Les défis des parcs : enjeu et
intervenants
Étude de cas 9 : Migrations transfrontalières du caribou : le déclin de la harde de caribous de la Porcupine dans les parcs nationaux Vuntut et Ivvavik et leurs environs
Version imprimable (16 pages) PDF 3.58 Mo RTF
662 Ko
Contenu
- Aperçu de la question
- Aperçu du parc : parc national et réserve de parc national du Canada Kluane
- Renseignements détaillés sur la question (saumon kokani, déclin du saumon kokani, questions sur le déclin du kokani, études et résultats des recherches, mesures de gestion prises).
- Descriptions des intervenants
- Information supplémentaires et références.
1. Aperçu de la question
Caribou des toundras dans le parc national Vuntut
© Fritz Mueller
La harde de caribous de la Porcupine arrive au huitième rang des plus grandes hardes de caribous migrateurs de l’Amérique du Nord. Dans le cadre de sa migration, elle parcourt environ 250 000 km2 et traverse des limites administratives (elle passe du Nord de l’Alaska au Yukon et aux Territoires du Nord-Ouest), plusieurs aires protégées ainsi que des régions visées par des ententes de revendications territoriales autochtones. La harde semble être en déclin et la cause de ce problème n’est pas facilement explicable : est-ce une incidence des prédateurs, des maladies, de la chasse, de la perte d’habitat causée par l’exploitation des ressources ou du changement climatique? Peut-être encore s’agit-il d’une variation normale de la population?
De quelle façon les gestionnaires et les intervenants peuvent-ils garantir la santé à long terme de la harde de caribous de la Porcupine, espèce transfrontalière?
2. Aperçu des parcs : parcs nationaux Vuntut et Ivvavik
Parc national Vuntut
- Situé à l’extrémité nord-ouest du Territoire du Yukon, bordé au nord par le parc national Ivvavik et à l’ouest par l’Alaska.
- Une partie du territoire de migration printanière et automnale de la harde est protégée par le parc.
- Créé en 1995 dans le cadre de l’Entente définitive avec la première nation des Gwitchin Vuntut.
- Un des objectifs de la création du parc était de reconnaître l’histoire et la culture des Gwitchin Vuntut et de protéger les utilisations traditionnelles et modernes qu’ils font du parc.
- On voulait également protéger un secteur représentatif de la région naturelle du Nord du Yukon.
- Superficie : 4 345 km2, soit une partie de la plaine Old Crow (qui comprend de nombreux lacs peu profonds et ruisseaux sinueux) et les contreforts environnants.
- Le mot « vuntut », dans la langue gwich’in, signifie « parmi les lacs ».
- La collectivité la plus proche est Old Crow (population : 300). Nombre de résidants gwitchin d’Old Crow tirent une bonne partie de leur subsistance des ressources de leur territoire, et en particulier du caribou. La collectivité, isolée, n’est pas reliée au réseau routier.
- Les Gwitchin Vuntut sont autorisés à chasser les animaux sauvages, y compris le caribou, sur les terres visées par l’Entente définitive, y compris dans le parc national Vuntut. Il est interdit à tout autre de chasser dans le parc.
- L’exploitation pétrolière, gazière ou autre est interdite dans le parc.
Pour en savoir davantage sur le parc, visitez les pages suivantes :
Plaine Old Crow, parc national Vuntut
© Parcs Canada
Collines Buckland, au sud-est de la rivière Crow, parc national Ivvavik
© Parcs Canada
Parc national Ivvavik
- Situé à l’extrémité nord-ouest du Territoire du Yukon, bordé au nord par la mer de Beaufort, à l’ouest par l’Alaska, au sud par le parc national Vuntut et à l’est par la rivière Babbage.
- Créé en 1984 dans le cadre de la Convention définitive des Inuvialuit.
- Un des principaux objectifs de la création du parc était de protéger les aires de mise bas de la harde de caribous de la Porcupine.
- Le parc protège un secteur représentatif des régions naturelles du Nord du Yukon et du delta du Mackenzie.
- Superficie : 9 750 km2, principalement de toundra arctique et alpine sans arbre comprenant des caractéristiques du pergélisol (sol géométrique, glace souterraine, buttes de gazon, etc.).
- Le parc protège de vastes secteurs des monts Britanniques et Richardson, qui ont échappé à la glaciation lors de la dernière période glaciaire, de même qu’une partie du delta du Mackenzie et de la plaine côtière du Yukon.
- En inuvialuktun, langue des Inuvialuit, le mot « ivvavik » signifie « lieu où l’on donne vie ».
- Les Inuvialuit sont autorisés à chasser les animaux sauvages, y compris le caribou, sur les terres visées par la Convention, y compris le parc national Ivvavik. Il est interdit à tout autre de chasser dans le parc.
- L’exploitation pétrolière, gazière ou autre est interdite dans le parc.
