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Parks Canada - Le coin de l’enseignant - Traite des fourrures

PLAN DE LEÇON: “LE RETOUR DE JIMMY”




Version imprimable - Leçons planifies - “Le retour de Jimmy” (228 kb)

Table des matières


Le récit intitulé Le retour de Jimmy, composé par Susan Dobbie, suit un personnage fictif, un jeune garçon de race mixte, au cours d’un voyage qu’il entreprend avec sa famille depuis un poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson, situé dans le nord de la Colombie-Britannique, à un autre poste de traite, dans le sud de la province. Le récit repose sur les activités auxquelles s’adonnait la Compagnie à l’ouest des Rocheuses dans les années 1850, mais le contexte historique pourrait tout aussi bien s’appliquer à la traite des fourrures à l’échelle de l’Amérique du Nord.

Les plans de leçon qui suivent amèneront les élèves à mieux comprendre l’apport des Autochtones et des Européens dans l’établissement du Canada. Les questions de compréhension mettront en lumière certains des éléments pertinents du récit; l’exercice de cartographie aidera les élèves à situer le récit dans l’espace, et l’exercice de rédaction d’un journal leur donnera l’occasion d’user de leur créativité et de s’imaginer à la place des personnages du récit. D’autres activités feront ressortir les différences entre deux types d’habitation autochtone et permettront de comparer le troc et le système monétaire d’échange. Le récit et les plans de leçon s’adressent aux élèves de la 4e à la 6e année, et peuvent servir comme une unité complète intégrant les arts du langage, les mathématiques et les études sociales.

Pour vous faciliter la tâche, nous avons préparé une trousse contenant des cartes, des illustrations et des feuilles d’activité à photocopier. Des connaissances générales sur les peuples autochtones et sur la traite des fourrures vous aideront à enseigner ce programme. Vous trouverez un exposé général sur cette page de l’histoire au site Internet suivant :
http://www.canadiana.org/hbc/intro_f.html

Tous les autres renseignements utiles qui se rapportent aux leçons se trouvent dans le récit historique fictif.

Concepts:

  • La traite des fourrures se fondait sur les rapports qu’entretenaient les Autochtones et les négociants en fourrures. Les Autochtones récoltaient des fourrures et les échangeaient aux postes de traite contre du textile, des outils, des armes et d’autres marchandises. Les négociants en fourrures importaient des marchandises à échanger, la plupart du temps de l’Angleterre où ils expédiaient les fourrures qui servaient à la confection d’habits en vogue.

Objectifs liés aux connaissances :

Les élèves apprendront ce qui suit :

  • Les Autochtones ont joué un rôle essentiel dans la traite des fourrures;
  • Des rapports positifs entre les négociants en fourrures et les Autochtones étaient essentiels à la réussite de la traite des fourrures;
  • Pour que la traite des fourrures soit rentable, il fallait acheminer les fourrures depuis les divers postes de traite jusqu’aux entrepôts et, de là, les expédier jusqu’en Angleterre;.
  • Les forts qui avaient été mis sur pied pour la traite des fourrures sont devenus depuis des petites et grandes villes;
  • Le troc qui se pratiquait à l’époque de la traite des fourrures se compare au système monétaire d’échange en place aujourd’hui.

Objectifs liés aux compétences/aptitudes:

Les élèves sauront :

  • Trouver l’information pertinente au moyen de diverses ressources;
  • Organiser et présenter l’information sous diverses formes;
  • Créer une carte qui représente l’itinéraire suivi par les négociants en fourrures dans le récit;
  • Se livrer à la pratique du troc dans un poste de traite constitué dans la salle de classe.

Objectifs liés aux attitudes/valeurs

Les élèves apprendront à :

  • Comprendre et à apprécier à leur juste valeur les cultures et les traditions de divers peuples.


