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Les défis des parcs : enjeu et intervenants

Étude de cas 6 : Un grand carnivore dans un petit parc : la protection du loup au parc national du Canada de la Mauricie est tout un défi!

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Contenu
1. L'enjeu en bref
2. Les lieux
3. L'enjeu en détail
4. Apprends à connaître le loup
5. Faits intéressants sur les loups de la Mauricie
6. Quelques faits sur l’exploitation de la faune au Québec
7. Description des intervenants
8. Renseignements supplémentaires et références

1. L'enjeu en bref
La protection d’un grand prédateur comme le loup constitue un défi de taille en raison des fréquents déplacements de l’animal hors des limites du parc national de la Mauricie (PNLM). Les deux meutes de loups utilisant le parc ont chacune un territoire d’environ 650 km2. Lorsqu’elles sont à l’extérieur des 536 km2 protégés par le parc, chasse, piégeage et autres activités humaines les dérangent. De plus, à l’intérieur du parc, la présence d’une route panoramique et le grand nombre de visiteurs ont comme impact de les déloger de certains habitats essentiels.

Loup de l'Est   Le parc national de la Mauricie doit assurer la protection du loup de l’Est, sous-espèce classée préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.
© Jaques Pleau/Parcs Canada

2. Les lieux
Le parc national de la Mauricie est localisé au nord du Saint-Laurent, à environ 65 km de Trois-Rivières. Il est bordé au nord par la rivière Matawin et la réserve faunique du Saint-Maurice, à l’ouest par la réserve faunique Mastigouche, à l’est par la rivière Saint-Mauricie et au sud par les municipalités de Saint-Mathieu-du-Parc, Saint-Gérard-des-Laurentides, Sainte-Flore et Saint-Jean-des-Piles.

Le parc représente la partie centrale de la région précambrienne du Saint-Laurent et des Grands Lacs (région 19c). Il a une superficie de 536 km2.

Vue aérienne d'un lac et de la forêt   Le parc protège un paysage typique des Laurentides méridionales où collines, forêts, lacs et cours d’eau sont omniprésents. Ce lieu privilégié possède une grande variété d’habitats et favorise la présence d’une faune et d’une flore diversifiées.
© Jaques Pleau/Parcs Canada

L’accès au territoire du parc se fait à partir de la route Promenade, une route panoramique de 63 km qui traverse le parc et relie les terrains de camping, les belvédères, les départs de sentiers et les aires de pique-nique.

Environ 300 000 personnes visitent le parc chaque année, principalement l’été. Le camping, le canot-camping, le canotage, la randonnée pédestre, le vélo, la pêche, l’observation de la faune, le pique-nique et la baignade sont les principales activités effectuées de mai à octobre. Le ski de randonnée et la raquette attirent près de 30 000 adeptes chaque hiver. Durant cette saison, la majeure partie de la route Promenade est fermée. Seuls les six premiers kilomètres à partir de Saint-Jean-des-Piles sont accessibles aux véhicules pour leur permettre d’accéder au poste de fartage de Rivière-à-la-Pêche. Les 11 kilomètres suivants sont entretenus pour la pratique du ski et le reste de la route n’est utilisé que pour les déplacements en motoneige du personnel du parc.

Pour plus d'information, tu peux consulter la fiche de renseignements sur le parc national de la Mauricie, sa page Internet et la région 19 du Plan de réseau des parcs nationaux Haut de la page

3. Tous les détails de l’enjeu

3.1 Comprendre pour mieux protéger
La protection du loup est-elle assurée au parc? Le loup remplit-il son rôle dans l’écosystème? C’est pour répondre à ces questions qu’une étude sur l’écologie du loup a été effectuée en 2000-2003. Les scientifiques sont de vrais détectives : ils ont suivi les pistes des loups dans la neige, écouté leurs hurlements et même récolté des crottins! À l’aide de la télémétrie, ils ont aussi suivi les déplacements des loups pour comprendre leurs habitudes de vie.