Pour en savoir davantage sur le parc, visitez les pages suivantes :
3. Renseignements détaillés sur la question
3.1 Harde de caribous de la Porcupine
Les parcs nationaux Vuntut et Ivvavik abritent une partie importante de l’immense aire de distribution géographique (250 000 km2) de la harde de caribous de la Porcupine. La harde tire son nom de la rivière Porcupine, qui prend sa source dans le Nord du Yukon et se jette dans le fleuve Yukon en Alaska. La harde est au cœur du mode de vie des Gwitchin depuis 20 000 ans.
Migration et reproduction
Depuis des milliers d’années, les migrations de la harde se font au gré des saisons. En été, le caribou préfère la toundra située au nord de son aire de distribution. Les tempêtes de neige de l’automne le poussent à se déplacer vers le sud et la limite forestière pour atteindre ses aires d’hivernage dans l’Est de l’Alaska, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. Le caribou peut parcourir jusqu’à 150 km par semaine en terrain très accidenté.
Carte no 1 : Migration de la harde de caribous de la Porcupine
© Parcs Canada
Au printemps, la harde, menée par les femelles, retourne vers le nord et ses aires de mise bas, qui s’étendent sur une bande est-ouest de plus de 160 km le long de la plaine côtière arctique. Ces aires incluent une partie du parc national Ivvavik au Yukon et une partie de la réserve faunique nationale de l’Arctique, surnommée « Terres 1002 », dans le Nord-Est de l’Alaska (États-Unis).
Le caribou migre vers les aires de mise bas peu importe où il a passé l’hiver. Le plus souvent, il arrive de l’est en passant par les parcs nationaux Vuntut et Ivvavik. La mise bas peut se produire avant son arrivée si les animaux sont retardés par une neige profonde, mais même dans ces cas, le caribou poursuit sa route jusqu’aux aires de mise bas et d’élevage des petits, dans les Terres 1002. Ce secteur offre une nourriture d’excellente qualité aux femelles allaitantes, on y trouve relativement peu de prédateurs et les vents chassent un peu les mouches piqueuses au mois de juillet. Cette aire de mise bas distingue la harde de caribous de la Porcupine et est essentielle à sa survie. Lorsque, en raison d’un temps peu clément, la mise bas a lieu hors des Terres 1002, un moins grand nombre de petits survivent.
Petit de caribou
© Fritz Mueller
Every year between June 1st and 10th, one, two, or even three calves are born to each pregnant cow. The newborn calves struggle to their feet and Chaque année, entre le 1er et le 10 juin, chaque femelle en gestation donne naissance à un, deux ou même trois petits caribous. Les nouveau-nés se mettent vite debout et arrivent à marcher en quelques heures à peine. Ils doivent rapidement être en mesure de suivre leur mère puisque la harde poursuit sa migration. Les trois premières semaines, les petits se nourrissent du lait de leur mère. Il s’agit d’une période cruciale : le quart des bébés meurt dans leur premier mois, et seule la moitié d’entre eux survit jusqu’à un an. Nombre de petits meurent de malnutrition ou d’une pneumonie, d’autres se noient ou sont séparés de leur mère. De plus, certains sont tués par des prédateurs (en particulier des aigles royaux, mais aussi des grizzlis et des loups), plus nombreux dans les contreforts et les montagnes situés au sud de l’aire de mise bas. Enfin, des petits sont piétinés lorsque la harde se met à courir pour échapper aux piqûres d’insectes.
À l’automne, la harde migre vers le sud. En préparation pour le rut, les mâles ne mangent presque plus et deviennent agités et agressifs. Leur cou enfle et ils s’affrontent dans des luttes qui peuvent entraîner des blessures graves ou même la mort. À la fin du mois d’octobre ou au début de novembre, les mâles dégagent une forte odeur et les chasseurs évitent alors de les abattre. Après le rut, les mâles affaiblis ne survivent pas tous aux rigueurs de l’hiver.
Le caribou choisit son aire d’hivernage en fonction des conditions d’enneigement. Il se nourrit du lichen qu’il trouve sous la neige et se déplace donc vers les secteurs moins enneigés, par exemple l’abri-sous-neige des bassins des rivières Ogilvie et Hart, à l’extérieur des parcs nationaux Vuntut et Ivvavik. La survie du caribou et la santé des petits qui naîtront au printemps dépendent de la capacité de la harde à trouver de quoi se nourrir en hiver
Pour observer le déplacement durant leur migration annuelle de caribous auxquels on a posé un collier émetteur, visitez le http://www.taiga.net/satellite/all_seasons.html (en anglais seulement).
Alimentation
Le caribou se nourrit principalement de lichen, sauf en été alors qu’il mange davantage de mousses, d’arbustes à feuilles caduques et de plantes herbacées non graminoïdes. Des perturbations telles que les insectes, les prédateurs ou l’activité humaine peuvent l’empêcher de se nourrir et nuire gravement à sa santé. Lorsque la neige est profonde, le caribou met plus de temps et d’énergie à la fouiller pour trouver du lichen, et si le printemps est froid, la croissance des végétaux dont il se nourrit durant sa migration est retardée.