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Questions sur l’histoire et questions de compréhension:

  • Ces questions doivent servir après la lecture du récit Le retour de Jimmy. Elles peuvent être modifiées ou adaptées en fonction des besoins des élèves. Il y a des questions d’ordre général, des questions sur le vocabulaire, des calculs de même que des questions qui incitent à la réflexion. Deux séries de questions de compréhension ont été préparées, une pour l’oral, l’autre pour l’écrit. .
  • Durée de la leçon - 45 minutes. Les élèves auront besoin d’une copie du récit de même que de la liste des questions de compréhension.

Approches suggérées

Les questions de compréhension de la première liste sont de questions à poser oralement. La liste condensée de questions exige quant à elle des réponses par écrit. Les questions de vocabulaire et de mathématique peuvent être données à tous les élèves ou à ceux qui ont besoin d’un supplément de travail.

Méthodes d’évaluation

  • Pour la première série de questions de compréhension, l’évaluation peut se faire par l’observation officieuse; l’enseignant prend en note le nom des élèves qui répondent aux questions et qui participent activement à la leçon. L’enseignant pourrait consigner les renseignements comme suit.

    Élève - Kevin Observateur - Votre nom Date
    Aujourd’hui, Kevin a bien participé aux discussions. Il a répondu spontanément aux questions et a pu tirer de l’information du récit.
  • La deuxième série de questions de compréhension peuvent être évaluées de manière plus structurée; l’enseignant donne des points pour les bonnes réponses et, si l’exercice sert dans le cadre d’un programme des arts du langage, il peut attribuer des points pour la formation de phrases complètes, l’expression, etc.

Questions de compréhension:

  1. Où l’histoire débute-t-elle?
  2. Que sont des mocassins? (p.1)
  3. Qui est Kuzi?
  4. Qui est le personnage principal?
  5. Quel est le nom de sa mère? D’où vient-elle?
  6. Qui est son père? Où est-il né? Quel est son emploi?
  7. Qui est Daisy? Quel âge a-t-elle?
  8. Quand l’histoire a-t-elle lieu?
  9. Quelles langues la famille de Jimmy parle-t-elle?
  10. Où vivent ses grands-parents?
  11. Qu’est-ce que les Autochtones apportent à échanger et quelles marchandises veulent-ils?
  12. Comment les fourrures sont-elles expédiées à Londres?
  13. De toutes les sortes de fourrures, quelle est celle qui est la plus recherchée par la Compagnie de la Baie d’Hudson et pourquoi?
  14. Pourquoi les mariages mixtes entre les Autochtones et les Blancs sont-ils bien vus?
  15. Décris la maison semi-souterraine de la famille de Kuzi. Comment peut-on y entrer?
  16. Quelles sortes de fourrures les Autochtones ont-ils apportées? Comment les ont-ils transportées?
  17. Quel est le nom kwantlen de James?
  18. Comment sont vêtus les voyageurs?
  19. Comment protègent-ils les peaux qu’ils transportent dans les bateaux?
  20. Comment sont vêtus les hommes et les femmes?
  21. Combien de personnes partent-elles dans les bateaux et les canots? Comment es-tu arrivé à ce nombre?
  22. Il y a beaucoup de saumon à manger dans la rivière Stuart. Qu’y aura-t-il à manger au fort Langley?
  23. Pourquoi se peut-il que les grands-parents de Jimmy lui donne un autre nom à son arrivée?
  24. Où resteront-ils au fort Langley? Chez qui resteront-ils? Décris la maison longue.
  25. À ton avis, que veut dire un toit « légèrement incliné »? (p. 5)
  26. Que veut dire « fanfaronnades »? (p. 5)
  27. Pourquoi le père ne s’inquiète-t-il pas des loups?
  28. Avec quoi Jimmy joue-t-il pendant les arrêts?
  29. Pourquoi le père pense-t-il que Jimmy est brave quand l’ours entre dans leur camp?
  30. Au fort Alexandria, de combien de chevaux au total auront-ils besoin pour leur expédition? Comment es-tu arrivé à ce nombre?
  31. Quel est le poids des marchandises transportées par chacun des chevaux? Quel est le poids total des marchandises transportées par l’ensemble des chevaux?
  32. Qu’est-ce qu’un précipice? (p.7)
  33. Pourquoi les chevaux glissent-ils?
  34. Arrivés au fort Kamloops, ils doivent transporter d’autres fourrures pendant leur expédition. Comment les transportent-ils?
  35. Que veut dire l’expression « c’est la cohue »?
  36. Quel est le nouveau nom de Jimmy? Pourquoi crois-tu que ce nom a été choisi pour lui?
  37. Combien de temps l’expédition a-t-elle pris? Explique comment tu as fait ton calcul.

