Bannière de Parcs Canada
 English Contactez-nous Aide Recherche Site du Canada
 À propos de l'Agence Parcs Canada Parcs nationaux du Canada Lieux historiques nationaux du Canada Aires marines nationales de conservation du Canada Patrimoine culturel
Patrimoine naturel
La nature qui nous rassemble
Accueil
Section des enseignants
Liens aux programmes d’études
Odyssée dans les parcs nationaux
Défis des parcs nationaux
Section des élèves
Odyssée dans les parcs nationaux
Défis des parcs nationaux
Participez!
Versions imprimables
Autres ressources Internet

Les défis des parcs : enjeu et intervenants

Étude de cas 3 : Invasion! Des plantes non indigènes envahissantes dans le parc national du Canada des Lacs-Waterton

Version imprimables (5 pages)  PDF 100Ko  RTF 128Ko

Contenu
1. L'enjeu en bref
2. Les lieux
3. L'enjeu en détail
4. Les intervenants
5. Renseignements supplémentaires

1. L'enjeu en bref
Des plantes non indigènes menacent peut-être l’intégrité écologique du parc national des Lacs-Waterton. En effet, plusieurs espèces non indigènes se sont établies dans différents endroits du parc. Si elles ne sont pas enrayées et qu’on les laisse se propager, elles pourraient réduire la diversité des groupements végétaux parmi les populations d’espèces indigènes et dans les habitats fauniques du parc.
Haut de la page

2. Les lieux : parc national des Lacs-Waterton


1. Montagnes et prairies attirent les visiteurs au parc national des Lacs-Waterton.
  Montagnes et prairies attirent les visiteurs au parc national des Lacs-Waterton.
© Parcs Canada/ Lunn, S.
  • Situé à la rencontre des montagnes et de la prairie, dans le coin sud-ouest de l’Alberta.
  • Créé en 1895.
  • Représentatif de la région naturelle des Rocheuses (région no 5).
  • Superficie : 525 km2.
  • Fréquentation : environ 400 000 visiteurs par année.
  • Les visites sont surtout de mai à la fin de septembre, mais un nombre croissant ont lieu avant et après cette période, pendant la « saison intermédiaire ».
  • Le parc national des Lacs-Waterton a été relié au Glacier National Park du Montana en 1932 sous le nom de parc international de la paix Glacier-Waterton. En 1995, l’UNESCO a fait de ce dernier un Site du patrimoine mondial parce que c’est un « exemple remarquable d’importants processus écologiques et biologiques continus »; que c’est une région d’une beauté naturelle exceptionnelle et aux multiples attraits panoramiques; et que sa désignation comme parc international de la paix est d’une grande importance culturelle.
  • Le parc est le cœur de la réserve de la biosphère des lacs Waterton.

Parmi les versions imprimables, la fiche de renseignements sur le parc national des Lacs-Waterton vous offre plus d’information. Voyez aussi la région no 5 sur le Plan de réseau des parcs nationaux. Haut de la page

3. L’enjeu en détail

3.1 Les environs du parc

  • La limite sud du parc correspond au 49e parallèle. Le Glacier National Park (É.-U.) se trouve immédiatement au sud. Depuis 1932, tous deux forment ensemble le parc international de la paix Glacier-Waterton.
  • À l’ouest, le parc est bordé de terres publiques de la Colombie-Britannique, y compris le parc provincial Akamina-Kishenina. Le bassin hydrologique de la rivière Flathead est géré en vue de la production de bois d’œuvre et d’activités récréatives (chasse, pêche, véhicule tout-terrain [VTT] et motoneige, surtout).
  • L’extrémité nord donne sur des terres publiques de l’Alberta, utilisées en saison pour le pâturage, aménagées pour la production de gaz naturel et très fréquentées par les adeptes du VTT, de la pêche et de la chasse.
  • Au nord-est et à l’est, la plupart des terres appartiennent à de grands éleveurs; on observe quelques surfaces résidentielles.
  • La tribu des Gens-du-Sang (Kainaiwa) y a une concession forestière (une réserve, essentiellement) d’environ 20 km2, bordée sur trois côtés par le parc. Elle exploite un peu le gaz naturel et y fait une coupe sélective, loue parfois les terrains pour le pâturage, y pratique la chasse et exploite quelques entreprises touristiques.