3.2 Déclin de la harde de caribous de la Porcupine
Le bien-être de la harde de caribous de la Porcupine est essentiel pour les peuples qui tirent leur subsistance de cet animal depuis des milliers d’années. Le caribou joue également un rôle de premier plan dans l’écosystème des parcs nationaux. Étant donné qu’il occupe une place centrale dans la chaîne alimentaire, il a une incidence sur l’ensemble de l’écosystème.
Agrégation de caribous
© Fritz Mueller
Des biologistes du département de la Chasse et de la Pêche de l’Alaska, du Service de la pêche et de la faune des États-Unis, du gouvernement du Yukon et du Service canadien de la faune surveillent les variations de la population de la harde au moyen de dénombrements effectués tous les deux ou trois ans. La méthode de dénombrement la plus efficace est la prise de photographies aériennes à la fin du mois de juin ou au début de juillet. À cette période de l’année, les bêtes se regroupent en raison de la présence d’insectes piqueurs. Les biologistes arrivent à trouver ces agrégations, qui peuvent rassembler des dizaines de milliers d’individus, en repérant les individus auxquels on a posé des colliers émetteurs.
Le dénombrement doit être effectué sur une courte période; plusieurs avions sont donc utilisés pour repérer les caribous portant un collier émetteur et rechercher les groupes n’ayant pas de tels individus. Des photographies de la harde sont prises à intervalles réguliers tandis que les avions font des virées transversales au-dessus des groupes. Une fois les photos développées, on peut y compter les caribous. Le nombre final obtenu est arrondi au millier le plus près. Bien que cette méthode soit loin d’être parfaite, elle permet tout de même de déceler des tendances dans la population.
Malheureusement, aucun dénombrement de la harde n’a pu être effectué depuis 2001. La dernière opération, en 2004, a dû être annulée en raison de la présence de fumée se dégageant de feux de forêt. En 2007, l’agrégation s’est produite dans les montagnes, où il est difficile de prendre des photos. Les autres années, y compris en 2008, les caribous ne se sont pas regroupés.
Malgré l’absence de données récentes, les biologistes sont convaincus que la harde est toujours en déclin. En traitant les résultats des dénombrements annuels des naissances au moyen de modèles informatiques, ils estiment à 100 000 la taille de la harde en 2008.
© Parcs Canada
Bien que le déclin actuel s’inscrive peut-être dans un cycle naturel, il inquiète énormément les intervenants. Si les estimations sont exactes, la harde est à peine plus nombreuse qu’à son creux précédent, dans les années 1970. L’accroissement de population observé dans les années 1980 a semblé plus lent pour la harde de la Porcupine que pour les autres hardes de caribous des toundras de l’Arctique, et il a culminé plus tôt. Le taux de croissance relativement lent de la harde pourrait nuire à son rétablissement.
3.3 Causes possibles du déclin de la harde
On ne connaît pas la véritable cause du déclin du nombre de caribous. Toutefois, un grand nombre de stresseurs joue sans doute un rôle à cet égard, notamment les maladies, les prédateurs, le changement climatique, les activités d’exploitation des ressources et d’autres facteurs anthropiques.
Stress
Le caribou doit préserver l’équilibre entre les quantités de calories absorbées et dépensées. Il doit passer suffisamment de temps à rechercher de la nourriture pour combler ses besoins caloriques, mais certains stress peuvent l’en empêcher et l’obliger à utiliser son énergie pour se sauver plutôt que pour se nourrir. Il peut s’agir de stresseurs naturels comme les insectes, mais aussi de perturbations d’origine humaine comme les hélicoptères, les avions survolant son territoire à basse altitude, les motoneiges, la circulation routière et le développement industriel. La capture d’individus aux fins de recherches et d’installation de colliers émetteurs peut également lui nuire.
La myopathie d’effort peut frapper les animaux poursuivis ou stressés. Cette réaction, qui touche habituellement les muscles, le cœur et les reins du caribou, peut causer une faiblesse et une raideur, de même que des symptômes semblables à ceux de la dépression.
Les effets sur un individu ne sont pas nécessairement graves s’il ne subit que quelques expériences stressantes, mais l’exposition à long terme à des stresseurs répétés a souvent des incidences néfastes sur la santé de la harde
Maladie
Le caribou peut avoir plusieurs maladies dont certaines sont mortelles, et les individus stressés y sont plus vulnérables.
La brucellose, maladie très contagieuse présente dans la harde de la Porcupine, touche les jointures des jambes. Elle peut faire boiter les animaux et causer des avortements et la stérilité.
Le piétin est causé par des bactéries normalement présentes dans le sol. Les individus touchés peuvent se mettre à boiter et leurs sabots peuvent enfler jusqu’à doubler de grosseur. La maladie entraîne parfois la formation d’abcès dans le foie, les poumons ou la gueule.
Parasites
Les parasites survivent grâce à leur hôte. Plusieurs parasites infectent communément le caribou : ténias (vers solitaires), plathelminthes (vers plats), protozoaires et nématodes (vers ronds). Les parasites ne tuent normalement pas les animaux, mais ils peuvent les affaiblir ou causer leur sous-alimentation et ainsi nuire à leur capacité de supporter les autres stresseurs.