Réponses:

  1. L’histoire débute sur les marches de l’entrepôt du fort St. James.
  2. Les mocassins sont des chaussures en peau d’orignal.
  3. Kuzi est un ami de sa mère, Layhulette.
  4. Le personnage principal s’appelle Jimmy/James.
  5. Sa mère s’appelle Layhulette. Elle est de Sqwàlets, près du fort Langley.
  6. Son père se nomme Hugh MacDonald. C’est un Écossais. Il travaille pour la Compagnie de la Baie d’Hudson.
  7. Daisy est la sœur de Jimmy. Elle a 8 ans.
  8. L’histoire a lieu en avril 1851.
  9. Ils parlent anglais, un peu français et un peu halq'emeylem avec la mère, et aussi chinook, un mélange de langues indiennes et européennes parlé sur toute la côte Ouest.
  10. Ses grands-parents vivent à Sqwàlets, l’île près du fort à Fort Langley.
  11. Les Autochtones apportent des fourrures en échange de marchandises du magasin – couvertures, matériel, outils, tabac, corde, fusils et autres.
  12. Les fourrures sont transportées par des brigades jusqu’à la côte, d’où elles sont expédiées jusqu’à Londres.
  13. La Compagnie de la Baie d’Hudson veut surtout des peaux de castor pour confectionner des chapeaux.
  14. Les mariages mixtes sont bons pour les échanges et donnent à la Compagnie de la Baie d’Hudson une bonne main-d’œuvre. C’est aussi un bon moyen de maintenir la paix.
  15. La maison est de forme circulaire et en partie enfouie dans le sol. Il faut descendre une échelle pour y entrer.
  16. Les Autochtones ont apporté des peaux de castor, de vison, de martre, de rat musqué, de renard, d'ours, de lynx, de carcajou et de loup. Ils les transportent en traîneaux à chiens.
  17. Le nom kwantlen de James est « le petit ».
  18. Ils portent des mocassins, un bonnet et une chemise rouge, et ils ont des pantalons attachés sous les genoux avec une sangle de couleur assortie à leur ceinture.
  19. Sur les bateaux, ils forment des paquets de fourrures sur lesquels ils aspergent du jus de tabac pour chasser les moustiques.
  20. Les hommes sont vêtus d'un pantalon noir avec un veston de la même couleur et ont le cou enserré dans un col blanc; les femmes portent une longue jupe couverte d'un manteau.
  21. Quarante personnes sont parties dans les bateaux et les canots. Il y avait huit personnes par bateau, dans cinq bateaux ( 8 X 5 = 40).
  22. À Fort Langley, ils mangeront du bœuf et des cochons, des produits cultivés et des petits fruits.
  23. Les grands-parents de Jimmy lui donneront peut-être un nouveau nom à son arrivée parce que les Kwantlen donnent un nom quand un enfant naît puis, quand il est plus grand, ils lui donnent un autre nom qui correspond à ce qu’il est devenu.
  24. À Fort Langley, ils resteront dans la maison longue avec la famille, Elle est faite en planches de cèdre, avec un toit légèrement en appentis qui permet à la pluie de ruisseler doucement jusqu’au sol.
  25. « En appentis » signifie légèrement penché.
  26. « Se lancer des fanfaronnades » signifie se vanter avec exagération de sa bravoure.
  27. Le père de Jimmy ne s’inquiète pas des loups parce qu’il y a beaucoup d’hommes et de femmes et que les loups ne viendraient pas s’approcher des feux.
  28. Jimmy joue avec une balle de peau durant les arrêts.
  29. Le père de Jimmy pense qu’il est brave quand l’ours entre dans leur camp parce qu’il a détourné l’attention de sa mère et sa sœur.
  30. Au fort Alexandria, ils auront besoin de 100 chevaux au total. « Le fort a deux cents chevaux et nous en avons besoin de la moitié. » (200 divisé par 2 = 100)
  31. Il y a 170 lb pour chaque cheval. Les chevaux portent chacun deux ballots de 85 lb. (85 lb x 2 ballots = 170 lb). Au total, 17 000 lb sont transportés par l’ensemble des chevaux. (170 lb x 100 chevaux = 17 000 lb)
  32. Les précipices consistent en des flancs de roche qui s’élèvent très haut ou qui sont en saillie.
  33. Les chevaux glissent à cause de la neige.
  34. Au fort Kamloops, quarante porteurs secwepemc sont embauchés pour transporter les ballots; ils marchent derrière les chevaux.
  35. « C’est la cohue » signifie qu’il y a une foule de personnes.
  36. Jimmy a reçu le nouveau nom « Vite sur ses pattes ». Ce nom a été choisi en raison de son incident avec l’ours pendant le voyage.
  37. L’expédition a pris environ deux mois; elle a débuté en avril et a pris fin en juin.