Loup de l'Est avec un collier émetteur et une étiquette à l'oreille   Seize loups, appartenant à quatre meutes différentes, ont été capturés et munis de colliers émetteurs afin d’être suivis grâce à la télémétrie.
© Mario Villemure/Parcs Canada

3.2 Le territoire des meutes à l’étude

Territoires des meutes de loups dans la région du PNLM, 2000-2003 Carte délimitant les territoires de quatre meutes de loups La meute de l’Est a 74 % de son territoire à l’intérieur du parc. La meute de l’Ouest, quant à elle, n’a que 18 % de son territoire dans le parc, et l’utilise davantage l’hiver. La superficie moyenne des territoires des meutes est d’environ 650 km2. Haut de la page

3.3 Causes de mortalité chez les loups
La forte diminution, durant l’hiver, du nombre de loups dans les quatre meutes à l’étude est inquiétante.

  • La taille moyenne des meutes, estimée à 7,7 loups en octobre, a diminué de 53,2 % au cours de l’hiver pour atteindre une moyenne de 3,6 loups en mars. Idéalement, une meute devrait être constituée d’une dizaine de loups.
  • Des 16 loups munis d’un collier émetteur (marqués), neuf ont été piégés et un est mort de cause inconnue. La mortalité annuelle due au piégeage a été de 32,8 %.
  • Les neuf cas de mortalité d’origine humaine se sont tous produits hors des limites du parc. La majorité de ces cas ont eu lieu lors des mois d’octobre et de novembre et ont touché principalement les louveteaux, qui sont moins à l’affût du danger.

Selon les trappeurs, plusieurs loups sans collier émetteur ont aussi été piégés. En incluant les loups marqués et non marqués, la mortalité annuelle due au piégeage dans la région du parc national serait au-delà de 40 %. Cette mortalité touche autant les loups habitant le parc que ceux habitant un territoire non protégé en périphérie.

Le taux d’exploitation est donc largement supérieur au taux maximal de 30 % suggéré afin d’éviter un déclin de la population. On peut donc déduire que le maintien de la population de loups dans la région du parc dépend de l’immigration de loups de régions où le taux d’exploitation est moins élevé.

Répartition des territoires de piégeage dans la région du PNLM, 2000-2003 Graphique représentant le nombre de fèces de loup en fonction du nombre de visiteurs du mois de mai à octobre Sur l’aire d’étude, on retrouve en moyenne douze trappeurs sur le territoire d’une seule meute. Parmi eux, cinq piègent activement le loup. Toutefois, les méthodes de piégeage n’étant pas totalement sélectives, des loups peuvent être capturés par des trappeurs ne les visant pas spécifiquement. Ce fut le cas pour deux loups marqués, capturés dans des pièges à renard. Haut de la page

3.4 Qu’est-ce qui dérange les loups?
Les loups semblent dérangés par l'augmentation du nombre de visiteurs dans le parc. Durant l’été, ils évitent les zones achalandées comme les campings, les aires de pique-nique et la route Promenade. Toutefois, ce dérangement n’a pas d’incidence sur leur survie.

Bien qu’ils ne représentent qu’une petite partie du territoire, les sites d’élevage des jeunes (tanières et sites de rendez-vous) sont cruciaux. Une seule tanière est connue sur le territoire du parc. Utilisée par la meute de l’Est au cours des trois années de l’étude, elle est située suffisamment loin des aires aménagées pour éviter tout dérangement par les visiteurs. Par contre, plusieurs sites de rendez-vous se trouvent dans des secteurs qui pourraient être accessibles au public.

Afin de faciliter leurs déplacements en hiver, les loups circulent sur les sentiers de motoneige, utilisés seulement par le personnel du parc, et sur la route Promenade. Leur attirance pour cette dernière diminue dès l’arrivée de la saison touristique. Depuis l’ouverture complète de la route en 1981, aucune mention d’un loup frappé par un véhicule n’a été faite. L’interdiction d’y circuler en hiver, le trafic relativement faible la nuit et la vitesse réduite contribuent certainement à la sécurité des animaux.