Insectes
Les insectes peuvent être considérés comme des « micro-prédateurs ». Les maringouins, les mouches noires, les brûlots et les hippobosques attaquent sans arrêt afin d’obtenir la ration de sang dont ils ont besoin pour pondre leurs œufs. Le caribou court souvent dans tous les sens pour fuir les insectes et peut se blesser en tentant de trouver un endroit non infesté, par exemple le sommet d’une colline. Les bancs de neige non fondue peuvent soulager temporairement les animaux.
L’hypoderme pond ses œufs dans la peau du caribou, puis migre vers le dos de l’animal où il forme des kystes. L’insecte joue sur l’équilibre nutritionnel du caribou et nuit à son système immunitaire.
L’œstre du nez pond ses œufs près du nez du caribou et ses larves s’attachent à la paroi intérieure des naseaux. L’insecte se développe durant l’hiver et sa présence peut nuire à la respiration de son hôte, en particulier lors de courses rapides. Au printemps, le caribou éternue et l’œstre adulte prend son envol.
Prédateurs
Le grizzli, le loup, l’aigle royal et le carcajou sont tous des prédateurs du caribou. Le grizzli habite toute l’aire de distribution du caribou et attaque souvent les mâles affaiblis après le rut ou les nouveau-nés. Les adultes tombent parfois sous la griffe des loups, qui récoltent chaque année de trois à cinq pour cent de la harde. Le carcajou se nourrit de carcasses, mais peut également tuer des nouveau-nés ou des adultes malades ou mourants. L’aigle royal est un important prédateur pour les nouveau-nés, qu’il tue avec ses serres.
Les prédateurs jouent un rôle de premier plan en soustrayant de la harde les individus malades et âgés. De la même façon, le caribou est un maillon important de la chaîne alimentaire du Nord.
Changement climatique
Les changements survenus récemment dans le climat (chutes de neige plus abondantes, dégel précoce et état des glaces imprévisible) semblent avoir une incidence sur la harde de caribous de la Porcupine.
Les chutes de neige plus abondantes compliquent l’accès au lichen dont se nourrit le caribou en hiver. Cela peut avoir une incidence sur le taux de survie des petits, qui dépend pour beaucoup de l’état de santé des femelles en hiver et au printemps. Des neiges plus profondes peuvent également empêcher le caribou d’emprunter les voies migratoires habituelles, ou ralentir sa progression.
Le réchauffement des températures printanières peut avoir une incidence sur les voies de migration puisqu’il entraîne un amincissement des glaces et précipite la débâcle des rivières que traverse la harde. Il peut donc retarder le caribou et obliger les femelles à mettre bas avant son arrivée aux aires habituelles, dans des secteurs où les prédateurs sont plus nombreux.
L’arrivée précoce du printemps et le réchauffement des températures estivales causent une explosion des populations d’insectes; le caribou risque ainsi de passer plus de temps à tenter de se soulager de leur harcèlement qu’à manger. De plus, l’allongement des étés pourrait entraîner la modification de la végétation dont se nourrit le caribou.
Exploitation actuelle des ressources
À l’heure actuelle, les aménagements sont très limités sur toute l’aire de distribution géographique de la harde, et ils sont presque tous liés aux réserves pétrolières et gazières de la région. Des activités passées d’exploration pétrolière et gazière ont toujours des incidences à la fois sur les aires d’hivernage du caribou, au Yukon, et dans la plaine côtière de l’Alaska. Des profils sismiques, longues bandes étroites d’environ deux mètres de largeur, ont été dégagés dans les années 1970. Ils facilitent sans doute l’accès des prédateurs et des chasseurs au caribou. Les profils sismiques effectués de nos jours sont plus étroits, et l’exploitation des ressources est interdite dans les parcs nationaux Vuntut et Ivvavik.
Au Yukon, cependant, la poursuite d’activités d’exploration pétrolière et gazière dans le secteur de la plaine Eagle, au sud-est d’Old Crow, a entraîné l’aménagement de profils sismiques et de sites de forage. Selon les géologues, le secteur renfermerait 7,9 billions de pieds cubes de gaz naturel et 536 millions de barils de pétrole. Plusieurs concessions ont été accordées récemment, bien qu’aucune route ni aucun pipeline n’ait été construit à ce jour. La pleine Eagle fait partie de l’aire d’hivernage du caribou puisqu’elle est riche en lichen, élément primordial dans l’alimentation de l’animal. Même si le caribou est moins sensible à l’activité humaine en hiver qu’aux autres périodes de l’année, il a tout de même tendance à éviter les secteurs fréquentés par l’homme.
Carte no 2 : Aire de distribution de la harde de caribous de la Porcupine et secteurs aménagés
- y compris les collectivités, les secteurs d’exploitation pétrolière et gazière* et les routes.
© Parcs Canada
*Nota : les secteurs d’exploitation bordant le parc national Ivvavik, sur la côte nord, ne peuvent faire l’objet d’un forage de l’intérieur du parc mais pourraient éventuellement être exploités en mer au moyen d’un forage dévié.