3.2 Les écosystèmes et les effets anthropiques

  • Même s’il s’agit d’une aire naturelle, le parc national des Lacs-Waterton est assez exploité compte tenu de sa taille. Il y a des routes dans chacune des principales vallées.
  • La région abrite une diversité d’espèces parmi les plus considérables des Rocheuses canadiennes.
  • Une prairie de fétuque (schizachyrium à balais), une mosaïque de terres humides et une forêt-parc de peupliers faux-trembles montent en pente douce vers l’ouest et le nord, se fondant dans des forêts de pins, d’épinettes et de sapins.
  • La nature sauvage est très visible. Les touristes se garent souvent sur des aires gazonnées le long des routes étroites, pour observer ours noirs et chevreuils. Vers la fin de l’été, les zones les plus piétinées indiquent les postes d’observation les plus populaires.
  • Les touristes viennent pour la plupart du sud-ouest de l’Alberta, mais un très fort pourcentage (30 à 40 %) vient des États-Unis.
  • Les feux de forêt y ont longtemps été fréquents. Les recherches montrent que les zones les plus touchées ont été les prairies et les forêts-parcs de basse altitude et que souvent, les feux étaient allumés par les Autochtones.
  • On s’efforce d’éteindre ces feux depuis pratiquement le début du XXe siècle.
  • Avant l’arrivée des premiers Européens, la région était la principale aire d’hivernage du bison des plaines. Les fouilles archéologiques montrent que les Autochtones y faisaient leurs chasses.
  • Waterton est caractérisée par des vents puissants, de grandes accumulations de neige en hiver et des inondations fortes et variables de tous les cours d’eau au printemps.
  • Depuis longtemps, le personnel du parc tond les bords de routes pour des raisons esthétiques, pour réduire les dommages causés à l’asphalte par l’étalement des racines et pour réduire l’accumulation de neige en hiver. La tonte est régulière dans la communauté de Waterton et certaines aires d’utilisation diurne, pour des raisons esthétiques.
  • Les autorités du parc font périodiquement appel à des entrepreneurs équipés de machinerie lourde pour réparer les routes et les dommages causés par les inondations et pour divers autres travaux. Les résidants et les propriétaires d’entreprises de la région utilisent aussi de la machinerie lourde pour effectuer des rénovations et d’autres travaux dans la ville. Les entrepreneurs sont généralement de la région; ils travaillent aussi ailleurs, où les plantes non indigènes poussent en abondance.

Haut de la page

3.3 Quelques faits sur les plantes non indigènes du parc national des Lacs-Waterton


2. Cachée dans de la terre végétale, la centaurée noire est entrée  à l'insu de tous dans le parc national des Lacs-Waterton.
  Cachée dans de la terre végétale, la centaurée noire est entrée à l’insu de tous dans le parc national des Lacs-Waterton.
© Parcs Canada
  • La centaurée noire s’est établie après la construction de l’autoroute, dans les années 70. La terre végétale apportée alors contenait des graines de cette plante.
  • La centaurée noire est très envahissante et très longévive. On combat les poussées périodiques au moyen d’herbicides.
  • Des étudiants (4 à 7) sont engagés l’été pour pulvériser l’herbicide localement et arracher la centaurée à la main dans les endroits envahis connus. La méthode restreint généralement l’infestation mais ne réduit pas les aires affectées.

Des étudiants tentent d'éliminer les plantes non indigènes par arrosage direct et arrachage.
  Des étudiants tentent d’éliminer les plantes non indigènes par arrosage direct et arrachage.
© Parcs Canada
  • L’infestation la plus étendue touche un vaste cône alluvial herbeux, où le ruisseau Blakiston s’élargit et se jette dans la rivière Waterton. Le vent et les inondations printanières propagent les graines de toute plante qui échappe au personnel.
  • ll y a d’autres zones très touchées le long des routes de plaisance et sous le vent, dans les prairies de fétuque. Récemment, on a aussi découvert de la centaurée noire sur deux terrains de camping du parc. La plupart des nouvelles infestations semblent causées par des graines prises dans le train de roulement des voitures.
  • Il y a d’autres plantes non indigènes vigoureuses et envahissantes, dont l’euphorbe ésule, qui se sont établies dans la concession forestière des Gens-du-Sang quand un éleveur qui avait loué de vastes terrains de la tribu y a apporté du foin contaminé. Une autre parcelle a été infestée après la réparation d’un gazoduc à l’aide d’engins où subsistait de la boue infestée.

4. La grande marguerite est jolie mais c'est une plante exotique indésirable dans le parc national des Lacs-Waterton.
  La grande marguerite est jolie mais c’est une plante exotique indésirable dans le parc national des Lacs-Waterton.
© Parcs Canada
  • La grande marguerite envahit des aires ouvertes sur les plaines inondables des ruisseaux et les pentes abruptes où les perturbations naturelles dégagent des parcelles de terre. Beaucoup de propriétaires de la communauté de Waterton (environ 300 maisonnettes d’été appartenant pour la plupart à des familles du sud de l’Alberta, plus quelques entreprises et motels de petite taille) aiment les marguerites et épargnent des massifs entiers quand ils tondent leur pelouse.
  • Le chardon des champs est très répandu parce que les graines, portées par le vent, germent sur tout sol remanié. Le chardon semble envahir la végétation indigène en colonisant les tas de terre excavés par les gaufres gris.

5. Le millepertuis est une plante non indigène d'apparition récente dans le parc national des Lacs-Waterton.
 

Le millepertuis est une plante non indigène d’apparition récente dans le parc national des Lacs-Waterton.
© Parcs Canada

  • De nouvelles invasions de plantes non indigènes (chardon penché, millepertuis, potentille dressée, etc.) se sont faites jour depuis peu le long des routes. Ces plantes non indigènes et d’autres, aussi menaçantes, sont rares en Alberta mais bien établies dans certaines parties du Montana, de l’Utah et de l’Idaho.

