'Europe du Nord. L'horrible traversée au cours de laquelle des hommes, des femmes et des enfants sont entassés comme des sardines et enchaînés dans la coque du navire est appelée le Middle Passage (passage du milieu). On dit qu'au moins 15 p. 100 de ces « passagers » seraient morts avant d'arriver à destination.

Le Nouveau Monde   EN HAUT

Dans les colonies portugaises et espagnoles d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale, dans les îles britanniques, hollandaises, espagnoles et françaises des Caraïbes, et sur le territoire convoité de l'Amérique du Nord, ce sont les esclaves africains qui ont fourni la plupart de la main-d'oeuvre nécessaire à l'érection des empires.

Personne ne sait combien d'esclaves sont morts dans les dures conditions de la servitude. Les hommes, les femmes et les enfants étaient amenés et vendus comme du bétail. Les esclaves ne possédaient rien et vivaient dans la peur d'être séparés des leurs en étant vendus au plus haut soumissionnaire.

L'esclavage au Canada   EN HAUT

Au début des années 1600, on faisait le commerce des esclaves africains et parfois d'autochtones dans les colonies britanniques et françaises d'Amérique du Nord. Le premier esclave recensé en Nouvelle-France est un jeune garçon originaire de Madagascar ou de la Guinée, vendu à une famille de Québec en 1628. En 1709, l'intendant Raudot rend une ordonnance proclamant que l'esclavage est tout à fait légal et que « tous les panis et les Nègres qui ont été achetés... appartiennent à ceux qui les ont achetés... »

D'après les preuves restantes, aucun esclave n'est arrivé au Canada en provenance directe d'Afrique; en fait, la plupart viennent des treize colonies au sud ou des Antilles. Lorsque les Britanniques succèdent aux Français en 1759, l'esclavage connaît un certain essor. Les dirigeants des colonies, les officiers militaires et, plus tard, les Loyalistes de l'Empire-Uni font venir davantage d'esclaves africains pour travailler dans ce qui est aujourd'hui le Canada. Certains esclaves sont des travailleurs agricoles, mais la grande majorité sont domestiques chez les habitants des villes.

Les esclaves étaient régulièrement achetés et vendus, transmis par testament et généralement traités comme des biens. On sait qu'il y a eu des esclaves dans les provinces maritimes, au Québec et dans ce qui est aujourd'hui l'Ontario, mais leur nombre n'a jamais étéélevé.

Les Loyalistes noirs, les Marrons et les réfugiés   EN HAUT

En 1784, après la révolution américaine, près de 3 500 Afro-américains qui avaient combattu aux côtés des Britanniques s'installent au Canada, dans les provinces maritimes. La majorité sont d'anciens esclaves des colonies américaines à qui on a promis la liberté en échange de leur service militaire pour lutter contre leurs anciens propriétaires. Les Loyalistes noirs ne sont pas chaudement accueillis en Nouvelle-Écosse. La plupart ne reçoivent que de petites parcelles de terre dont le sol est généralement pauvre. Quelques années après leur arrivée, en 1792, plus de 1 200 d'entre eux acceptent l'offre du gouvernement britannique de les transporter à Sierra Leone où ils fondent la capitale, Freetown.

En 1796, la migration vers la Nouvelle-Écosse de quelque 600 Marrons jamaïcains s'avère également un échec; après avoir travaillé pendant quatre ans à la fortification de la Citadelle de Halifax, ils sont envoyés en Sierra Leone. Un autre groupe connu sous le nom de « réfugiés noirs », arrive après la guerre de 1812. Il s'agit d'anciens esclaves américains qui ont loyalement combattu du côté britannique au cours de la récente guerre. Quelque 1 500 d'entre eux sont réinstallés en Nouvelle-Écosse tandis que 500 autres s'implantent au Nouveau-Brunswick. Ces groupes successifs qui demeurent dans les Maritimes sont à l'origine de quelques-unes des premières collectivités de Noirs libres en Amérique du Nord.