La vaste majorité de l’aire de distribution de la harde de caribous de la Porcupine demeure un milieu sauvage; les aménagements actuels ne contribuent donc sans doute pas énormément au déclin de la harde. Si les secteurs aménagés prenaient beaucoup d’ampleur, cependant, cela augmenterait le stress vécu par le caribou.
Exploitation proposée (future) des ressources
Étant donné l’accroissement de la demande de pétrole et de gaz à l’échelle mondiale, on cherche de plus en plus à en trouver des sources au Canada et aux États-Unis. La hausse du prix des hydrocarbures et l’épuisement des réserves nationales poussent les sociétés pétrolières et gazières à entreprendre l’exploration de régions éloignées.
On étudie actuellement la possibilité d’entreprendre un vaste projet de construction d’un gazoduc dans la vallée du fleuve Mackenzie, aux Territoires du Nord-Ouest. Bien que ces travaux auraient lieu à l’extérieur de l’aire de distribution de la harde, ils pourraient rendre plus facile l’exploitation des réserves pétrolières et gazières situées dans l’aire d’hivernage du caribou puisqu’ils fourniraient une façon plus rentable de transporter ces produits vers les marchés du Sud. Cet immense chantier, s’il est entrepris, entraînerait également une multiplication du trafic sur la route Dempster.
En Alaska, les terres qui font partie de la réserve faunique nationale de l’Arctique sont essentielles pour la harde. Contrairement aux secteurs de la réserve situés plus au sud, les Terres 1002 ne sont pas désignées « aire de nature sauvage » et l’exploitation pétrolière et gazière pourrait donc y être permise. L’incidence que pourraient avoir de tels travaux sur la harde de la Porcupine fait l’objet d’un débat passionné.
La géologie des Terres 1002 est semblable à celle du champ de pétrole de la baie Prudhoe, sur le versant nord qui les borde à l’ouest. Plus important champ de pétrole de l’Amérique du Nord, on en extrait du pétrole depuis plus de 30 ans. La baie Prudhoe sert d’aire de mise bas à la harde de caribous de l’Arctique du Centre de l’Alaska, harde de plus petite taille que celle de la Porcupine. La taille de la harde du Centre de l’Alaska a augmenté, ce qui semble démentir les craintes de ceux qui affirmaient que l’exploitation des hydrocarbures aurait une incidence négative sur ces animaux. L’essor de la population semble cependant coïncider avec un cycle naturel de croissance. Les femelles en gestation évitent les secteurs aménagés et la harde semble avoir changé d’aire de mise bas principale depuis les débuts de l’exploitation. Si la harde de la Porcupine devait ainsi changer d’aire de mise bas pour éviter de possibles aménagements, elle serait sans doute forcée de choisir un secteur plus fréquenté par les prédateurs.
Réseau routier
La route Dempster est la seule route du Nord du Yukon; elle relie Inuvik (Territoires du Nord-Ouest) au réseau routier du Yukon. La route, dont la construction a été achevée en 1979, traverse l’aire d’hivernage du caribou et donne aux chasseurs l’accès à la harde.
La circulation routière est un stresseur et peut même causer la mort des animaux. Le caribou évite les routes, qui fragmentent son habitat. Pour éviter de les traverser, il en vient donc souvent à cesser de fréquenter certains secteurs de son aire de distribution. Le loup, en revanche, se déplace plus facilement sur la surface dure des routes (ou des pistes de motoneige) et devient donc un prédateur plus redoutable en hiver. Enfin, la poussière soulevée par les véhicules a une incidence sur la végétation dont se nourrit le caribou à proximité des routes.
Chasse
Nombre d’Autochtones qui habitent l’aire de distribution géographique de la harde de caribous de la Porcupine ont besoin du caribou pour se nourrir. Cette chasse de subsistance est pratiquée par des Gwitchin, des Inuvialuit, des Tutchones du Nord et des Inupiat de treize collectivités de l’Alaska, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest. Ces peuples ont pu compter sur la harde pendant des milliers d’années. La chasse au caribou, pratique traditionnelle, joue un rôle primordial dans la préservation de leur culture. De plus, cette source de nourriture traditionnelle contrebalance le prix élevé des aliments achetés dans les collectivités éloignées de la région. En raison du déclin d’autres hardes des Territoires du Nord-Ouest et des interdictions faites de les chasser, la harde de la Porcupine risque fort de subir à l’avenir des pressions supplémentaires.
Les résidants non autochtones des collectivités de la région et de grandes collectivités comme Whitehorse et Fairbanks chassent eux aussi le caribou. Au total, de 1,5 % à 3 % de la harde, environ, est ainsi récolté chaque année. La proportion varie d’année en année suivant l’aire d’hivernage choisie par le caribou.
La construction de la route Dempster a permis aux chasseurs d’accéder à la harde (et de rapporter des carcasses de caribou) en camion et en motoneige, ce qui facilite le processus et risque d’entraîner une chasse excessive. Le gouvernement du Yukon a assujetti la chasse le long de la route à certaines restrictions, notamment l’interdiction de chasser durant les périodes où la harde traverse la route et l’interdiction de chasser en motoneige avant que le sol soit gelé et qu’une quantité suffisante de neige soit tombée. Il est actuellement question d’interdire la chasse dans un corridor de 500 m de largeur de chaque côté de la route par souci de sécurité des chasseurs.
