Cette semaine en histoire

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Affrontement à la rivière aux Canards

Semaine du lundi le 16 juillet 2012
C’
est le 16 juillet 1812, lors d’une escarmouche sur la rivière aux Canards, près du fort Amherstburg, en Ontario, que les troupes britanniques au Canada subissent leurs premières pertes de la guerre de 1812. L’affrontement oppose une patrouille de soldats britanniques (composée également de miliciens canadiens et de guerriers autochtones) et des troupes américaines qui cherchent à s’emparer du fort Amherstburg.

Interprètes costumés en soldats des
« Rangers de Caldwell », une unité de milice formée à Amherstburg pendant la guerre de 1812
© Parcs Canada

À la suite de l’invasion par les Américains de la ville de Sandwich (aujourd’hui Windsor, en Ontario) le 12 juillet 1812, le commandant britannique Thomas B. St. George, voulant rallier la meilleure défense possible, concentre ses troupes au fort Amherstburg, principale base britannique de la région. Par mesure de précaution, il décide également - et avec raison - de poster des hommes au pont qui enjambe la rivière aux Canards. Quatre jours plus tard, ce détachement, composé de soldats réguliers du 41e Régiment d’infanterie britannique, de miliciens canadiens et de guerriers autochtones, est attaqué par près de 300 soldats américains. Dans la confusion, deux soldats britanniques, James Hancock et John Dean, sont laissés à l’extrémité nord du pont tandis que leurs camarades battent en retraite vers le sud. Les deux soldats tentent de défendre seuls le pont, mais le soldat Hancock est tué et le soldat Dean est blessé et capturé.

Interprète du fort Malden en uniforme de soldat de la guerre du 1812
© Parcs Canada
À l’issue de brefs combats, la patrouille britannique, écrasée par le nombre de soldats ennemis, bat en retraite vers le fort Amherstburg. Les troupes américaines se retirent également, mais elles tenteront de nouveau à plusieurs reprises de s’emparer du pont de la rivière aux Canards, sans toutefois arriver à leurs fins. Enfin, par prudence, le général William Hull, commandant des forces américaines, ordonne à ses troupes de se retirer à Sandwich.

Le fort Amherstburg, par son emplacement près de la frontière canado-américaine et d’un important chantier naval du secteur supérieur des Grands Lacs, a joué un rôle de premier plan pendant la guerre de 1812. Le major-général Isaac Brock est arrivé au fort au mois d’août 1812, en compagnie de soldats réguliers de l’armée britannique, de miliciens canadiens et de guerriers autochtones, ces derniers dirigés par le chef shawnee Tecumseh. C’est là, dans les premiers mois de la guerre de 1812, qu’ils ont planifié leur attaque contre le fort Détroit, laquelle leur a permis de remporter une victoire décisive. Le fort a été détruit par les Britanniques en septembre 1813, lorsqu’ils se sont retirés de la région. Il a été désigné lieu historique national en 1921, sous le nom de fort Malden. Le chantier naval d’Amherstburg a aussi été désigné lieu historique national.

Cette année marque le début de la commémoration du bicentenaire de la guerre de 1812. Pour lire d’autres histoires de ce conflit, voyez les articles L'invasion du Canada, À la guerre comme à la guerre!, Victoire au fort Détroit!, et Les Britanniques perdent du terrain  dans les archives de Cette semaine en histoire. Des activités commémoratives sont prévues au fort Malden et ailleurs au Canada. Pour en savoir plus sur la commémoration de la guerre de 1812, vous pouvez lire la page Commémoration de la guerre de 1812 dans le site Web de Parcs Canada.

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