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Liste condensée de questions:
  1. Quand l’histoire a-t-elle lieu?

    _____________________________________________________

  2. Quelles langues la famille de Jimmy parle-t-elle?

    _____________________________________________________

    _____________________________________________________

  3. Qu’est-ce que les Autochtones apportent à échanger?

    _____________________________________________________

    _____________________________________________________

  4. Nomme trois choses qui étaient échangées contre des fourrures.

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    _____________________________________________________

  5. De toutes les sortes de fourrures, quelle est celle qui est la plus recherchée par la Compagnie de la Baie d’Hudson et pourquoi?

    _____________________________________________________

    _____________________________________________________

  6. Comment les fourrures sont-elles expédiées vers Londres?

    _____________________________________________________

    _____________________________________________________

  7. Pourquoi les mariages mixtes entre les Autochtones et les Blancs sont-ils bien vus?

    _____________________________________________________

    _____________________________________________________

  8. Décris la maison semi-souterraine de la famille de Kuzi.

    _____________________________________________________

    _____________________________________________________

  9. Chez qui la famille de Jimmy restera-t-elle au fort Langley?

    _____________________________________________________

    _____________________________________________________

  10. Quels moyens de transport la brigade a-t-elle utilisés pour se rendre du fort St. James au fort Langley?

    _____________________________________________________

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  11. Nomme trois choses dans la vie de Jimmy qui sont différentes de la tienne.

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  12. Nomme deux choses que faisaient les Autochtones et les négociants en fourrures pour se faciliter la vie les uns les autres.

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Corrigé de la liste condensée de questions:

  1. Cette histoire se déroule entre avril et juin 1851.
  2. Ils parlent anglais, un peu français et un peu halq'emeylem avec la mère, et aussi chinook, un mélange de langues indiennes et européennes parlé sur toute la côte Ouest.
  3. Les Autochtones apportent des fourrures à échanger.
  4. Les Autochtones apportent des fourrures en échange de marchandises du magasin – couvertures, matériel, outils, tabac, corde, fusils et autres
  5. La Compagnie de la Baie d’Hudson veut surtout des peaux de castor pour confectionner des chapeaux.
  6. Les fourrures sont transportées par des brigades jusqu’à la côte, d’où elles sont expédiées jusqu’à Londres.
  7. Les mariages mixtes sont bons pour les échanges et donnent à la Compagnie de la Baie d’Hudson une bonne main-d’œuvre. C’est aussi un bon moyen de maintenir la paix.
  8. Cette maison est de forme circulaire et en partie enfouie dans le sol. Il faut descendre une échelle pour y entrer.
  9. Au fort Langley, ils resteront dans la maison longue avec la famille de Layhulette.
  10. Ils commencent leur voyage à bord de canots faits en écorce de bouleau et de bateaux au fort St. James. Au fort Alexandria, ils prennent des chevaux et se rendent au fort Kamloops. De Kamloops, le premier groupe poursuit à cheval (mais les secwepemc sont à pied) jusqu’à Hope, où ils reprennent des bateaux pour le reste de la route, jusqu’au fort Langley.
  11. Les réponses varieront. Les élèves pourraient mentionner la diète, les vêtements, les moyens de transport, le logement, etc.
  12. Les réponses varieront. Les Autochtones fournissaient des fourrures à la Compagnie, qui s’en servait pour confectionner des vêtements. La Compagnie importaient des marchandises à échanger, comme du tissu, des outils, etc. Les Autochtones fournissaient des épouses aux employés, de la nourriture (saumon et autres aliments), des connaissances sur le pays, etc.