Nombre de fèces de loup retrouvées sur la route Promenade en fonction du nombre de visiteurs dans le PNLM, 2002 Nombre de fèces de loup retrouvées sur la route Promenade en fonction du nombre de visiteurs dans le PNLM, 2002 Les loups semblent abandonner le marquage par les fèces sur la route lorsque le trafic y devient plus dense. Y circuler est alors plus stressant. Les loups se dépêcheraient donc de la traverser plutôt que d’en tirer avantage dans leurs déplacements. Haut de la page

4. Apprends à connaître le loup

4.1 Un gardien de l’équilibre en milieu forestier

 Dessin de deux balances à plateaux; la première est en équilibre avec un loup d'un côté et un orignal de l'autre, et la deuxième ne l'est pas, car elle est vide d'un côté et contient trois orignaux de l'autre Un loup dans la balance! Prédateur au sommet de la chaîne alimentaire, le loup maintient les populations d’herbivores dont il se nourrit à un niveau acceptable.
© Amélie Villemure

L’absence du loup permet un développement anormalement élevé des populations de cerfs de Virginie, d’orignaux et de castors. Cela entraîne des impacts négatifs non seulement sur les herbivores eux-mêmes, mais aussi sur la végétation dont ils se nourrissent et sur d’autres animaux de l’écosystème. En effet, en étant trop nombreux, ils peuvent épuiser eux-mêmes leurs sources de nourriture et faire disparaître certaines espèces animales moins compétitives. La prédation faite par le loup favorise donc la présence d’une plus grande diversité d’espèces animales et végétales.

4.2 Un grand timide
À l’état sauvage, le loup est de nature discrète. Il craint la présence des hommes et évite les zones d’activité intense.

  • Les activités écotouristiques comme l’appel du loup peuvent le déranger. Lorsque soumises à des séances de hurlements simulés, deux meutes de loups du massif du lac Jacques-Cartier ont réduit leurs recherches de nourriture, possiblement pour assurer une plus grande surveillance des jeunes à proximité des sites de rendez-vous.
  • Les loups apprennent à éviter les villes ou les routes parce qu’ils les associent à la persécution humaine. Ce comportement peut aussi être transmis au fil des générations, les loups adultes l’apprenant aux jeunes.
  • Les accidents routiers constituent une cause majeure de mortalité chez les loups. Ils ont causé 17 % des mortalités des loups munis de colliers émetteurs lors d’une étude dans le massif du lac Jacques-Cartier au Québec. Au parc national de Banff, en Alberta, ils ont été responsables de 68 % des mortalités connues entre 1986 et 1998.

4.3 Une situation préoccupante
Les loups du parc et de sa région appartiennent à la sous-espèce « loup de l’Est » (Canis lupus lycaon). En mai 2001, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a attribué à cette sous-espèce un statut préoccupant. Cela veut dire que les activités humaines comme la chasse, le piégeage et le développement des villes et des campagnes lui nuisent. Au Québec, il y a approximativement 585 loups de l’Est sur une population totale d’environ 7 000 loups.

Loup de l'Est   Le loup de l’Est se distingue des loups vivant dans le Nord du Québec par sa taille plus petite, par son pelage de couleur fauve, parsemé de longs poils noirs sur le dos et sur les flancs et par sa coloration rousse derrière les oreilles. Les femelles pèsent de 20 à 30 kilos et les mâles de 40 à 50 kilos.
© Jacques Pleau/Parcs Canada
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5. Faits intéressants sur les loups de la Mauricie

5.1 Répartition du loup en Mauricie

Aire de répartition du loup en Mauricie et au Québec
Carte représentant l'aire de répartition du loup en Mauricie et au Québec   Le parc national est la limite sud de la répartition du loup en Mauricie. L’absence de grandes forêts et le développement agricole et urbain au sud du PNLM ne favorisent pas la survie des loups. Ils sont présents vers le nord, mais l’exploitation forestière et le développement touristique y modifient leur habitat. Le piégeage effectué dans les zones d’exploitation contrôlée (ZEC), dans les pourvoiries et dans les réserves fauniques les privent de grands territoires libres d’exploitation.
© Société de la faune et des parcs du Québec

5.2 Que mangent les loups en Mauricie?

Régime alimentaire du loup de l’Est au PNLM, 2000-2003 Régime alimentaire du loup de l’Est au PNLM, 2000-2003© Amélie Villemure

L’été, les loups se nourrissent principalement de castors. L’hiver, ils visitent les ravages de cervidés. Moins bien adaptés aux déplacements dans la neige, les orignaux et les cerfs de Virginie circulent plus lentement et sont donc plus faciles à capturer. L’orignal est alors la proie préférée du loup.