Haut de la page

3.4 Quel est le problème?

  • Les plantes non indigènes envahissantes se multiplient parce qu’elles ont un avantage certain sur les plantes indigènes : aucun obstacle naturel ne les arrête. Elles sont arrivées en Amérique du Nord sous forme de graines ou de fragments de racines, laissant derrière elles les animaux qui les mangeaient, les maladies qui les tuaient et les parasites qui limitaient leur vitalité. Les ongulés et les insectes indigènes ne mangent pas la centaurée noire ni l’euphorbe ésule.
  • Pour s’établir, les plantes non indigènes luttent avec succès contre les espèces indigènes pour la lumière, l’eau et les éléments nutritifs, créant souvent des groupements végétaux beaucoup plus simples, et presque des monocultures.
  • Efficaces dans les champs cultivés, les herbicides tuent les plantes indigènes en même temps que les plantes non indigènes. Résultat : l’usage intensif d’herbicides crée des zones mortes favorables aux plantes non indigènes comme le chardon.
  • Les terres agricoles des alentours sont à la fois source de plantes non indigènes et source de préoccupation puisque les plantes non indigènes qui s’établissent dans le parc se propagent en direction du vent dans les ranchs voisins où elles causent de graves pertes économiques.
  • Beaucoup d’animaux trouvent dans les ranchs voisins un important habitat saisonnier, puisque l’élevage garde sensiblement aux terres leur caractère naturel et limite les perturbations anthropiques.

Haut de la page

4. Les intervenants

Spécialiste de la biologie végétale à Parcs Canada
Titulaire d’une maîtrise en biologie, vous travaillez dans le parc national des Lacs-Waterton depuis quatre ans. Pendant ce temps, vous avez observé plusieurs espèces de plantes non indigènes. Vous vous inquiétez de leurs effets sur la végétation indigène. Vous aimeriez trouver des moyens de réduire les populations intruses.

Visiteur ou visiteuse habituel
Vous avez visité pour la première fois le parc national des Lacs-Waterton avec vos parents, voici dix ans. Depuis, vos parents louent une maisonnette dans les environs et vous revenez chaque été. Votre famille aime bien rouler dans le parc, observer la nature sauvage, pique-niquer et faire de la randonnée. Vous aimeriez conserver cet accès au parc et profiter des nombreuses activités récréatives possibles.

Membre du Alberta Native Plant Council
Vous admirez et étudiez depuis de nombreuses années les plantes indigènes du parc national des Lacs-Waterton. Vous appréciez leur beauté et leur rôle dans l’écosystème du parc. Vous vous inquiétez du nombre croissant de plantes non indigènes que vous observez, mais vous réprouvez l’usage d’herbicides, qui sont des produits chimiques aussi dangereux pour les espèces indigènes. Vous aimeriez contribuer à la compréhension de la situation et à la résolution du problème sans recourir aux produits chimiques. Vous et vos collègues du conseil êtes prêts à apporter toute forme d’aide possible.

Propriétaire de ranch
Vous possédez un ranch bovin de 1 280 hectares parmi les nombreuses exploitations du genre en bordure du parc. Vous aimez bien avoir le parc pour voisin et vous vous y rendez d’ailleurs souvent. Cependant, vous avez constaté l’apparition de plantes non indigènes comme la centaurée noire et l’euphorbe ésule sur vos terres, en bordure du parc. Laissées à elles-mêmes, ces plantes peuvent nuire à la composition du groupement végétal du parcours naturel dont dépend votre bétail et même à la santé et à la croissance de vos bêtes. Vous voulez aider à trouver une solution et même faire partie de la solution au besoin.

Autocariste
Le parc national des Lacs-Waterton est l’un de vos trajets les plus populaires. Chaque jour de la haute saison, vous y emmenez plusieurs groupes de touristes. Vos clients adorent observer la nature sauvage depuis l’autocar et vous aimez bien leur faire plaisir en vous arrêtant sur l’accotement pour leur permettre de prendre des photos. Vous souhaitez conserver cet accès au parc, améliorer l’état des routes et même augmenter le nombre d’excursions dans le parc.
Haut de la page

5. Renseignements supplémentaires

Plantes envahissantes : www.hww.ca
Choisissez « Enjeux et thèmes » sur la barre de menu, puis « Espèces exotiques envahissantes au Canada » dans le menu déroulant.

Réserves de la biosphère : www.biosphere-canada.ca


N. B. : Vous avez besoin du logiciel Adobe Acrobat Reader pour lire la version PDF.

Si vous n'avez pas accès au site de téléchargement d'Adobe, vous pouvez télécharger le logiciel Acrobat Reader d'une page accessible.

Si l'accessibilité à un document PDF pose un problème, vous pouvez convertir le fichier en format texte HTML ou ASCII en utilisant l'un des services d'accès offerts par Adobe (en anglais seulement).



Page d'accueil | Section des enseignants | Section des élèves

 
Dernière mise à jour : 2009-08-20 Haut de la page
Haut de la page
Avis importants
Page d'accueil de Parcs Canada