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Activité de cartographie

  • Une fois qu’ils auront lu Le retour de Jimmy, demandez aux élèves de dresser une liste des endroits qui figurent dans le récit (les rivières et les forts). Les élèves peuvent ensuite les situer sur la carte en annexe. Demandez aux élèves de tracer sur la carte la route qu’a suivie la brigade, depuis le fort St. James jusqu’au fort Langley. Les élèves peuvent choisir différentes couleurs pour représenter les divers moyens de transports utilisés (bateaux et chevaux). Les élèves devraient fournir une explication pour les couleurs dans une légende. À noter que, en raison de l’échelle de la carte, il n’est pas possible d’illustrer tous les détails pour le tronçon allant du fort Kamloops au fort Hope (ruisseau Sowaqua, ruisseau Peers et rivière Coquihalla). Durée de la leçon : 30 minutes. La carte peut être photocopiée afin que chaque élève en ait un exemplaire.

Activités supplémentaires:

  • Demandez aux élèves d’indiquer certains des endroits qui ne sont pas inscrits sur la carte : l’île de Vancouver, les îles de la Reine-Charlotte, les Rocheuses, le territoire de l’Oregon (le territoire américain au sud de la frontière), l’Amérique russe (Alaska). À noter que, même si elles sont indiquées sur la carte à des fins d’orientation, les limites de la Colombie-Britannique n’ont pas été établies avant 1858 (pour les deux tiers de la partie sud de la colonie/province). Demandez aux élèves de colorier la carte (utilisez des crayons pâles pour que les toponymes restent lisibles), de lui donner un titre (p. ex. la route de la Brigade de Jimmy, 1851), et d’ajouter une rose des vents.
  • Indiquez les changements qu’a apporté la traite des fourrures en Colombie-Britannique. Regardez une carte moderne de la province et déterminez combien de postes de traite sont devenus des villes. Demandez aux élèves de se servir de leurs cartes pour déterminer pourquoi les postes de traite ont été établis là où ils se trouvent. En général, la proximité d’un cours d’eau (pour le transport par bateau) était un facteur important. Certaines des routes des fourrures sont devenues aujourd’hui de grandes routes provinciales. Autre élément qui n’est pas indiqué sur la carte : la proximité des grandes populations autochtones était aussi un élément essentiel dans le choix de l’emplacement des postes de traite. Ce travail peut se faire dans le cadre d’une discussion en groupe.

Méthodes d’évaluations:

Dressez une liste de critères à évaluer en collaboration avec les élèves. Servez-vous d’un tableau que les élèves peuvent consulter pendant qu’ils travaillent à leur carte. Exemple :

Critères pour l’activité de cartographie
La carte est-elle propre et facile à lire? /3
La carte a-t-elle un titre? /1
As-tu utilisé des couleurs différentes pour illustrer les divers moyens de transport? /1
As-tu fait une légende? /1
As-tu mis une rose des vents? /1
As-tu colorié la carte? /2
As-tu inscrit ton nom? /1
Total des points /10


Postes de la Compagnie de la Baie 

d’Hudson sur la côte Ouest, milieu des années 1800s
Postes de la Compagnie de la Baie d’Hudson sur la côte Ouest, milieu des années 1800s
Cliquez ici pour obtenir une version agrandie. La largeur de cette image excède 640 pixels.

