le 22 janvier 2007
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Connu comme étant un chasseur féroce et sans peur, le mystérieux carcajou est néanmoins vulnérable. Dans tout le Canada, sa population est en baisse. Dans de nombreux endroits, les carcajous ont disparue . Même dans l'Ouest canadien, l'espèce est préoccupante . Dans les meilleures conditions, il n'y en a tout simplement pas beaucoup dans le paysage.
Dans le parc national du Canada Vuntut , toutefois, les nouvelles sont bonnes : le carcajou y prospère. Parcs Canada et la Première nation des Gwichtin Vuntut (lien en anglais seulement) collaborent ensemble pour maintenir la population de carcajous à un sain niveau.

Les espaces sauvages comme le Vuntut sont essentiels à l'espèce. Le carcajou a besoin d'un vaste territoire intact pour avoir une bonne chance de survivre. Si la population de carcajous diminue à cause des pressions dues aux humains ou à d'autres facteurs, il lui faudra beaucoup de temps pour se redresser. Non seulement ces animaux sont rares, mais encore ils se reproduisent relativement lentement.
Malgré sa vulnérabilité, le carcajou compte parmi les espèces de mammifères canadiens les moins étudiées. Il est difficile à étudier parce qu'il est rare et solitaire et que son aire de distribution est vaste. Pourtant, les gestionnaires des parcs ont besoin de bons renseignements scientifiques sur le carcajou pour orienter leurs efforts de conservation.
La Première nation des Gwitchin Vuntut a elle aussi de bonnes raisons pour surveiller l'espèce. Elle a un droit de chasse exclusif dans le parc national Vuntut et elle veut se tenir renseignée sur le carcajou et d'autres animaux à fourrure.

Ensemble, la Première nation des Gwitchin Vuntut et Parcs Canada ont entrepris une ambitieuse étude sur la situation du carcajou et sur l'écologie de son milieu de vie dans le parc Vuntut. Des chercheurs suivent le carcajou en hiver, tant sur le terrain que du haut des airs. Ils recueillent les carcasses et ils répertorient le savoir traditionnel des Gwitchin, tout en observant directement les habitudes alimentaires du carcajou, la façon dont il utilise son habitat et son comportement.

Les Gwitchin Vuntut se servent de leurs habiletés traditionnelles pour se déplacer dans la plaine Old Crow (lien en anglais seulement) où ils observent les pistes des animaux le long des principaux axes de déplacement du carcajou en hiver. Ils ont toujours relevé un nombre élevé de pistes de carcajou, ce qui porte à croire qu'il y a dans la région une bonne population de cet animal.
Les observations aériennes faites en mars 2004 ont permis d'établir à 9,6 carcajous par 1 000 kilomètres carrés la densité de l'espèce, ce qui est très élevé.
L'étude fournit aussi des données sur les rapports entre le carcajou, les chasseurs humains et la harde de caribous de la Porcupine. Ceux-ci sont chassés par les loups et par l'être humain.
Les chasseurs, que ce soit les loups ou les humains, laissent des restes derrière eux. Ceux-ci représentent une importante source de nourriture pour les carcajous l'hiver. Comme les Gwitchin chassent dans le Vuntut depuis des centaines d'années, cette relation quadruple entre les humains et la faune constitue sans doute une caractéristique bien établie de l'écologie du parc.
Les renseignements issus de cette étude fourniront d'importants points de référence. Ils aideront Parcs Canada à contrôler la population de carcajous du parc Vuntut pendant des décennies.
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