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Qui se souviendra de nous?Commémoration des réalisations historiques des femmes au Canada atlantique
Qui se souviendra de nos histoires?Ce sont des questions qu’a dû se poser Shanawdithit, une Beothuk qui était la dernière représentante de son peuple. Il se trouve qu’elle-même a beaucoup contribué à assurer la postérité des Beothuk. Cette brochure souligne l’importance des femmes dont les réalisations ont été reconnues au Canada atlantique par des plaques commémoratives, et présente quelques-uns des lieux et des événements qui leur sont associés. Elle n’est cependant qu’un début, qui aura une suite, car elle ne peut pas raconter toute leur histoire. Tous ensemble, nous nous souviendrons d’elles. Parcs Canada s’emploie à promouvoir la reconnaissance par le Canada des femmes qui ont fait son histoire. Parcs Canada, au nom des Canadiens et avec leur appui, s’emploie à promouvoir la reconnaissance par le Canada de ces femmes qui ont fait son histoire. Notre histoire est un recueil de toutes les histoires individuelles des personnes, des lieux et des événements qui ont façonné notre pays. Ces histoires nous font mieux comprendre l’évolution de notre société, et comment le Canada est devenu ce qu’il est aujourd’hui. Demasduit et Shanawdithitvers 1796-1820 vers 1801-1829
Ensemble, Demasduit et Shanawdithit ont constitué un héritage de connaissances sur les Beothuk. Elles ne sont pas oubliées Demasduit et Shanawdithit étaient des Autochtones qui habitaient sur l’île de Terre-Neuve. Ces deux femmes ont transmis à leurs ravisseurs britanniques l’essentiel de ce que nous savons aujourd’hui de leur peuple, entre autres, son nom, les Beothuk. À St. John’s, Demasduit n’a pas seulement réussi à défaire les préjugés négatifs que beaucoup entretenaient sur son peuple, elle a également légué de précieuses informations sur sa langue. Sa nièce, Shanawdithit, connue pour être la dernière représentante des Beothuk, a raconté le destin funeste de son peuple à ses ravisseurs. À l’aide de ses dessins, elle a décrit les confrontations entre les Britanniques et les Beothuk, et notamment les circonstances de la capture de Demasduit. Ensemble, Demasduit et Shanawdithit ont constitué un héritage de connaissances qui offre une perspective unique sur la culture et l’histoire d’un peuple aujourd’hui disparu. Les épouses de guerrevers 1942-1948
Les épouses de guerre ont contribué au resserrement des liens affectifs entre de nombreux Canadiens et la Grande-Bretagne. Le mariage de deux mondes
Une femme qui se mariait avec un militaire des Forces canadiennes en service outre-mer en temps de guerre était appelée « épouse de guerre ». En raison du nombre élevé de ces histoires d’amour qui sont nées pendant et après la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement fédéral a décidé d’offrir à ces jeunes épouses le voyage ainsi que de l’information sur leur pays d’adoption. De 1942 à 1948, plus de 40 000 femmes, accompagnées de près de 22 000 enfants, pour la majorité des Britanniques, ont ainsi débarqué au Quai 21 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, en tant qu’épouses de militaires canadiens postés à l’étranger. Dans tout le pays, des cercles d’épouses de guerre aidaient ces femmes à s’adapter à leur nouvel environnement et aux coutumes locales. À long terme, ces épouses de guerre ont contribué au resserrement des liens affectifs entre de nombreux Canadiens et la Grande-Bretagne.