© Parcs Canada

Translation of Map
Stuart River : Rivière Stuart
Nechako River : Rivière Nechako
North Thompson River : Rivière Thompson Nord
Fraser River : Fleuve Fraser
Similkameen River : Rivière Similkameen


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Journal de fiction historique:

  • Pour cette activité, les élèves ont l’occasion d’écrire dans leurs propres mots l’histoire selon la perspective de Jimmy. Discutez en classe de ce que signifie « fiction historique ». Les événements comme tels et certains des noms peuvent être fictifs mais l’histoire s’est déroulée dans le passé et les événements du récit auraient pu avoir eu lieu à cette époque.
  • Demandez aux élèves de rédiger trois entrées dans leur journal pour démontrer qu’ils comprennent bien les événements qui se déroulent dans l’histoire. La longueur du texte peut varier selon la capacité des élèves. Les élèves devraient inclure des renseignements qui se rapportent à la traite des fourrures, aux relations entre les Autochtones et les négociants en fourrures, aux difficultés du voyage de même qu’aux sentiments ou aux réactions de Jimmy dans certaines situations. Les élèves doivent comprendre qu’il s’agit là d’un exercice de fiction historique et qu’ils doivent respecter les faits historiques de l’époque : p. ex ils ne peuvent écrire que Jimmy a sauté sur un jetski pour battre la brigade et arriver avant elle au fort Langley!
  • Demandez aux élèves d’illustrer une scène de chacune de leurs entrées.
  • Durée de la leçon : 60 minutes. Les élèves auront besoin d’une copie du récit afin de pouvoir rassembler les faits nécessaires à la rédaction de leur journal.

Vous trouverez en annexe un plan pour aider les élèves à trouver des idées et à les organiser afin d’y intégrer des faits historiques.

Approches suggérées:

Demandez aux élèves de répondre aux questions dans le plan avant de commencer la rédaction de leur journal. De cette manière, ils pourront organiser les faits et leurs idées. Ils peuvent faire une énumération en abrégé ou encore des phrases complètes. Les élèves se servent ensuite de ce plan pour rédiger leur journal, sur une autre feuille ou dans un cahier. Demandez-leur de prévoir de l’espace pour faire une illustration, ou d’annexer l’illustration à leur journal. S’il y a assez de temps, les élèves peuvent faire part de leur journal aux autres élèves.

Méthodes d’évaluation:

L’évaluation peut se faire au moyen d’une liste de vérification. En voici un exemple :

_____ 1. L’élève est-il capable d’organiser ses idées?

_____ 2. L’élève s’est-il servi du plan pour rédiger son journal?

_____ 3. L’élève a-t-il intégré des faits historiques tirés du récit dans son journal?

_____ 4.L’élève a-t-il fait des phrases complètes?

_____ 5. Les anecdotes étaient-ils intéressants, originaux?

_____ 6. L’élève a-t-il accompagné son travail d’illustrations?


Plan pour la rédaction du journal

Date: __________________________________________________

Endroit: _______________________________________________

Depuis combien de jours voyages-tu? _______________________

Événements qui se sont passés depuis le départ de la brigade:
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Décris certaines des interactions entre les Autochtones et les négociants en fourrures.
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Décris certaines des difficultés de ton expédition.
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Décris comment tu te sens ou comment tu as réagi face à un événement durant cette partie de l’expédition.
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Qu’attends-tu avec impatience?
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Quel temps fait-il? Comment est le paysage?
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Deux habitations autochtones:

  • Au moyen du récit et des illustrations fournies, il s’agit de décrire la maison semi-souterraine et la maison longue. Ce sont là deux types traditionnels d’habitation autochtone. Dans quel climat ces habitations auraient-elles le plus d’efficacité? Demandez aux élèves de faire une comparaison entre les deux.
  • Demandez aux élèves de choisir un type d’habitation et de préparer soit une affiche illustrée, soit un modèle de l’habitation qu’ils ont choisie. Demandez-leur de regarder les illustrations de près et d’observer comment l’artiste s’est servi de la perspective, de l’ombre, etc., pour créer l’illusion de profondeur, etc. S’ils font un dessin, demandez-leur d’essayer de se servir des mêmes techniques pour reproduire la même illusion.
  • Durée de la leçon : 45 - 60 minutes pour la préparation d’une affiche, du temps supplémentaire pour la construction d’un modèle. Les élèves auront besoin des illustrations des deux habitations et d’une copie du récit.

