Écosystème des Prairies : fiche de renseignements
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Voici une liste des composantes abiotiques et biotiques ainsi que des processus écosystémiques en présence dans la région des Prairies, au Canada.
1. Composantes abiotiques
Sol
• Certains sols des prairies sont très fertiles, mais les sécheresses répétées entraînent l’érosion si le couvert herbacé disparaît.
Soleil
• Le soleil favorise la croissance de prairies fertiles. Mais avec le vent, il fait évaporer plus d’eau en moyenne durant l’année que les nuages apportent de pluie ou de neige.
Eau
• Les Prairies sont en grande partie semi-arides. Comme l’eau y est rare, la plupart des espèces ont développé un mécanisme qui leur permet de survivre en temps de sécheresse. Certaines plantes ont de très longues racines; de nombreux animaux tirent de leur nourriture l’eau dont ils ont besoin.
2. Composantes biotiques
Buse rouilleuse
• La buse rouilleuse, cousine de l’aigle, niche dans les prairies, les bad-lands et les pâturages.
• On trouve en Alberta, des superficies assez grandes de l’habitat convenant à la buse rouilleuse. Mais l’agriculture gagne du terrain sur cet habitat et on craint pour la stabilité à long terme des populations.
• La buse rouilleuse se nourrit de petits mammifères, d’oiseaux et de reptiles.
Serpent à sonnettes des Prairies
• Le trait le plus remarquable de ce reptile est qu’il agite la queue lorsqu’il se sent menacé.
• Ce serpent est venimeux, mais sa morsure n’est habituellement pas mortelle pour les adultes s’ils sont traités rapidement. Mais même après traitement, il arrive qu’une victime reste à jamais invalide.
• En hiver, le serpent à sonnettes se terre dans un hibernaculum, ou gîte d’hivernage. Il choisit souvent les tanières abandonnées du blaireau ou du chien de prairie.
• Le serpent à sonnettes se nourrit de petits mammifères (souris, rats-kangourous, lapereaux, chiens de prairie), de lézards et d’oiseaux.
Tétras des armoises
• Le tétras des armoises est l’une des rares espèces d’oiseaux ou de mammifères qui mange et digère l’armoise.
• La parade nuptiale, qui a lieu au printemps, est spectaculaire. Les mâles se rassemblent sur des sites traditionnels (les leks) et dansent, déploient leurs plumes et gonflent les sacs gulaires rouges sur leur cou.
• La population est en déclin en territoire canadien.
Prairie mixte
• Type de prairie le plus répandu dans la région des grandes plaines, y compris dans le Parc national des Prairies.
• La prairie mixte est constituée de différentes espèces d’herbes (courtes et moyennes), dont la stipe comateuse, le boutelou gracieux, le pâturin des prés et l’agropyre de l’Ouest.
Armoise
• L’armoise est une plante xérophile qui pousse dans les prairies et les déserts d’Amérique du Nord.
• Elle renferme des substances chimiques dont le goût déplaisant éloigne les animaux herbivores.
• Elle est une source importante de nourriture pour le tétras des armoises, une des rares espèces capables de la manger.
Chien de prairie à queue noire
• Le chien de prairie est un mammifère très grégaire qui vit en colonies dans des « villes » souterraines.
• Cette espèce propre aux prairies à graminées courtes est en déclin et est même disparue de certains endroits.
• Le chien de prairie est un facteur important dans l’écosystème des Prairies, puisque les terriers qu’il abandonne servent à d’autres animaux, tels que la chevêche des terriers.
• Le chien de prairie à queue noire se nourrit d’herbes, de racines, de feuilles et de fleurs. Grâce à ce régime à haute teneur hydrique, il n’a pas besoin de boire d’eau.
Pie-grièche migratrice
• On trouve ce rapace chanteur dans les prairies et les pâturages.
• La pie-grièche migratrice se nourrit d’autres oiseaux chanteurs, d’insectes, de petits mammifères et de reptiles.
• Son bec crochu rappelle celui du faucon et d’autres rapaces.
• La pie-grièche a un comportement étonnant : elle empale ses proies dans les arbres épineux ou sur les fils de fer barbelé.
Antilocapre
• L’antilocapre est l’animal terrestre le plus rapide en Amérique du Nord.
• Piètre sauteuse, l’antilocapre se glisse facilement sous les clôtures dont la partie inférieure est relevée.