La loi contre l'esclavage au Canada   EN HAUT

En 1793, la nouvelle province du Haut-Canada devient le premier territoire de l'Empire britannique à légiférer contre l'esclavage. Le lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe promulgue une loi interdisant l'importation d'esclaves après qu'une esclave, Chloe Cooley, résiste violemment lorsqu'elle est confinée et conduite de force dans l'État de New York pour y être vendue. La loi ne permet à personne d'être libérée sur-le-champ, mais elle contribue à libérer les enfants d'esclaves lorsqu'ils atteignent 25 ans. Il continue toutefois d'y avoir des esclaves jusqu'à l'abolition de l'esclavage par les Britanniques dans tout leur Empire en 1834.
[Voir www.spartacus.schoolnet.co.uk/Lslavery33.htm (en anglais seulement)] Pendant les années qui suivent et, notamment, après la guerre de 1812, la nouvelle se répand dans le Sud des États-Unis que le Canada est un pays où les Noirs sont libres.

L'esclavage aux États-Unis    EN HAUT

L'histoire de l'esclavage aux États-Unis est fort différente de celle au Canada. Les premiers esclaves africains arrivent en Amérique peu après la fondation de la colonie de Jamestown en 1607. C'est donc pratiquement depuis le début de l'existence des treize colonies que les esclaves constituent le gros de la main-d'oeuvre de l'économie américaine en expansion. L'esclavage s'étend avec la mise en valeur des riches terres agricoles du sud de l'Amérique. La culture du coton en 1793 crée dans le Sud une demande sans égale d'esclaves noirs.

Bon nombre d'entre eux travaillent dans les fermes et les plantations, certains dans les mines et d'autres comme pilotes, majors ou stewards. D'autres travaillent dans les usines et les fonderies, sur les quais; ils sont aussi conducteurs de voitures et de chariots. Les femmes travaillent dans les champs avec les hommes, cuisinent, cousent et soignent. Les magnifiques objets de parure brodés que porte la belle du Sud de même que les bottes d'un noir resplendissant et les élégants complets du galant qui l'accompagne sont souvent le fruit du travail incomparable des Noirs.

Dans les villes, les esclaves exécutent la majeure partie des travaux de construction de bâtiments et de routes, de plâtrage et de décoration d'intérieur. Les esclaves noirs s'acquittent de toutes les tâches, de bonne d'enfants à maître d'hôtel.

En échange de tout leur labeur, les esclaves ne reçoivent aucun salaire. Dans la plupart des États, la loi interdit de les faire instruire. Même si certains maîtres sont bons, l'esclavage est, en général, un système dur et brutal, et les esclaves peuvent être fouettés ou même tués à la moindre provocation. Lorsque la guerre de Sécession prend fin en 1865, près de quatre millions d'esclaves noirs sont libérés.

Le chemin de fer clandestin   EN HAUT

Après la promulgation par le lieutenant gouverneur Simcoe de la loi interdisant l'importation d'esclaves au Haut-Canada en 1793, les esclaves américains commencent à se réfugier dans la province. Leur nombre augmente graduellement, notamment après la guerre de 1812 au cours de laquelle des Noirs canadiens ont combattu du côté de la Couronne. Lorsque, en 1834, l'esclavage est officiellement aboli dans tout l'Empire britannique, le bruit court que le Canada est un pays où les hommes et les femmes noirs peuvent être libres. Au même moment, un bon nombre des États du Nord, qui avaient déjà aboli l'esclavage sur leur territoire après la guerre de l'Indépendance américaine, réduisent progressivement les droits civils des Afro- américains libres vivant à l'intérieur de leurs frontières. C'est ainsi que des esclaves en fuite et des Noirs libres partent en quête d'une plus grande liberté chez leurs voisins du nord.