« Mes racines sont profondes et je peux toujours visiter ma terre natale, Édimbourg en Écosse, mais aujourd’hui, je suis canadienne et fière d’habiter le plus beau pays du monde. » – Muriel (Micki) More, épouse de guerre d’origine écossaise, arrivée à Halifax à bord du Aquitania en septembre 1946. Notes écrites. Lieu historique national du Canada du Quai-21, 2005. Georgina Fane Pope1862-1938
Georgina Fane Pope a été la première infirmière-major du Canada. La « Florence Nightingale » de l’Île-du-Prince-Édouard À l’époque où Georgina Fane Pope a décidé de devenir infirmière, cette profession commençait à peine à être reconnue. Née à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, elle a été formée au métier d’infirmière aux États-Unis et y a travaillé avant d’être choisie en 1899 pour encadrer les infirmières militaires canadiennes lors de la guerre de l’Afrique du Sud. Elle a été la première personne au Canada à recevoir la Croix-Rouge royale, en reconnaissance de son dévouement aux soins infirmiers de très haute qualité. Elle est devenue la première infirmière-major du Canada en 1908, à la tête de l’ensemble des infirmières militaires canadiennes, et a contribué de manière considérable aux progrès des soins infirmiers militaires au Canada. Georgina Fane Pope a servi brièvement à l’étranger durant la Première Guerre mondiale avant de revenir à Charlottetown, où elle a été enterrée avec tous les honneurs militaires, le 9 juin 1938. « Mes cheveux sont blancs maintenant…malgré tout, le simple fait de voir des soldats ou des marins marcher au pas, d’entendre le son du clairon, du tambour ou d’une musique militaire est encore capable de réveiller en moi cet élan indomptable, et une fois encore, je me sens mue par le désir de venir en aide à ces patients plein d’entrain et si reconnaissants que sont les soldats et les marins du Roi. » – Georgina Fane Pope Newfoundland Outport Nursing and Industrial Association (NONIA)depuis 1924
La NONIA a apporté les soins de santé professionnels dans les villages isolés de Terre-Neuve. La force du nombre Jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, bon nombre des habitants qui vivaient le long des côtes étendues de Terre-Neuve ne bénéficiaient que de services médicaux très limités. Fondée en 1924, la Newfoundland Outport Nursing and Industrial Association (NONIA) a apporté les soins de santé professionnels dans les villages isolés de Terre-Neuve. La NONIA se distinguait des autres organismes de soins de santé au service des communautés isolées au Canada en finançant ses activités grâce à la production et à la vente d’objets d’artisanat. L’Association recrutait des infirmières sages-femmes formées en Grande-Bretagne afin de former des sages-femmes non professionnelles, d’aider à mettre au monde des enfants, d’extraire des dents et de transporter des malades sur des chemins difficiles vers des hôpitaux éloignés. Le service infirmier a été intégré au système de santé de Terre-Neuve en 1934, mais la NONIA demeure encore aujourd’hui un chef de file dans la promotion de la production artisanale. « Ce fut sans aucun doute un des exemples les plus ingénieux de collaboration féminine de toute l’histoire. Les infirmières gardaient leurs postes, les femmes touchaient un petit revenu et tout le monde dans les villages bénéficiait de soins de santé. » – Stephanie Pearl-McPhee, auteure Mary Electa Adams1823-1898
Mary Electa Adams a ouvert la voie aux femmes désireuses d’entrer dans les universités canadiennes. Un modèle unique en éducation Peu de temps avant l’obtention par les femmes du droit d’accès aux études universitaires, Mary Electa Adams s’est révélée être une conseillère de confiance écoutée par des centaines de jeunes femmes. Véritable modèle de leadership féminin, elle a su imposer d’importantes réformes dans l’éducation offerte aux femmes, et rehausser le niveau d’enseignement des collèges féminins où elle a travaillé en tant que directrice ou enseignante principale, notamment à la Mount Allison Academy de Sackville, au Nouveau-Brunswick. Entre autres, elle a établi un enseignement novateur des langues vivantes et de la littérature ainsi qu’un programme d’études rigoureux, démontrant ainsi que les femmes pouvaient recevoir une instruction semblable à celle des hommes. Par ses actions, Mary Electa Adams a ouvert la voie à l’admission des femmes dans les universités canadiennes. « Aucun éducateur canadien qui a enseigné aux femmes n’a réussi à égaler madame Adams qui, par la perfection de son travail et son influence considérable, a contribué à multiplier les possibilités offertes aux femmes du Canada dans le domaine de l’enseignement supérieur. » – Nathanael Burwash, The History of Victoria College (Toronto : Victoria College Press, 1927), p. 56
Ladies’ Seminary1878 Le Ladies’ Seminary rappelle le changement de mentalité par rapport à l’éducation des femmes au 19e siècle. Des mentalités, ça se change!