Approches suggérées:

Demandez aux élèves de relire la description, dans le récit, de ce que sont une maison semi-souterraine et une maison longue. Expliquez-leur que les Autochtones utilisaient ces deux types d’habitations à des fins différentes (la maison semi-souterraine était utilisée dans l’intérieur de la province et le long de la côte, en particulier l’hiver, pour se protéger des éléments. La maison longue était utilisée sur la côte en été, ou parfois à l’année dans les régions au climat plus doux). Dites aux élèves que, dans les deux cas, les Autochtones faisaient un feu au centre pour se tenir au chaud et qu’un grand nombre de membres de la famille y habitaient ensemble.

Méthode d’évaluation:

  • Avant de donner cet exercice à faire, dites ce à quoi vous vous attendez : le nombre d’éléments à donner pour décrire chacune des habitations et sur quels éléments de l’illustration ou du modèle vous baserez votre évaluation. Une liste semblable à celle utilisée pour le journal pourrait servir à évaluer les connaissances acquises par les élèves en fonction de ce qu’ils écrivent et de leur illustration ou modèle. .
  • Vous pourriez aussi évaluer de façon officieuse les élèves en leur demandant d’expliquer dans leurs propres mots les différences entre les deux types d’habitation.
Maison semi-souterraine
Maison semi-souterraine
© Parcs Canada / Nola Johnston (2005)
Maison longue
Maison longue
© Parcs Canada / Nola Johnston (2005)

Poste de traite en salle de classe:

  • • Il s’agit de créer un poste de traite dans la salle de classe et de simuler le processus de troc. Les élèves devront montrer qu’ils ont une connaissance de ce qu’ils échangent et de ce qu’ils reçoivent en retour. Vous trouverez des renseignements à ce sujet dans le récit et ci-dessous. Les élèves peuvent alors comparer le troc au système monétaire d’échange.
  • Durée de la leçon : 60 minutes

Approches suggérées:

Demandez aux élèves d’écrire sur un bout de papier le nom d’un aliment de leur goûter. Demandez-leur de se promener dans la classe et de chercher un article qui constituerait un bon échange. Accordez 10 minutes pour cet exercice, puis discutez de certains des échanges qui ont été effectués (juste ou injuste, et justifications).

Formez ensuite deux groupes dans la classe :

La moitié des élèves seront des Autochtones qui pratiquent le troc. Demandez-leur de dessiner divers types de peaux (de castor, de lynx, de raton-laveur, de loutre, etc.). Un ouvrage de bibliothèque contenant des images de divers animaux à fourrure pourrait être utile. L’autre moitié des élèves joueront le rôle de négociants en fourrures. Demandez-leur de dessiner des couvertures, des haches, des couteaux, des rouleaux de corde, etc. Si vous le voulez, ils peuvent aussi découper leurs images.

Installez un poste de traite (un bureau ferait l’affaire) où les négociants étaleront leurs marchandises. À tour de rôle, les élèves peuvent jouer le rôle de commis, qui s’occupait des échanges pour la (Compagnie de la Baie d’Hudson). Vous pourriez aussi nommer un capitaine de poste de traite, choisi parmi le groupe des négociants en fourrures ou des Autochtones, qui est chargé de voir à ce que les échanges soient justes.

Les élèves autochtones apportent à tour de rôle leurs fourrures à échanger au poste de traite. Ils consultent, de même que les négociants, le tableau ci dessous, qui fait état de la valeur des peaux et de la valeur des marchandises de troc.