Les Noirs américains se sont toujours battus contre l'esclavage, certains prétendant être malades pour ne pas travailler, d'autres blessant le bétail ou endommageant l'équipement agricole, d'autres encore travaillant le plus lentement possible. L'une des meilleures façons pour un esclave de résister est la fuite, car ainsi privé du travail de l'esclave, le propriétaire perd de l'argent. Des milliers de Noirs ont échappéà l'esclavage en s'enfuyant. Nous ne saurons jamais combien ont été rattrapés, mais selon les estimations, entre 100 000 et 200 000 auraient réussi. Souvent, les esclaves fugitifs se rendaient simplement dans d'autres régions du Sud et se cachaient parmi les membres de la petite population de Noirs libres, notamment dans les villes. Cependant, le chemin de fer clandestin s'organisait.

L'expression « chemin de fer clandestin » est adoptée au début des années 1830. Elle désigne les itinéraires secrets empruntés par les esclaves pour fuir, éviter d'être capturés et trouver la liberté dans les États du Nord et au Canada. Dans son sens le plus populaire, l'expression désigne toutefois le réseau plus ou moins lié d'abolitionnistes noirs, blancs et autochtones, dont faisaient partie de nombreux Quakers, qui aidaient les esclaves en fuite sur la route de la liberté. Après l'adoption de la Fugitive Slave Act en 1850, qui permet aux Blancs d'arrêter et de détenir un Noir soupçonné d'être un esclave en fuite, le mince filet continu de fugitifs se transforme en marée. Les Noirs libres comme les fugitifs peuvent être enlevés et remis en esclavage.

Toute l'affaire était enveloppée de mystère et le secret devait être gardéà tout prix. Les « chefs de train » faisaient passer les fugitifs à pied, en chariot ou en voiture, en bateau ou en train. La « cargaison » désignait les passagers secrets et les « chefs de gare »étaient les personnes qui accueillaient les fugitifs (maisons sûres) et les cachaient jusqu'à ce qu'ils puissent être dirigés ou transférés à la « gare » suivante.

Les esclaves revêtaient de nombreux déguisements dans le but d'échapper aux chasseurs d'esclaves; certains portaient des vêtements du sexe opposé, d'autres prétendaient être des esclaves en voyage avec leurs maîtres qui étaient en réalité des « chefs de train » du chemin de fer clandestin, ou encore s'habillaient comme des Blancs lorsque la couleur de leur peau le leur permettait. Lorsqu'ils étaient traqués vers le nord, la meilleure tactique consistait parfois à rebrousser chemin et à se diriger vers le sud. Un Noir allant vers le sud ne paraissait pas aussi suspect qu'un autre qui se dirigeait vers le nord et ce, pour des raisons évidentes. C'est l'une des nombreuses stratégies utilisées par Harriet Tubman, qui a sauvé près de 300 personnes en faisant environ 19 périples en territoire esclavagiste. Tubman portait une arme au cours de ses missions secrètes et si l'une des personnes dont elle avait la charge perdait son sang-froid et voulait rebrousser chemin, elle pointait son arme sur elle et disait « Avance ou meurs ».

Harriet Tubman, ou « Moses » (Moïse) comme les gens l'appelaient, a habité St. Catharines au Canada de 1851 à 1857; les gens qu'elle a sauvés étaient souvent les maris, les femmes, les enfants ou les parents d'anciens fugitifs vivant à St. Catharines. Elle a aussi libéré de l'esclavage ses parents, plusieurs frères et soeurs et leur famille. Harriet Tubman est le « chef de train » le mieux connu du chemin de fer clandestin, mais elle n'est pas le seul. Josiah Henson, dirigeant bien connu de l'établissement Dawn, par exemple, se serait rendu au Kentucky à plusieurs reprises et aurait ramené au total 118 personnes. D'autres ont fait la même chose.

Le Canada a accueilli 40 000 Noirs américains au cours de l'existence du chemin de fer clandestin. Notons que de nombreuses personnes en quête de liberté ne recevaient que peu ou pas d'aide d'un réseau organisé. Ils faisaient le voyage seuls.