3.4 Gestion de la harde de caribous de la Porcupine
Le Conseil de gestion de la harde de caribous de la Porcupine, organisme de gestion conjointe créé en 1985, est composé de huit membres représentant six organismes : le gouvernement du Canada, le gouvernement du Territoire du Yukon, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, le Conseil inuvialuit de gestion du gibier, le Conseil tribal des Gwich'in et le Conseil des Premières nations du Yukon. Bien que la harde traverse la frontière internationale pour poursuivre sa migration aux États-Unis, le Conseil de gestion peut uniquement faire des recommandations de règlements touchant la portion canadienne de l’aire de distribution de la harde. Il existe toutefois entre le Canada et les États-Unis une entente sur la conservation de la harde de caribous de la Porcupine qui fait la promotion de la coopération et de la coordination internationales aux fins de conservation de la harde et de son habitat (voir http://untreaty.un.org/unts/144078_158780/16/2/7177.pdf (en anglais seulement).
Votre défi : Les gestionnaires et les autres intervenants ne savent pas vraiment ce qui entraîne le déclin du caribou et leurs opinions à ce sujet diffèrent. Comment pourraient-ils collaborer afin d’assurer la survie à long terme de la harde de caribous de la Porcupine?
4.Description des intervenants
Les différents intervenants ont des opinions bien arrêtées sur la meilleure façon de gérer le caribou, et ces opinions sont parfois conflictuelles. Les points de vue décrits en gras ci-dessous sont ceux qu’ils défendent le plus fermement.
Biologiste de Parcs Canada
À titre de biologiste de Parcs Canada travaillant pour les parcs nationaux Vuntut et Ivvavik, vous vous préoccupez de la préservation de l’intégrité écologique des parcs nationaux. Un des principaux éléments de cette intégrité – et une des raisons majeures de la création des deux parcs – est la santé de la harde de caribous de la Porcupine. Vous tenez à ce que le principe de précaution soit adopté dans l’aire de distribution géographique de la harde.
Vous voudriez qu’un nouveau dénombrement du caribou soit effectué pour que l’on en apprenne davantage sur l’état actuel de la harde. Vous croyez qu’il est nécessaire d’instaurer un programme de surveillance à long terme du nombre et de la santé du caribou (au moyen de colliers émetteurs et de déclarations des chasseurs, par exemple) afin de déterminer quels stresseurs ont la plus grande incidence sur l’animal. Cela donnerait aux décideurs les outils requis pour réagir rapidement aux changements dans l’état de santé de la harde.
Il est important pour vous de préserver le droit des Gwitchin Vuntut et des Inuvialuit de chasser le caribou sur leurs territoires traditionnels, y compris dans les parcs, et de travailler en étroite collaboration avec ces nations en adoptant un processus de cogestion.
Vous vous préoccupez de l’incidence que pourrait avoir l’exploitation pétrolière et gazière sur les Terres 1002, territoire qui semble le plus favorable à la mise bas. Vos recherches indiquent qu’un moins grand nombre de petits survivent lorsque la mise bas a lieu plus à l’est, dans le parc national Ivvavik. Le changement climatique contribue peut-être à cette tendance.
Vous seriez prêt à participer à un comité de gestion transfrontalière dans l’espoir de favoriser ainsi la collaboration entre les organismes lorsqu’il est question de gestion de la harde et de son vaste territoire.
Aîné des Gwitchin Vuntut
En tant que membre de la Première nation des Gwitchin Vuntut, vous êtes autorisé à chasser le caribou sur votre territoire traditionnel, y compris dans le parc national Vuntut. Le caribou est au cœur du mode de vie du peuple gwitchin, qui en tire de la nourriture, des vêtements et des outils depuis des milliers d’années. Les migrations printanière et automnale du caribou l’amènent à traverser votre territoire. La viande de caribou, nutritive et abordable, est votre nourriture traditionnelle privilégiée. Votre peuple utilise toutes les parties du caribou, y compris la peau, la viande, les organes et les os. Il ne récolte que ce dont il a besoin et utilise tout ce qu’il récolte. Il est essentiel que vous puissiez continuer de pratiquer votre mode de vie traditionnel et le transmettre à vos petits-enfants. Vous êtes convaincu que la disparition du caribou causerait la perte de votre culture.
Vous vous préoccupez de l’incidence du changement climatique sur l’habitat et la migration du caribou. La neige est de plus en plus abondante en hiver et les glaces qui recouvrent les lacs et les rivières, de moins en moins prévisibles. Vous tenez à ce que des mesures soient prises pour ralentir le changement climatique et ainsi préserver les cycles naturels.
Vous trouvez que les biologistes se servent un peu trop librement d’aéronefs et de canons à filet (pour capturer des caribous et leur poser des colliers émetteurs) dans le cadre de leurs recherches, outils qui peuvent engendrer beaucoup de stress pour les animaux.
