Écosystème maritime du Pacifique : fiche de renseignements
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Voici une liste des composantes abiotiques et biotiques ainsi que des processus écosystémiques en présence dans la région marine du Pacifique, au Canada.
1. Composantes abiotiques
Vent
• Les vents qui soufflent sur la côte contribuent à faire remonter des profondeurs de l’océan des eaux froides et riches en éléments nutritifs.
• Ces éléments nutritifs font vivre les populations de plancton, qui nourrissent à leur tour l’ensemble des espèces marines, et notamment les oiseaux de mer, les poissons et les mammifères marins.
Soleil
• Le soleil contribue à la croissance des algues et du phytoplancton.
• Le réchauffement de l’eau océanique par le soleil est le principal élément du cycle hydrologique.
Eau
• La barrière terrestre que forme la péninsule d’Alaska empêche une bonne partie du courant arctique froid de s’étendre le long de la côte ouest. Il y a donc peu d’échanges d’eau océanique entre l’écozone de l’Arctique et celle du Pacifique.
• Dans la partie de l’écozone qui se trouve en territoire canadien, la température de l’eau océanique ne varie, en surface que d’environ 3 °C du nord au sud. La variation saisonnière n’est que d’environ 7 °C.
2. Éléments biotiques
Algues
• Le phytoplancton (ou plancton végétal) est constitué d’algues photosynthétiques. Cet organisme est à la base de la chaîne alimentaire marine.
• Les algues sont des organismes multicellulaires sans tige, ni racines, ni feuilles.
• Le macrocyste (ou laminaire géante) est une algue de grandes dimensions et de couleur brune. La loutre de mer s’y accroche pour dormir. Le macrocyste forme une « forêt » qui sert d’habitat à plusieurs espèces de poisson.
Oursin
• L’oursin broie les algues avec ses dents.
• La loutre de mer se nourrit d’oursins.
• L’oursin vit en symbiose avec les algues brunes.
• Grâce à ses piquants, l’oursin se déplace, se protège et attrape des algues pour se nourrir. Les tubercules, situés entre les piquants, lui servent à attraper la nourriture et à se mouvoir.
Baleine grise
• La baleine se nourrit des divers et abondants invertébrés qu’elle trouve dans le sable ou le gravier au fond de l’océan.
• Elle migre vers des latitudes plus au sud où naissent ses petits. Les baleineaux vivent donc dans une eau plus chaude jusqu’à ce qu’ils aient développé une couche suffisante de la graisse qui leur sert d’isolant. La baleine grise est la baleine qui effectue les plus longues migrations (de Baja, en Californie jusqu’à la mer de Béring).
Saumon
• On trouve cinq espèces de saumon dans l’océan Pacifique : kéta, quinnat, coho, rose et sockeye.
• Le saumon naît en eau douce et passe ensuite la majeure partie de sa vie dans l’océan, avant de retourner exactement où il est né pour y frayer à son tour.
Zostère marine
• On trouve dans les marais salés et les battures de vase, en bord de mer, des lits de zostère marine (ou mousse de mer), qui servent de frayères au hareng du Pacifique et d’aire de croissance à plusieurs espèces de poisson.
Loutre de mer
• La loutre de mer est le mammifère marin par excellence : elle mange, dort, se reproduit et met bas dans la mer.
• Les algues brunes lui servent d’« ancre » pendant son sommeil et ses repas.
• La loutre de mer peut consommer jusqu’à six kilos par jour d’ormeaux, d’oursins, de crabes, de moules et de poissons. À l’aide d’une roche placée sur sa poitrine, elle brise les coquilles et les carapaces.
• La loutre de mer est le plus grand utilisateur d’outils de tous les mammifères, à l’exception des primates.
• La côte du Pacifique est son seul habitat. Elle aide à stabiliser la population d’oursins, qui broient les colonies d’algues brunes.
Épaulard (orque)
• On trouve trois sous-espèces d’épaulard au large de la Colombie-Britannique.
• L’épaulard nomade se nourrit principalement d’autres mammifères marins (lions de mer, phoques et autres baleines, par ex.).
• L’épaulard résident vit près des côtes en été. Il se nourrit de poissons, principalement de saumon.
• On sait peu de chose sur l’épaulard pélagique, mais on croit qu’il se nourrit de poissons et de calmars.
• L’épaulard (ou orque) vit en groupes matriarcaux et reste auprès de sa mère toute sa vie.
Balbuzard pêcheur
• Le balbuzard pêcheur se nourrit principalement de poissons, mais mange aussi de petits vertébrés terrestres.
• Cet oiseau migrateur revient au Canada en majeure partie à la mi-avril.
• Pour capturer les poissons, le balbuzard pêcheur plane au-dessus de l’eau, puis plonge. Il niche dans les arbres, au sommet des poteaux et sur des plates-formes artificielles près d’étendues d’eau.
• L’aire de reproduction du balbuzard est très vaste : du niveau de la mer jusqu’à 1070 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais toujours à proximité d’une étendue d’eau permanente.
3. Processus écosystémiques
Migration
• La migration est généralement liée à la nourriture et à la reproduction. En été, les proies abondent dans les mers arctiques, mais en hiver, l’eau refroidit à tel point que les proies disparaissent presque totalement.
Glaciation
• Les régions côtières ont été modelées lors des grandes glaciations : d’abord, elles ont disparu sous le glacier, puis sont réapparues après son retrait. Des légendes autochtones rapportent que les humains déplaçaient leurs villages en fonction du niveau de la mer, ce qu’ont confirmé des fouilles archéologiques.
Prédation
• La disparition des loutres de mer des îles Haida Gwaii ou îles de la Reine-Charlotte a entraîné une hausse phénoménale des populations d’oursins. Résultat : les colonies d’algues brunes se sont considérablement amenuisées, et de nombreuses espèces de poisson et d’invertébrés ont perdu leur habitat.
Compétition
• Une pêche au saumon trop intensive risque de nuire à d’autres prédateurs marins (épaulards) ou à des animaux prédateurs et détritivores (ours et martres).
Remontée d’eau
• La remontée d’eau résulte de courants divergents ou du déplacement de l’eau de surface. Les eaux profondes qui remontent sont riches en éléments nutritifs venus des sédiments des fonds marins.
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