Le pourquoi et le comment de l’éducation des jeunes filles et des femmes faisaient l’objet de vifs débats au 19e siècle. La Seminary House de Wolfville, en Nouvelle-Écosse, a été construite en 1878 afin d’accueillir l’Acadia Ladies’ Seminary, une école d’arts d’agrément dont l’objectif était d’offrir aux jeunes femmes une instruction plus poussée. Cette école, qui reflétait l’atmosphère d’un foyer chrétien, était destinée à parfaire l’éducation des jeunes filles. Quelques diplômées désirant poursuivre leurs études ont obtenu, en 1881, l’autorisation timide de s’inscrire aux cours de l’Acadia College. Leurs succès ont contribué à l’élimination graduelle des obstacles à l’éducation des femmes au niveau postsecondaire. Le bâtiment qui abritait l’Acadia Ladies’ Seminary symbolise désormais le changement des mentalités à l’égard de l’éducation des femmes au 19e siècle. Grace Annie Lockhart1855-1916 Grace Annie Lockhart a été la première femme diplômée d’une université dans tout l’Empire britannique. Première de l’Empire
Destinées au départ à l’éducation des hommes, les universités canadiennes se sont progressivement ouvertes aux femmes au cours du 19e siècle. Le Mount Allison College, au Nouveau-Brunswick, a commencé à admettre des femmes dès 1872. Grace Annie Lockhart, originaire de Saint John, a effectué la majeure partie de ses études à la Mount Allison Ladies’Academy, et est entrée à l’université lors de sa dernière année d’études. Elle a obtenu un baccalauréat en sciences et en littérature anglaise le 25 mai 1875, devenant ainsi la première femme de tout l’Empire britannique à détenir un diplôme universitaire. « Les campus universitaires ont bien changé depuis l’époque de Grace Annie Lockhart! Se retrouver une ou deux seulement face aux autres, subir leur regard, leur désapprobation, voire leurs railleries… Quand on pense que les femmes aujourd’hui représentent souvent la majorité des étudiants dans de nombreux programmes universitaires de premier cycle au Canada. » – CoolWomen Lucy Maud Montgomery1874-1942
Lucy Maud Montgomery a créé l’un des personnages enfantins les plus attachants de la littérature anglaise. Cavendish, une fenêtre sur le monde Auteure mondialement connue, Lucy Maud Montgomery est née à New London, à l’Île-du-Prince-Édouard. À la mort de sa mère en 1876, elle a été recueillie par ses grands-parents maternels à Cavendish, où elle a vécu jusqu’en 1911, date à laquelle elle s’est mariée et est partie vivre en Ontario. C’est à Cavendish qu’elle a écrit son premier roman, Anne… La Maison aux pignons verts (1908). Par sa manière de saisir et de transmettre la réalité de l’enfance et de créer des personnages qui sont devenus instantanément des modèles, en particulier pour les jeunes femmes, elle a su capter l’attention des jeunes et des moins jeunes. Lucy Maud Montgomery a publié une suite en plusieurs volumes à ce fameux roman et a également écrit d’autres romans bien accueillis, mais elle doit sa renommée durable à la création d’Anne, l’un des personnages enfantins les plus attachants de la littérature anglaise. « Il faut avoir des idéaux et tenter de nous montrer à leur hauteur, même si nous n’y réussissons jamais réellement, sinon la vie serait une bien triste aventure. C’est l’idéal seul qui lui confère son importance et sa grandeur. » – Tiré d’Anne d’Avonlea (1909), Lucy Maud Montgomery Edith Jessie Archibald1854-1936
Edith Jessie Archibald a milité pour que les femmes obtiennent le droit de vote en Nouvelle-Écosse. En faveur de l’autonomie des femmes Edith Jessie Archibald a passé 18 années à Port Morien, au Cap-Breton, où elle s’est employée à améliorer les conditions de vie des familles de mineurs et à accroître les possibilités d’éducation des jeunes filles dans le district. Pendant plus de trente ans, elle a milité pour que les femmes obtiennent le droit de vote en Nouvelle-Écosse, objectif réalisé le 26 avril 1918. Elle a travaillé également sans relâche à l’amélioration des services de santé et d’éducation en tant que présidente du Maritime Woman’s Christian Temperance Union et du Halifax Local Council of Women, et en tant que membre du Conseil national des femmes du Canada. Ses discours animés et ses écrits éloquents ont contribué considérablement au renforcement et à l’élargissement du rôle des femmes dans la vie publique. « L’une des femmes les plus extraordinaires de la province et une pionnière du progrès social et économique des femmes et de leurs causes. » – The Chronicle (Halifax), le 12 mai 1936, rendant hommage à Edith Jessie Archibald, à son décès en 1936. L’Hôtel-Dieu de Saint-Joseph de Tracadie1896