Selon les inventaires réalisés par les gardes de parc, la population d’orignaux est estimée à 268 individus, soit 5 orignaux/10 km2. Puisque la chasse est interdite dans le parc, la densité d’orignaux y est beaucoup plus grande qu’en périphérie. La population de cerfs est estimée à une trentaine d’individus et la population de castors à 594 individus, soit 165 colonies actives avec en moyenne 3,6 castors chacune. Haut de la page

6. Quelques faits sur l’exploitation de la faune au Québec

6.1 Le piégeage, une tradition
Le piégeage au Québec est une affaire de culture, de tradition et d'économie. Pour la saison de piégeage 2001-2002, près de 8 300 trappeurs ont récolté 263 700 fourrures dont la valeur atteignait 6,7 millions de dollars. Les exportations canadiennes de fourrure sont de l'ordre de 330 millions de dollars annuellement. La part du Québec se situe à environ 160 millions de dollars pour ce qui est des fourrures apprêtées et des manteaux de fourrure confectionnés ici.

6.2 Le piégeage du loup et du castor

Dessin d'un loup pris au collet   Le loup représente à peine 0,1 % de l’ensemble des espèces piégées. Pour la saison de piégeage 2001-2002, 357 peaux de loups ont été déclarées pour une valeur de 30 723 $. Toutefois, ce chiffre est approximatif. En effet, il n’existe aucune obligation légale de déclarer au gouvernement que l’on a capturé un loup. De plus, il n’y a aucune limite de prises pour cet animal.
© Amélie Villemure

Des études québécoises, en plus de celle de la Mauricie, démontrent que la mortalité liée au piégeage peut atteindre, selon les régions, de 25 à 50 % annuellement. Le loup assure sa présence sur le territoire grâce à sa forte capacité de résilience et de dispersion. Toutefois, le piégeage maintient les populations à un niveau plus bas que la normale, c’est-à-dire le niveau déterminé par la quantité de proies disponibles.

Dessin d'un castor   Le piégeage du castor au Québec est une activité très importante. Cet animal représente 26,2 % de l’ensemble des espèces piégées. Pour la saison de piégeage 2001-2002, 69 201 peaux de castors ont été déclarées, pour une valeur de 1 697 501 $. C’est donc une activité très lucrative.
© Amélie Villemure
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6.3 La chasse au gros gibier
Au Québec, la population d’orignaux est estimée à 100 000 individus et celle de cerfs de Virginie à 285 000. La chasse à l’orignal attire environ 122 500 adeptes qui dépensent environ 121,5 millions de dollars annuellement pour cette activité. Les dépenses des chasseurs d’orignaux créent ou maintiennent 1 300 emplois à temps plein. La chasse au cerf de Virginie attire environ 140 000 adeptes qui dépensent environ 78,2 millions de dollars annuellement pour cette activité. Les dépenses des chasseurs de cerfs de Virginie créent ou maintiennent annuellement 844 emplois à temps plein.

Principales causes de mortalité des orignaux et des cerfs de Virginie au Québec en 2000
Causes de mortalité
Quantité d’orignaux
Quantité de cerfs de Virginie
Chasse sportive
11 447
57 316
Accidents routiers
215
2 277
Braconnage
107
149
Maladie, famine, prédation et autres causes de mortalité naturelle
141
371
Source : Gros gibier au Québec en 2001 : Exploitation par la chasse et mortalité par des causes diverses. Ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, Direction du développement de la faune, janvier 2004.

Selon un biologiste de la direction du développement de la faune, chaque année en Mauricie, près de 20 % de la quantité totale d’orignaux est prélevé par les chasseurs. De cette même quantité totale, 5 % meurt à cause de la maladie, de la famine, d’accidents routiers et de la prédation par les loups.Haut de la page

7. Description des intervenants

Biologiste de Parcs Canada
Tu as fait un baccalauréat en biologie et une maîtrise en écologie animale. Tu travailles depuis 15 ans au parc national de la Mauricie. Tu crois qu’il est essentiel que les deux meutes qui utilisent le parc soient complètement protégées de la chasse et du piégeage et à l’abri du dérangement humain dans le parc. Tu es conscient des besoins des visiteurs du parc mais tu es d’avis que le développement des installations et des activités doit aussi respecter les loups. Il est important que l’intégrité écologique de l’ensemble de l’écosystème forestier du parc soit maintenue.

