Pause nature
Réparer les liens brisés
le 10 décembre 2007
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Rétablir les liens historiques entre les humains et la terre, dans le parc national et la réserve de parc national du Canada Kluane
Pendant des générations, les membres des Premières nations ont vécu dans ce que nous appelons maintenant le parc national et la réserve de parc national du Canada Kluane.© Parcs Canada / J. Butterill, 11.110.03.06(47), 1995 Pendant des générations, les membres des Premières nations ont vécu dans ce que nous appelons maintenant le
parc national et la réserve de parc national du Canada Kluane . Les membres des
Premières nations des Champagnes et d’Aishihik (
en anglais seulement ) et de la
Première nation de Kluane (
en anglais seulement ) ont été élevés sur ces terres et ont acquis le savoir et l’expérience qui leur ont permis de prospérer là où les hivers sont rigoureux et l’approvisionnement en nourriture, incertain.
En 1943, tout a changé. On a fait de l’endroit un refuge de gibier. La chasse et la trappe y ont été interdites, et les membres des Premières nations ont été retirés de ces terres. Cette aliénation a duré pendant une cinquantaine d’années.
Reconnaître les droits des Premières nations
En 1943, lorsque Kluane fut désigné comme refuge de gibier, la chasse et la trappe y ont été interdites.© Parcs Canada / W. Lynch, 11.110.10.02(09), 1989 Les membres des Premières nations croyaient qu’ils avaient un droit légal d’utiliser les terres de Kluane; ils ont donc présenté des revendications territoriales au gouvernement fédéral. Ce fut un long processus, mais en 1993, les Premières nations des Champagnes et d’Aishihik
ont négocié une entente en vertu de laquelle ils pouvaient retourner dans leurs terres ancestrales du parc Kluane et y exercer leurs droits de récolte. En 2004, la Première nation de Kluane a signé une
entente qui lui attribuait des droits semblables.
Un besoin de guérir
Les ententes ont établi des bases juridiques, mais les membres des Premières nations étaient absents de Kluane depuis un demi-siècle. Il y avait de profondes blessures à guérir.
A une céromonie de guérison, les membres de Première nation ont établi des liens avec le personnel du parc et pardonné au gouvernement d'avoir retiré leurs gens de ces terres.© Craig McKinnon Parcs Canada a jugé important d’aider les membres des Premières nations à se sentir chez eux dans le parc. Ceux-ci avaient besoin de rétablir leurs rapports ancestraux avec la terre et de participer à la gestion du parc.
Ensemble, l’Agence et les Premières nations ont créé un programme appelé «Réparer les liens brisés» ( Healing Broken Connections ). Le programme aide les Premières nations à réacquérir leurs connaissances sur la terre, son histoire et son importance. Ces connaissances seront précieuses pour gérer les ressources naturelles de Kluane.
Les jeunes et la terre
Une nouvelle génération apprend déjà à connaître Kluane et la vie dans les terres du parc. Pendant l’été de 2007, 30 jeunes âgés de 5 à 16 ont participé au quatrième camp annuel de réparation des liens brisés. Les campeurs ont fait des randonnées et chassé dans le parc. Ils ont tanné des peaux et séché de la viande et ils ont appris des techniques de pêche, des techniques de survie dans la nature sauvage, entre autres. Les anciens ont raconté des histoires sur les modes de vie traditionnels.
Le camp n’est qu’une des initiatives du programme «Réparer les liens brisés». Dans les ateliers et les camps scientifiques – et, en particulier, dans les terres et les eaux de Kluane–, les membres des Premières nations en viennent de nouveau à découvrir Kluane intimement. Les connaissances et l’expérience ainsi acquises informeront les gestionnaires du parc et enrichiront les générations à venir.
La guérison a commencé
Au camp annuel de réparation des liens brisés, les anciens enseignent aux jeunes les modes de vie traditionnels.© Craig McKinnon En août 2007, la Première nation de Kluane a organisé un Ka’kon une cérémonie de guérison dans le parc Kluane. Elles ont établi des liens avec le personnel du parc et pardonné au gouvernement d’avoir retiré leurs gens de ces terres. Un des anciens qui participait à la cérémonie sentait que les sentiments sont bons maintenant, et non mauvais. Ces mots donnent espoirs pour le future des peuples de premières nations et leur liens avec Kluane.
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