L’Hôtel-Dieu de Saint-Joseph de Tracadie était le seul établissement à traiter la lèpre en Amérique du Nord au 19e siècle. Au service des oubliés Pendant 121 ans (1844-1965), les installations de Tracadie et celles qui se trouvaient initialement sur l’île Sheldrake, au Nouveau-Brunswick, ont servi de lazaret, un établissement où l’on soignait les victimes de la lèpre. Le lazaret, qui a traité plus de 300 patients des régions environnantes ou plus éloignées, était le seul établissement de ce type en Amérique du Nord au 19e siècle. Les victimes de la lèpre, d’abord laissées sans soins dans des conditions misérables, ont été soignées après 1868 par les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph. Les malades étaient hébergés dans une aile d’isolement de l’hôpital général de Tracadie, l’Hôtel-Dieu de Saint-Joseph de Tracadie, qui a été construit en 1896. Au départ du dernier patient en quarantaine et à la fermeture du lazaret, les sœurs, pour la plupart des Acadiennes, avaient consacré près de cent ans au service des victimes de la lèpre. Portia May White1911-1968
Portia May White a été la première Canadienne de descendance africaine à connaître la célébrité à l’échelle internationale. Une idole canadienne Première Canadienne de descendance africaine à connaître la célébrité à l’échelle internationale, la chanteuse Portia White a fait une carrière remarquable sur scène. Née à Truro, en Nouvelle-Écosse, d’une famille de musiciens, elle a appris le chant avec sa mère et chantait dans l’église où son père était pasteur. Son talent s’est épanoui grâce aux efforts du Halifax Ladies’ Musical Club et d’Ernesto Vinci, du Conservatoire d’Halifax. Ses débuts à Toronto et à New York entre 1940 et 1948, ainsi que ses récitals en Amérique du Nord et du Sud et dans les Caraïbes, ont suscité la fierté de tous les Canadiens. Portia White est désormais une idole pour de nombreux Néo-Écossais, et d’autres Canadiens, de descendance africaine. « Sa voix s’est tue à tout jamais, mais aussi longtemps que ceux qu’elle a touchés se rappelleront, l’essence même de sa grandeur subsistera. » – Tiré des notes d’accompagnement de l’album Think on Me, Ontario, White House Records, 1958 (WH-LP-6901) Le réseau des lieux historiques nationaux du Canada
Depuis 1919, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) conseille le gouvernement du Canada sur la désignation des sujets d’importance historique nationale. L’installation d’une plaque expliquant les raisons de cette désignation est la forme la plus courante de commémoration. Parcs Canada vient appuyer le travail de la CLMHC en installant ces plaques partout au Canada, afin de présenter les lieux, les personnes et les événements qui ont façonné l’histoire du pays. C’est cette « collection d’histoires» qui constitue le réseau des lieux historiques nationaux du Canada. La CLMHC et Parcs Canada savent combien il est important de faire participer la population canadienne pour garantir que ce réseau représente tous les aspects de l’histoire du pays. C’est pourquoi la CLMHC et Parcs Canada recherchent la participation des Canadiens de toutes les régions du pays, des organismes sans but lucratif, des entreprises privées et des communautés autochtones et ethnoculturelles. Parcs Canada sollicite votre appui pour que les femmes qui ont eu une influence ne soient pas oubliées. Comment participerIl reste encore beaucoup à faire pour reconnaître le rôle des femmes, des peuples autochtones et des communautés ethnoculturelles dans l’édification de ce beau et grand pays. Si vous souhaitez proposer une personne, un lieu ou un événement qui, selon vous, a laissé sa marque dans notre histoire, nous vous invitons à communiquer avec : Secrétaire exécutif Téléphone : (819) 997-4059 Pour l’enseignantCorrélations avec les programmes scolaires (pour avoir de plus amples informations, veuillez vous reporter au plan de leçon« Qui se souviendra de nous? ») :
Vous trouverez ce livret et son plan de leçon, ainsi que d’autres activités d' apprentissage sur l’histoire des femmes liées aux programmes scolaires, sur le site www.pc.gc.ca/education. Les lieux historiques nationaux, les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation du Canada racontent en partie comment notre pays est devenu ce qu’il est aujourd’hui. Parcs Canada s’emploie à protéger et à mettre en valeur notre patrimoine naturel et culturel pour que les générations actuelles et à venir de Canadiens puissent en profiter à leur tour. Pour obtenir plus d’informations sur Parcs Canada : N. B. : Vous avez besoin du logiciel Adobe Acrobat Reader pour lire la version PDF. Si vous n'avez pas accès au site de téléchargement d'Adobe, vous pouvez télécharger le logiciel Acrobat Reader d'une page accessible. Si l'accessibilité à un document PDF pose un problème, vous pouvez convertir le fichier en format texte HTML ou ASCII en utilisant l'un des services d'accès offerts par Adobe (en anglais seulement).
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