Biologiste du Ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs
Tu as fait un baccalauréat en biologie et une maîtrise en écologie animale. Tu travailles pour la Direction du développement de la faune du ministère. Celle-ci a pour mission d’assurer, dans une perspective de développement durable, la mise en valeur des espèces animales au Québec (exceptions faites des territoires fédéraux comme le parc de la Mauricie). Tu as donc un double rôle. Tu dois favoriser l’exploitation de la faune tout en t’assurant que la chasse et le piégeage laissent les populations animales à des niveaux acceptables. Tu dois aussi tenir compte des différents points de vue concernant le loup et tenter de satisfaire le plus de gens possible. Tu ne considères pas qu’il y ait vraiment un problème de surexploitation du loup au Québec, mais tu reconnais que les loups présents sur le territoire du parc ne sont pas protégés et qu’il faut prendre des mesures pour y remédier.

Chasseur de cervidés et amant de la nature
La forêt a une valeur inestimable pour toi. Depuis plusieurs générations, ta famille et toi profitez de ses ressources pour la chasse sportive, pour couper du bois de chauffage et tout simplement pour profiter de moments en plein air. Comme de nombreux chasseurs, tu considères le loup comme un prédateur nuisible. Tu crois qu’il prélève inutilement des cerfs de Virginie et des orignaux qui seraient autrement disponibles pour les chasseurs de gros gibier. Selon toi, il faut continuer à piéger le loup et même augmenter le nombre de prises afin de maintenir au minimum la quantité de loups dans la forêt.

Membre d’une association locale de trappeurs
Pour toi, le piégeage est une source de revenu en plus d’être l’occasion de profiter de moments en plein air. Tu pièges principalement le castor et la martre, mais tu installes aussi des collets pour capturer des loups. Toutefois, tu considères le piégeage du loup davantage comme un loisir que comme une source de revenu. En effet, le loup est une espèce peu rentable. Pour toi comme pour la majorité des trappeurs, piéger le loup représente plutôt un défi, car c’est un animal très rusé. Tu veux que l’exploitation de cet animal soit bien contrôlée afin de profiter de ce loisir encore longtemps. Tu crois cependant qu’il sera toujours préférable de piéger le loup afin de le maintenir en faible quantité dans la forêt. Selon toi, en agissant ainsi, la qualité du piégeage du castor sera maximisée.

Membre du groupe local de protection de la nature
Selon toi, les gestes et les actions des humains doivent préserver l’équilibre naturel pour ne pas nuire aux espèces animales et végétales et, indirectement, à l’Homme. Tu considères que si les loups ne sont pas protégés, il est clair qu’ils ne peuvent pas jouer leur rôle dans l’écosystème. De plus, étant donné que le loup de l’Est est sur la liste des espèces en péril, il te semble évident qu’il faut assurer sa protection non seulement dans le parc, mais aussi au Québec. En plus de les protéger de la chasse et du piégeage, tu es d’avis que tous les efforts doivent être faits afin de donner la tranquillité nécessaire aux loups dans le parc.

Campeur du parc et amant de la nature
Tu es un passionné du parc national. Tu viens en camping chaque année et visites tous les coins du parc. Tu pratiques la randonnée pédestre, le canot, le vélo et participes aux activités d’interprétation de la nature. Pour toi, entendre le hurlement des loups serait une expérience magique qui te ferait sentir en territoire sauvage. De façon générale, tu es d’avis qu’il faut protéger les loups et faire attention pour ne pas les déranger. Mais tu veux aussi bénéficier d’installations et d’activités qui rendront ton séjour agréable. D’ailleurs, tu aimerais bien que le parc offre une activité d’appel aux loups.Haut de la page

8. Informations supplémentaires et références

Le site de Parcs Canada contient plusieurs informations pertinentes sur le loup de l’Est.

Visite la galerie d’images de Parcs Canada pour regarder des photos de l’étude scientifique sur le loup de l’Est au parc national de la Mauricie.

Visite le site du Comité sur la situation des espèces en péril pour savoir plus sur son rôle et sur les différentes espèces qui sont en péril au Canada.

Visite le site du ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs pour en apprendre davantage sur la mise en valeur de la faune au Québec.Haut de la page

Références

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Huot, M., G. Lamontagne et F. Goudreault. 2002. Plan de gestion du cerf de Virginie 2002-2008 : Vers une utilisation optimale des populations de cerfs. Société de la faune et des parcs du Québec, Québec. 17 pages.

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Dernière mise à jour : 2009-12-09 Haut de la page
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