Phare

Édifice fédéral du patrimoine classé

Alberni-Clayoquot C, Colombie-Britannique
Vue générale du Phare, montrant son profil conique créé par les arcs boutants et les arcs boutants incurvés, 1980 (© Canadian Coast Guardm, ca.1980. / Garde côtière canadienne, ca.1980.)
Vue latérale
(© Canadian Coast Guardm, ca.1980. / Garde côtière canadienne, ca.1980.)
Adresse : Estevan Point, Alberni-Clayoquot C, Colombie-Britannique

Loi habilitante : La Politique du Conseil du Trésor sur la gestion des biens immobiliers
Date de désignation : 1991-08-01
Dates :
  • 1909 à 1909 (Construction)

Événement, Personne, Organisation :
  • Col. William Anderson  (Architecte)
Ministère gardien Pêches et Océans Canada
Référence du rapport BEEFP 90-064
Numero RBIF : 17813 00

Description du lieu patrimonial

Le Phare est situé à un emplacement isolé en surplomb de l’océan Pacifique, au bout de la péninsule Hesquiat, sur le dangereux littoral ouest de l’île de Vancouver. Cet structure unique consiste en une tour octogonale blanche de 100 pieds (30.5 mètres) de hauteur en béton armé composée d’une colonne centrale entourée d’arcs-boutants, le tout couronné d’un lanterneau rouge. L’élégance du profil conique est rehaussée par la vive impression de verticalité créée par les arcs-boutants et le jeu d’ombre et de lumière créé par les arcs-boutants incurvés. Les ouvertures des fenêtres étroites et hautes, qui suivent l’escalier intérieur en spirale, accentuent la verticalité de la tour. La désignation se limite au tracé au sol du bâtiment.

Valeur patrimoniale

Le Phare a été désigné édifice fédéral du patrimoine classé en raison de son importance historique, de l’intérêt qu’il présente sur le plan architectural et de la place privilégiée qu’il occupe au sein de son milieu.

Valeur historique
Le Phare évoque l’expansion du système de navigation le long de la côte de la Colombie-Britannique et au Canada et constitue une aide à la navigation côtière. Il compte parmi les premiers édifices en béton armé construits au Canada et il est souvent considéré comme le meilleur exemple de phare expérimental à arcs-boutants d’après la conception du colonel William Anderson, ingénieur en chef du ministère de la Marine et des Pêcheries. Cette utilisation novatrice du béton armé pour la construction de structures en hauteur a valu au colonel Anderson une réputation internationale dans le domaine du génie des structures en béton armé pendant la première décennie du XXe siècle. Le Phare aurait aussi poussé le premier ministre Mackenzie King à accepter la Loi sur la mobilisation, qui a institué la conscription durant la Seconde Guerre mondiale, parce qu’il aurait été bombardé par un sous-marin japonais tandis qu’un débat crucial sur la conscription avait lieu au Parlement.

Valeur architecturale
À la fois expérimentale sur le plan technique et agréable sur le plan esthétique, le Phare se distingue par le caractère expérimental de sa conception et les techniques et matériaux de construction employés. Aucun détail décoratif ne vient rompre la pureté de la silhouette. Le Phare se distingue par son haut profil conique doublé d’une vive impression de verticalité.

Valeur environnementale
Parce que le Phare est isolé et sis dans un milieu rude, il rehausse le paysage côtier de la pointe Estevan et le cadre marin environnant. Dominant les falaises qui l’entourent, le Phare est un point d’intérêt de la côte ouest. Première sentinelle que voient les marins à l’approche des côtes canadiennes, il a été conçu comme feu de repère dans cette région de la côte du Pacifique et il est bien connu du trafic maritime et côtier en tant que phare habité.

Sources : Martha Phemister, Tour de la pointe Estevan, Pointe Estevan, Île de Vancouver (Colombie-Britannique). Bureau d’examen des édifices fédéraux du patrimoine rapport de recherche 90-64;Tour de la pointe Estevan, Île de Vancouver (Colombie-Britannique), Énoncé de la valeur patrimoniale 90-64.

Éléments caractéristiques

Les éléments qui définissent le caractère du Phare devraient être respectés.

Son rôle en tant que manifestation de l’expansion du système de navigation du Canada et en tant qu’aide à la navigation.
L’excellence de sa conception innovatrice, de sa construction et des matériaux employés, c’est-à-dire : sa haute structure octagonale blanche; sa colonne centrale; son profil conique créé par les arcs boutants et les arcs boutants incurvés; l’emploi du béton armé; les ouvertures de fenêtres hautes et étroites, qui suivent l’escalier intérieur en spirale; le lanterneau.

La façon dont le Phare rehausse le paysage côtier de la pointe Estevan et le cadre marin environnant et constitue un point d’intérêt de la côte ouest, en raison de sa nature isolée dans un cadre rude.