L'établissement   EN HAUT

Une fois arrivés au Canada, les Noirs américains s'établissent un peu partout dans le sud et l'est de l'Ontario. Il y en a dans les régions rurales, dans des villes en expansion comme Windsor, Chatham, St. Catharines, Hamilton, Kingston et Toronto; ils fondent des colonies exclusivement constituées de Noirs sur des terres qu'ils peuvent obtenir à de bonnes conditions. Citons, à titre d'exemple, l'établissement Wilberforce, dans le village de Lucan, au Nord de London (Ontario), l'établissement Dawn, dirigé par Josiah Henson près de Dresden, l'établissement de la Refugee Home Society dirigé par Henry Bibb près de Windsor ainsi que l'établissement Elgin ou Buxton, près de Chatham, fondé par le ministre presbytérien de race blanche William King. Cet établissement existe encore aujourd'hui à Buxton Nord, et a été désigné lieu historique national.

Dans les grandes villes comme dans les petits villages, les Noirs canadiens commencent à se bâtir une nouvelle vie. Certains choisissent d'abattre des arbres pour cultiver la terre. D'autres occupent toutes sortes d'emplois de manoeuvre, travaillent à la construction de bâtiments, de routes, de chemins de fer et de canaux. Dans les villes, de nombreux Noirs travaillent dans le secteur des services comme serveurs, cuisiniers, blanchisseurs, barbiers et hôteliers. Ces néo-Canadiens sont souvent des artisans chevronnés qui exercent leur métier de forgeron, couturière, peintre et menuisier. Un certain nombre deviennent enseignants, la plupart dans des écoles réservées aux Noirs, médecins et avocats. Certains ont leur propre entreprise - salons de coiffure pour hommes, restaurants, stations de taxi, tavernes, écuries de louage et services de diligence.

Toronto   EN HAUT

Comme ailleurs, des Noirs américains s'établissent à Toronto et refont leur vie. Comme ailleurs, aussi, leurs origines et les circonstances les ayant amenés au pays sont différentes. Thornton et Lucie Blackburn sont des esclaves qui se sont enfuis du Kentucky et qui ont établi la première entreprise de taxis de la ville dans les années 1830. James Mink, l'un des Noirs les plus riches de Toronto, est né au Haut-Canada d'anciens esclaves. Il était propriétaire de l'auberge et de l'écurie de louage Mansion, rue Adelaide. Wilson Abbott, né libre à Mobile (Alabama), est arrivé avec sa femme Ellen Toyer Abbott de New York. Il est devenu le plus riche propriétaire foncier noir, achetant et louant des maisons, des entrepôts et des bureaux. Qu'ils fussent d'anciens esclaves ou des hommes libres, les Noirs avaient les compétences et les aptitudes voulues pour repartir du bon pied au Canada.

En 1850, les Noirs sont propriétaires de maisons et d'entreprises dans plusieurs secteurs de la ville. Il y a au moins 16 entreprises appartenant à des Noirs sur la seule rue King, dont 4 salons de coiffure pour hommes, 3 magasins généraux, 4 entreprises de taxis et 3 restaurants ou tavernes. Bon nombre de Noirs s'établissent dans le quartier St. John au centre-ville de Toronto. D'autres optent pour les alentours de la ville, dans le canton York, où ils peuvent cultiver, faire de l'exploitation maraîchère, avoir une vache, un ou deux cochons ou quelques poules dans un cadre plus rural.

Toronto était l'un des centres de l'abolitionnisme en Ontario. George Brown, éditeur du Globe qui est aussi l'un des Pères de la Confédération, était un ardent anti-esclavagiste tout comme son père, sa soeur et son frère. De nombreux discours et activités anti-esclavagistes organisés dans la collectivité noire se tinrent au St. Lawrence Hall, notamment la Convention of Colored Freemen en 1851, présidée par l'ancien esclave fugitif et éditeur de journal Henry Bibb. Mary Ann Shadd a publié pendant plus d'un an à Toronto son journal anti-esclavagiste Provincial Freeman (1853-1860); Thomas Smallwood, le révérend William Mitchell et Samuel Ringgold Ward, tous actifs dans la communauté noire de Toronto, ont aussi publié des textes dénonçant l'esclavage.

