Lieu historique national du Canada de Grand-Pré

Grand Pré, Nouvelle-Écosse
Vue générale de Grand-Pré, qui montre la chapelle commémorative, qui imite le style des anciennes constructions québécoises , 2007. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada.
Vue générale
© Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada.
Vue générale de Grand-Pré, qui montre la chapelle commémorative, qui imite le style des anciennes constructions québécoises , 2007. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada.Vue générale de Grand-Pré, qui montre la présence continue de vieux saules mandiers depuis les débuts de la présence acadienne, 2007. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2007.Vue générale de Grand-Pré, qui montre son intérieur ouvert et voûté décoré dans le style néo-Renaissance, 2007. © Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada.
Adresse : Route 1, Grand Pré, Nouvelle-Écosse

Loi habilitante : Loi sur les lieux et monuments historiques (L.R.C. (1985), ch. H-4)
Date de désignation : 1982-06-12
Dates :
  • 1922 à 1923 (Construction)
  • 1682 à 1755 (Significative)

Événement, Personne, Organisation :
  • Déportation des Acadiens  (Événement)
  • John Frederic Herbin  (Personne)
  • Philippe Hébert  (Personne)
  • Société Nationale de l'Assomption  (Organisation)
  • Dominion Atlantic Railway  (Organisation)
  • Percy Nobbs  (Architecte)
  • René Frechet  (Architecte)
Autre nom(s):
  • Grand-Pré  (Nom de la désignation)
Numéro du rapport de recherche : 1995-OB5; 1995-A02; 1982-A01, 1995-033, 2007-085
Numero RBIF : 02750 00

Description du lieu patrimonial

Le lieu historique national du Canada de Grand-Pré est situé dans l’ancien village acadien de Grand-Pré, près du fond de la baie de Fundy, au nord de Wolfville, en Nouvelle-Écosse. Le lieu comprend un parc commémoratif créé pour rappeler la déportation des Acadiens qui s’y étaient établis entre 1682 et 1755. La désignation comprend des bâtiments commémoratifs, des vestiges archéologiques, des éléments paysagers ainsi qu’une collection d’objets témoignant de la présence des Acadiens sur place. La reconnaissance officielle vise la propriété administrée par Parcs Canada.

Valeur patrimoniale

Grand-Pré a été désigné lieu historique national du Canada en 1955 pour les raisons suivantes : la Déportation des Acadiens; il est un centre de la vie acadienne depuis 1682 jusqu’en 1755; le profond attachement qu’éprouvent jusqu’à présent les Acadiens de par le monde envers cette région, cœur de leur patrie ancestrale et symbole des liens qui les unissent.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de Grand-Pré réside dans le rôle de cet endroit dans l’histoire du peuple acadien et dans la place centrale qu’il continue d’occuper pour la diaspora acadienne. Cette valeur se traduit par l’aménagement paysager, par l’architecture et l’art qui caractérisent les monuments commémoratifs, et par les preuves tangibles de la présence des premiers Acadiens.

De 1682 à 1755, le village de Grand-Pré a été le centre de peuplement par les Acadiens dans la région des Mines, située autour du bassin du même nom. En 1755, l’endroit servit de quartier général lors de la déportation de plus de six mille Acadiens en Nouvelle-Écosse, par le gouvernement britannique. John Frederic Herbin acheta le terrain en 1907 en vue d’y créer un parc commémoratif à la mémoire des Acadiens. En 1917, il a vendu le lieu à la Dominion Atlantic Railway, à l’exception d’une parcelle qu’il destine à la construction d’une chapelle commémorative. En 1922, les architectes Percy Nobbs et René Fréchet ont été respectivement engagés par la compagnie ferroviaire et la Société Nationale l’Assomption, une société acadienne, pour concevoir un parc commémoratif et construire une chapelle commémorant la première Église Saint-Charles. En plus, le sculpteur Philippe Hébert réalise une statue représentant Évangéline, l’héroïne acadienne du poète Henry Wadsworth Longfellow. Bien que l’expulsion des Acadiens s’organisa depuis plusieurs endroits en Nouvelle-écosse, cette région continue d'exercer un profond attachement auprès des Acadiens à travers le monde. En fait, depuis des décennies des Acadiens se rendent au lieu, soit seuls soit en groupes, d’aussi loin que la Louisiane, pour renouer avec leur histoire et leur patrie ancestrale.

Sources : Commission des lieux et monuments historiques du Canada, Procès-verbaux, juin 1955, mai 1958, juin 1982; Énoncé d’intégrité commémorative, mai 1997.

Éléments caractéristiques

Parmi les éléments qui confèrent à ce paysage associatif, qui comprend à la fois des éléments archéologiques et des éléments commémoratifs, sa valeur patrimoniale, notons : son emplacement au village historique de Grand-Pré, nord de Wolfville en Nouvelle-Écosse; son implantation sur un terrain légèrement surélevé; le cimetière acadien, datant de l’époque du peuplement à 1755, par son emplacement et ses limites; la chapelle commémorative, qui imite le style des anciennes constructions québécoises par sa petite taille, sa masse rectangulaire, sa sacristie arrière et son porche latéral surbaissé, son toit fortement incliné dont le faîtage est orné d’une flèche à l’avant, son entrée surdimensionnée et sa lunette sous le pignon avant, ses murs extérieurs en pierre des champs, son intérieur ouvert et voûté décoré dans le style néo-Renaissance et orné d’une statue de Notre-Dame de l’Assomption, ainsi que par la disposition régulière de fenêtres cintrées sur les façades latérales; les vestiges archéologiques du terrain triangulaire situé à l’ouest de la rangée d’arbres des jardins d’agrément témoignant de la vie quotidienne des Acadiens et intégrés au lieu, notamment les fondations de l’ancienne église et des maisons des Acadiens, ainsi que leurs paysages, les vestiges témoignant de la vie des premiers Acadiens et de leurs pratiques agricoles; la collection archéologique située au Centre d’interprétation de Grand-Pré; la présence continue de vieux saules mandiers depuis les débuts de la présence acadienne qui poussent à la limite nord du lieu, près de l’église; les points de vue sur la baie de Fundy et les terres agricoles environnantes, le long des 4 kilomètres de crêtes qui formaient autrefois le village de Grand-Pré.