• C’est un animal très curieux qui va souvent inspecter ce qui est inhabituel dans son environnement.
• Peu de prédateurs s’attaquent aux antilocapres adultes.
• La femelle cache ses petits dans l’herbe des prairies et ne s’en occupe presque pas de la journée. Si un prédateur survient, il est fréquent que la femelle quitte l’endroit où sont cachés ses petits.
• Les nouveaux-nés sont les plus susceptibles d’être la proie de prédateurs, tels que l’aigle royal et le coyote.
• Souvent, une antilocapre court à côté d’un véhicule, puis accélère soudainement et bondit devant le véhicule.
Anémone des prairies
• Cette espèce est l’une des premières fleurs à éclore au printemps.
• La tige et les bourgeons de l’anémone des prairies sont couverts d’un duvet qui diminue l’effet des vents frais du printemps.
• Pour capter le plus de chaleur possible, la fleur suit les mouvements du soleil. L’intérieur de la fleur est donc plus chaud de plusieurs degrés que l’air ambiant, attirant les premières abeilles et les premières mouches du printemps, qui pollinisent la plante.
Platanthère blanchâtre
• Une des nombreuses espèces rares d’orchidées qui poussent dans les prairies à graminées courtes, particulièrement dans les endroits qui n’ont jamais été cultivés.
• La platanthère blanchâtre ne peut survivre sans une espèce spéciale de champignon autour de ses racines. Il est donc pratiquement impossible de la transplanter.
Chevêche des terriers
• Incapable de creuser ses propres terriers, la chevêche des terriers s’installe dans ceux qu’abandonnent les blaireaux, les renards et les coyotes.
• La population est en déclin partout en Amérique du Nord.
• Cet oiseau migrateur se rend au Texas, au Mexique et en d’autres lieux inconnus.
• La chevêche des terriers se nourrit de sauterelles et de petits rongeurs.
Renard véloce
• Le déclin de ce petit renard des prairies est considérable et il est d’ailleurs disparu d’une grande partie de son aire de distribution. On déploie d’énormes efforts pour favoriser sa reproduction et le réintroduire en Alberta et en Saskatchewan, y compris dans le Parc national des Prairies.
• Le coyote est un des prédateurs naturels du renard véloce. Ces deux carnivores se disputent aussi les mêmes proies.
• Au lieu de creuser sa propre tanière, le renard véloce s’accommode d’une tanière de blaireau abandonnée.
Blaireau
• Les agriculteurs et les exploitants de ranch chassent le blaireau et l’éloignent de leurs terres parce qu’il creuse une quantité phénoménale de trous et devient agressif s’il est piégé.
• La femelle s’occupe parfois de dizaines de tanières à la fois.
• Le blaireau chasse le chien de prairie en démolissant ses « villes » souterraines.
• Les coyotes, les chouettes des terriers et les renards véloces reprennent les tanières abandonnées par les blaireaux.
Iguane à petites cornes
• Ce lézard est propre aux prairies et aux bad-lands des régions méridionales du centre du Canada. Il est plus commun aux États-Unis.
• L’iguane à petites cornes se nourrit quotidiennement de centaines de fourmis.
• Il vit sur un petit territoire.
• Pour se protéger des prédateurs, l’iguane à petites cornes s’immobilise complètement et, grâce au camouflage ou à l’homochromie, il évite toute confrontation.
3. Processus écosystémiques
Présence d’herbivores
• Les écosystèmes des Prairies sont adaptés à la présence d’herbivores, puisque à une époque, de grandes hardes de bisons y vivaient.
Compétition
• Selon des études récentes, le coyote et le renard véloce sont en compétition ouverte pour les mêmes ressources en Alberta. Le coyote tue les renards véloces qu’il rencontre.
Feu
• Les écosystèmes des Prairies sont adaptés aux feux périodiques. Un feu d’intensité modérée n’endommage pas les racines souterraines; les zones brûlées repoussent donc rapidement.
• La suppression des incendies de végétation dans les écosystèmes des Prairies contribue à appauvrir la biodiversité.
Mutualisme et symbiose
• De nombreuses espèces d’herbes, d’orchidées et d’autres plantes des prairies ont besoin de certains champignons bénéfiques autour de leurs racines. Ces champignons leur fournissent les éléments nutritifs essentiels à leur croissance et à leur vigueur.
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