Le procès de John Anderson, qui se déroula à Osgoode Hall en 1860-1861, fut une cause importante dans les milieux abolitionnistes noirs. Anderson, qui devait être extradé aux États-Unis pour répondre au meurtre d'un Blanc qu'il avait tué en tentant de s'échapper, porta sa cause en appel devant les tribunaux britanniques. L'Angleterre donna raison à l'ancien fugitif et Anderson fut libéré. L'événement fut chaudement célébréà Toronto où les abolitionnistes avaient épousé sa cause.

Les Afro-canadiens dans la guerre de Sécession   EN HAUT

En décembre 1860, la Caroline du Sud devient le premier État du Sud à se séparer de l'Union des États-Unis. La guerre civile éclate en avril 1861. Il y a de nombreuses raisons à cette guerre, l'une d'elles, fort importante, étant l'objection formulée par les États du Nord à la propagation de l'esclavage dans les territoires nouvellement formés de l'ouest et du sud-ouest. Les Sudistes croient que chaque territoire et État doit avoir le droit de choisir entre l'esclavage ou la liberté. (Voir la carte des États esclavagistes et non esclavagistes)

Bon nombre de jeunes Noirs canadiens s'empressent de s'enrôler dans l'Armée de l'Union dès que l'enrôlement des Noirs commence au printemps de 1863. Il y a plus de 180 000 hommes d'origine africaine qui combattent du côté des États du Nord, les Canadiens s'enrôlant généralement dans des unités du Michigan, du Massachusetts et de New York. On dénombre quelque 120 officiers noirs, dont plusieurs viennent du Canada. Martin Delaney, un Afro-américain libre de la Virginie qui avait pratiqué la médecine à Chatham (Ontario) avant la guerre de Sécession, devient le premier major noir de l'armée de l'Union.

Trois des huit chirurgiens noirs de l'armée de l'Union sont des Canadiens : Dr A.T. Augusta, de la Pennsylvanie et ancien médecin responsable du Toronto Poor House, Dr Anderson Ruffin Abbott, premier Noir diplômé de l'école de médecine du King's College de Toronto et Dr Jerome Riley. Abbott et Riley ont tous deux fait leurs premières années d'études à Buxton, dans l'établissement Elgin. Les femmes jouent aussi un rôle important. Harriet Tubman, connue pour ses années de travail courageux à titre de conductrice du chemin de fer clandestin, est infirmière, guide et espionne tandis que Mary Ann Shadd Cary devient la première agente de recrutement de l'armée de l'Union.

Proclamation de l'émancipation et répercussions de la guerre de Sécession   EN HAUT

En janvier 1863, le président Abraham Lincoln émet sa Proclamation de l'émancipation [ www.archives.gov/exhibit_hall/featured_documents/
emancipation_proclamation/index.html
(en anglais seulement)] et la guerre de Sécession prend fin le 9 avril 1865. Le Treizième amendement des États-Unis est adopté par le Congrès le 18 novembre 1865, émancipant tous les esclaves aux États-Unis d'Amérique. Cela met un terme à la longue épopée du chemin de fer clandestin et permet de tourner une page importante de l'histoire canadienne et américaine. Certains Noirs canadiens partent prêter main-forte à la population nouvellement émancipée à titre d'enseignants, de médecins et de politiciens élus. D'autres retournent aussi aux États-Unis pour y retrouver leur famille restée là-bas. Des preuves permettent de croire que des membres des familles de certains Noirs canadiens sont venus les rejoindre au Canada après l'émancipation et la guerre de Sécession. Quoi qu'il en soit, les Noirs canadiens ont laissé une marque indélébile sur la province et le pays qui les ont accueillis pendant ces années de turbulence.

Dernière mise à jour : 2007-04-10 Haut de la page
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