Énoncé de valeur patrimoniale

Avis de non-responsabilité - L'énoncé de valeur patrimoniale a été mis en place par le BEÉFP, afin de clarifier l'objet de la désignation d'un bâtiment fédéral du patrimoine et ce qui confère à l'édifice son importance patrimoniale. Il est donc un document de référence clé pour toute personne impliquée dans un projet d'intervention sur des édifices fédéraux du patrimoine et il est utilisé par le BEÉFP lors de ses examens d'intervention.

Le phare de la pointe Estevan a été construit en 1909 selon des plans préparés par le Colonel William Anderson, ingénieur en chef du ministère de la Marine et des Pêcheries, dans le cadre d'un agrandissement du système de navigation le long de la côte de Colombie-Britannique. Le projecteur d'origine a été remplacé. Le phare habité continue de remplir sa fonction d'origine. Il est la propriété de la Garde côtière canadienne. Consulter le rapport 90-064 du BEEFP.

Raisons de la désignation

Le phare de la pointe Estevan a été désigné «édifice classé» en raison du caractère expérimental de sa conception et des matériaux utilisés, de son statut de point d'intérêt et pour sa contribution en tant qu'aide à la navigation côtière. Le phare peut également être associé à la promulgation de la Loi sur la mobilisation, qui instituait la conscription durant la Deuxième Guerre mondiale.

Le phare de la pointe Estevan fait partie des premiers édifices en béton armé construits au Canada et il est souvent considéré comme le meilleur exemple de phare expérimental à arcs-boutants d'après la conception du Colonel Anderson. Cette utilisation novatrice du béton armé pour les structures en hauteur a valu à Anderson une réputation internationale. À la fois expérimental sur le plan technique et agréable sur le plan esthétique, le phare de la pointe Estevan revêt une importance nationale.

Le phare est situé sur un emplacement isolé surplombant l'Océan Pacifique au bout de la péninsule Hesquiat. Il n'est accessible que par hélicoptère ou par les terres car la côte est si traître qu'il est trop dangereux de s'y rendre en bateau. Dominant les falaises qui l'entourent, le phare est un point d'intérêt de la côte ouest.

Faisant partie d'une série de tours construites sur la dangereuse côte ouest de l'Île de Vancouver, le phare de la pointe Estevan a été conçu pour servir de feu d'arrivée à terre dans cette région de la côte du Pacifique. Il continue aujourd'hui de servir la navigation en haute mer et la navigation côtière. Durant la Deuxième Guerre mondiale, il a été bombardé par un sous-marin japonais tandis qu'un débat crucial sur la conscription avait lieu au Parlement. L'attaque a poussé le premier ministre Mackenzie King à accepter la Loi sur la mobilisation.

Eléments caractéristiques

La valeur patrimoniale du phare de la pointe Estevan réside dans sa conception novatrice, dans l'élégance de son profil et l'emploi précoce de béton armé, et dans l'importance de sa présence dans le cadre environnant.

La tour octogonale de cent pieds de haut, composée d'une colonne centrale entourée d'arcs-boutants, représente une approche expérimentale de conception des phares à partir d'une évaluation des contraintes et de la charge du vent faite par Anderson.

Les arcs-boutants sont conçus de manière à renforcer la tour et à stabiliser le projecteur en cas de vents forts et ils sont ouverts au lieu d'être pleins afin de réduire les coûts. L'aspect physique de la conception structurale est essentiel à la valeur patrimoniale de cette structure et devrait être maintenu et protégé.

Le concepteur a sans aucun doute été motivé par le désir de répondre aux normes internationales de navigation, mais sa forte sensibilité esthétique se manifeste dans l'élégance du profil conique, la vive impression de verticalité créée par les arcs-boutants, et le jeu d'ombre et de lumière créé par les arcs-boutants incurvés. Aucun détail décoratif ne vient rompre la pureté de la silhouette. Les ouvertures des fenêtres étroites et en hauteur, qui suivent l'escalier intérieur en spirale, accentuent la verticalité de la tour. Bien qu'orienté verticalement, le support moderne des instruments, en surplomb par rapport à la plate-forme du projecteur, a tendance à rompre la pureté du profil. Il faudrait trouver un autre emplacement si possible. Les modifications qui sont nécessaires pour assurer l'utilisation continue du phare devraient entraîner le moins possible de perturbations ou de pertes à la structure historique et perturber le moins possible le profil de la tour.

Le phare de la pointe Estevan est un exemple très ancien d'utilisation de béton armé dans la construction de structures en hauteur. Un programme d'inspection et d'entretien régulier devrait être mis en place et devrait s'appuyer sur les conseils de spécialistes en conservation ayant des connaissances historiques du béton. Le lanterneau, l'escalier d'acier en spirale et les autres garnitures d'origine devraient être préservés.

Le phare est situé parmi des structures secondaires associées à l'exploitation de la station, bien que les bâtiments d'origine aient été remplacés avec le temps. La nature isolée de cette enclave indépendante dans son cadre rude devrait être protégée.