Vous vous inquiétez également de l’incidence des aménagements, de plus en plus nombreux. Vous savez que le caribou est facilement effrayé par la machinerie et les bruits forts; les animaux évitent donc les secteurs faisant l’objet d’activités d’exploration pétrolière et gazière. Cela nuit à la harde et la fatigue, et les animaux affaiblis ont plus de mal à réaliser leur migration. Vous êtes persuadé qu’il faut limiter l’exploitation des ressources et l’interdire dans l’habitat du caribou, en particulier dans les aires de mise bas. Il y a quelques années, vous êtes allé à Washington avec d’autres aînés pour protester contre l’aménagement des Terres 1002.
Promoteur de projet d’exploitation pétrolière et gazière
Votre société a consacré du temps et de l’énergie à l’exploration de gisements de pétrole et de gaz dans la plaine Eagle. Vous voulez offrir des emplois aux peuples du Nord du Yukon et voir à ce qu’ils obtiennent des retombées économiques grâce aux ressources présentes sur leurs terres. Vous comprenez les inquiétudes exprimées à l’égard de la harde de caribous de la Porcupine, mais vous êtes convaincu qu’en planifiant les projets minutieusement, il est possible de procéder à l’exploitation des ressources du secteur sans nuire inutilement à la harde. Votre employeur verra à atténuer l’incidence de l’exploitation, notamment en utilisant uniquement les routes d’hiver, en limitant les activités lorsque la harde se trouve à proximité, en surveillant le caribou près des chantiers et en restaurant soigneusement le secteur une fois l’extraction terminée.
Conformément aux ententes de revendication territoriale des Autochtones de la région, votre société engagera en priorité les gens de l’endroit. Il s’agira d’une stimulation économique indispensable pour le secteur, où le taux de chômage est élevé. De plus, vous croyez qu’il est nécessaire d’exploiter les réserves pétrolières et gazières nord-américaines (là où il est rentable de le faire) afin de répondre à la demande accrue.
Vous ne doutez pas de la réalité du changement climatique, mais vous n’êtes pas convaincu que la combustion du pétrole et du gaz et les émissions de CO2 qui en résultent en sont la principale cause – et de toute façon, les gens ont toujours besoin d’énergie pour faire rouler l’économie et chauffer leurs foyers.
Membre du comité des chasseurs et trappeurs
Vous êtes Inuvialuit et représentez les chasseurs et les trappeurs de la région désignée des Inuvialuit, qui comprend le parc national Ivvavik. Les membres de votre comité prennent régulièrement des caribous de la harde de la Porcupine le long des côtes de la mer de Beaufort en été. À l’automne et en hiver, ils accèdent à la harde par la route Dempster. Ils s’opposeront à l’imposition de toute restriction de chasse à l’un ou l’autre de ces endroits. Ils ont besoin du caribou pour nourrir leurs familles. Vous êtes préoccupé par la santé du caribou, en particulier devant la menace que représentent le changement climatique et l’aménagement des aires de mise bas. Vous ne vous opposez cependant pas à l’exploitation d’autres secteurs, à condition que des mesures soient prises pour atténuer son incidence sur la harde.
Votre organisme collabore avec les chasseurs à l’adoption de pratiques exemplaires, notamment le maniement sécuritaire des armes à feu, l’adresse au tir (tirer pour tuer), la sélection des individus (chasser les mâles plutôt que les femelles) et la restriction de la chasse aux mâles durant le rut.
Environnementaliste
Vous représentez un organisme environnemental à but non lucratif qui se préoccupe de la santé à long terme de la harde de caribous de la Porcupine et tient à préserver une des dernières grandes aires de nature sauvage de l’Amérique du Nord. De plus, vous croyez qu’il est primordial de prendre immédiatement des mesures de lutte contre le changement climatique, et ce pour plusieurs raisons, dont l’incidence de ce changement sur le caribou.
Vous croyez qu’il convient de cesser tout aménagement sur l’aire de distribution de la harde de caribous de la Porcupine et de protéger à jamais les Terres 1002 de la réserve faunique nationale de l’Arctique. Vous êtes convaincu qu’en adoptant des pratiques éconergétiques, il serait facile d’épargner autant d’hydrocarbures que l’on pourrait en tirer de la région, tout en évitant de contribuer davantage au changement climatique. Les risques pour la harde de la Porcupine sont beaucoup trop élevés pour permettre l’exploitation dans ses aires de mise bas.
Vous appuyez le droit des Autochtones de pratiquer la chasse de subsistance. Vous croyez cependant qu’il faut réduire le nombre de permis de chasse accordés aux non-Autochtones tant que l’on n’aura pas prouvé que la harde est en mesure de faire face à ce stresseur supplémentaire. Enfin, la facilité d’accès que permet la route Dempster vous préoccupe grandement et vous aimeriez que des restrictions importantes soient adoptées
Gestionnaire de la faune au gouvernement des Gwitchin Vuntut
À titre d’employé du gouvernement de la Première nation des Gwitchin Vuntut, vous êtes responsable de gérer le poisson et la faune au nom de votre peuple. Votre objectif principal est d’augmenter le contrôle exercé par les Gwitchin Vuntut sur les ressources fauniques, au profit des prochaines générations. Vous êtes conscient de l’importance sans égale du caribou de la Porcupine pour la survie des Gwitchin Vuntut.