Un des négociants peut tenir un registre des articles échangés et du nom des négociants.

Méthode d’évaluation:

Étant donné que cet exercice se fonde sur l’exécution de tâches, une échelle d’évaluation numérique peut servir à évaluer ce qu’ont appris les élèves. Pour chaque comportement, encerclez 4 si l’élève a toujours démontré ce comportement, 3 si l’élève a habituellement démontré ce comportement, 2 s’il l’a démontré rarement et 1 s’il ne l’a jamais démontré. Dites aux élèves quels sont les comportements recherchés.

L’élève est-il à la tâche? 1   2   3   4   
L’élève est-il courtois avec les autres? 1   2   3   4   
L’élève suit-il les instructions? 1   2   3   4   
L’élève est-il en mesure d’échanger ses marchandises contre des marchandises de valeur semblable? 1   2   3   4   
L’élève démontre-t-il par ses gestes qu’il comprend l’activité? 1   2   3   4   

Valeur des peaux

1 castor = 2 lynx = 2 loutres de rivière = 3 ratons-laveurs = 4 coyotes

Value of Trade Goods

1 couverture = 3 castors

12 hameçons = 1/2 castor

1 lime = 1/4 castor 100 m de corde = 1/4 castor
1 miroir = 1/4 castor 1 couteau = 1/4 castor
1 casserole de fer-blanc = 1 castor 12 aiguilles = 1/4 castor
1 kg de perles =1 castor 1 hache = 1 castor


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Activités supplémentaires:

Des rapports fondés sur l’entraide:

  • Demandez aux élèves de décrire comment les Autochtones et les négociants en fourrures s’aidaient les uns les autres. Les élèves pourraient énumérer les difficultés auxquelles faisaient face les nouveaux négociants qui arrivaient au Canada. Par exemple, trouver des plantes et des animaux pour se nourrir, chasser et cuisiner, se vêtir, s’abriter, se déplacer, et survivre en hiver.
  • Durée de la leçon : 60 minutes.
    Les élèves autonomes pourraient pousser leurs recherches dans la bibliothèque ou au moyen d’Internet.

Approches suggérées:

Dans le cadre d’une séance de remue-méninges, demandez aux élèves de trouver les nombreuses manières dont s’aidaient les gens à cette époque. Par exemple, la traite des fourrures et les expéditions d’exploration n’auraient pas été possibles sans l’aide des Autochtones, hommes et femmes. De quelles manières les Autochtones ont-ils aidé les négociants en fourrures et les explorateurs et, inversement, comment les négociants en fourrures et les explorateurs ont-ils enrichi la vie des Autochtones?

  • Activité d’extension : Demandez aux élèves de réfléchir à la manière dont ils aident les autres et à la manière dont ils reçoivent de l’aide, et de mettre leurs idées par écrit.

Exercice de comparaison:

  • Pour cette activité, les élèves seront appelés à comparer la vie de Jimmy à la leur. Pour ce faire, ils devront se fonder sur divers aspects : vêtements, habitation, nourriture, jeux, etc.
    Durée de la leçon : 45 minutes. Les élèves auront besoin d’une copie du récit.

Approches suggérées:

Demandez aux élèves de dresser une liste : vêtements de Jimmy, où il vivait (l’appartement où vit la famille de Jimmy à Fort St. James n’est pas décrit dans l’histoire, mais il s’agirait d’un appartement d’une chambre doté d’une toilette extérieure située à proximité), ce qu’il mangeait, avec quoi il jouait et ce qu’il faisait pour aider sa famille et sa communauté. Demandez aux élèves de dresser une autre liste et de décrire les vêtements qu’ils portent, leur maison, leur diète, leur passe-temps et ce qu’ils font pour aider leur famille et la collectivité. Un tableau comme celui-ci pourrait servir à consigner tous ces renseignements :

   Jimmy Moi
Vêtements      
Habitation      
Nourriture      
Jeux       



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Dernière mise à jour : 2006-07-11 Haut de la page
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