En tant que gestionnaire de la faune, vous devez recueillir des données sur la récolte des espèces sauvages (y compris le caribou), effectuer des patrouilles sur le territoire traditionnel de la nation et voir à appliquer les lois connexes, au besoin. Vos activités vous placent parfois dans des situations délicates, notamment lorsque vous ne vous entendez pas avec vos amis ou vos voisins sur la façon dont doit être chassé le caribou.
Il est essentiel que la communauté ait confiance en votre capacité à faire votre travail. Vous êtes responsable de la communication avec les Gwitchin Vuntut; vous devez sensibiliser la population à la conservation de la harde et lui faire connaître les programmes de gestion de la chasse mis en œuvre, par exemple la restriction volontaire de la chasse aux femelles. Vous devez donc vous assurer que la communauté peut accepter toute mesure de gestion adoptée.
Vous collaborez avec des scientifiques afin d’en apprendre davantage sur le caribou et sur l’incidence du changement climatique sur la harde. Vous vous efforcez de tenir compte aussi bien des connaissances traditionnelles que des données scientifiques dans le cadre de la prise de toute décision de gestion de la faune.
Vous refusez tout net l’aménagement des Terres 1002, qui aurait des conséquences terribles sur la harde. Les aires de mise bas sont très fragiles et essentielles à la survie du caribou.
5. Renseignements supplémentaires
Le site Web Taiga Net (http://www.taiga.net/) (en anglais seulement) donne accès à d’autres sites offrant une foule de renseignements sur le caribou, notamment celui du Conseil de gestion du caribou de la Porcupine.
Le livre et la vidéo Being Caribou: Five Months on Foot with an Arctic Herd, par Karsten Heuer, traitent du parcours incroyable de la harde de caribous de la Porcupine. Visitez également le site Web http://www.beingcaribou.com/.(en anglais seulement)
Pourquoi veut-on procéder à des activités d’exploration pétrolière et gazière dans la réserve faunique nationale de l’Arctique? Visitez le site Arctic Power – Arctic National Wildlife Refuge (http://www.anwr.org/). (en anglais seulement). L’organisme alaskien Arctic Power s’efforce d’obtenir l’autorisation d’entreprendre l’exploration pétrolière et gazière dans la réserve faunique nationale de l’Arctique.
Site Web de la réserve faunique nationale de l’Arctique : Service de la pêche et de la faune des États-Unis – Alaska : (http://arctic.fws.gov/ ). (en anglais seulement)
Règlement sur la chasse en vigueur, sur le site Web du ministère de l’Environnement du Yukon (http://environmentyukon.gov.yk.ca/huntingtrapping/) (en anglais seulement).
Le livret Summer Ecology of the Porcupine Caribou Herd (Écologie estivale de la harde de caribous de la Porcupine), publié par le Conseil de gestion du caribou de la Porcupine, donne un aperçu des recherches réalisées sur les activités de mise bas et d’élevage des petits (http://taiga.net/pcmb/summer_ecology/PCHSummerEcology3.pdf).(en anglais seulement).
Références
Département de la Chasse et de la Pêche de l’Alaska. Wildlife Conservation. Consulté en janvier 2008 au http://www.wildlife.alaska.gov (en anglais seulement).
Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. Caribou Forever – Our Heritage, Our Responsibility. Consulté en janvier 2008 au http://www.wildlife.alaska.gov (en anglais seulement).
Gouvernement du Yukon. Project Caribou. Whitehorse (Yukon), 2001.
Conseil de gestion de la harde de la Porcupine. Porcupine Caribou Management Board. Consulté en janvier 2008 au http://www.taiga.net/pcmb/index.html
The Arctic National Wildlife Refuge: A Special Report. Consulté en janvier 2008 au http://arcticcircle.uconn.edu/ANWR/anwrindex.html (en anglais seulement).
Première nation des Gwitchin Vuntut. Site Web officiel de la Ville d’Old Crow. Consulté en janvier 2008 au http://www.oldcrow.ca (en anglais seulement).
Remerciements
Cette étude de cas a été réalisée par l’entreprise suivante en vertu d’un contrat établi par Parcs Canada :
Maguire Educational Consulting
C.P. 1327, Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) X1A 2N9
Tél./Fax : 867-371-5975
pmaguire@netkaster.ca
N. B. : Vous avez besoin du logiciel Adobe Acrobat Reader pour lire la version PDF.
Si vous n'avez pas accès au site de téléchargement d'Adobe, vous pouvez télécharger le logiciel Acrobat Reader d'une page accessible.
Si l'accessibilité à un document PDF pose un problème, vous pouvez convertir le fichier en format texte HTML ou ASCII en utilisant l'un des services d'accès offerts par Adobe (en anglais seulement).
Page d'accueil
| Section des enseignants
| Section des élèves
|