HISTORIQUE
Depuis le milieu du 17e siècle, dans la vallée du Saint-Laurent, des pilotes familiarisés avec les dangers de la navigation sur le fleuve Saint-Laurent prennent en charge les navires pour les conduire à Québec. Bien que le poste officiel de pilotage soit localisé au Bic depuis 1762, des pilotes commencent à travailler depuis la pointe au Père dès le début du 19e siècle. Ils sont de plus en plus nombreux, car la pointe avancée offre un point d’observation privilégié.
Certains armateurs en viennent à retenir en exclusivité les services des pilotes de la pointe au Père, incitant la Montreal Ocean Steamship Company à construire le premier phare en 1859. La compagnie aménage également un bâtiment de signal de brume en raison de l’absence de relief de la côte et des fréquentes périodes de brouillard.
En 1867, un second phare est construit afin de remplacer le premier, détruit dans un incendie. Son feu est identique au premier, malgré un appareillage différent. Puis, en 1902, grâce aux lampes à acétylène, la puissance du phare est plus que doublée, la lumière étant perçue à une distance de 45 kilomètres.
D’année en année, le site de Pointe-au-Père prend de plus en plus d’importance et les installations d’aide à la navigation s’y multiplient. Une station de relevés des marées et des courants est inaugurée en 1894. Sur ce plan, Pointe-au-Père a alors une notoriété qui dépasse les frontières du Québec et sert de point de référence altimétrique pour plusieurs agences canadiennes et américaines. En réponse aux demandes répétées des armateurs et des propriétaires de compagnies de navigation, le ministère de la Marine et de des Pêcheries transfère la station de pilotage du Bic à Pointe-au-Père en 1905. Un quai est également ajouté.
En 1909, on construit un troisième phare. Fait en béton armé, il contient un tout nouvel appareillage optique afin de suivre la phase de modernisation amorcée par le gouvernement. En 1923, la station de pilotage prend à sa charge une partie des activités reliées à la station de la quarantaine de la Grosse-Île.
Au début des années 1960, le ministère du Transport lance sa politique d’automatisation des stations de phare. En 1975, un quatrième phare, monté sur une tour, est dressé à Pointe-au-Père, à l’est de l’ancien. Dorénavant automatisée, la station ne nécessite que la visite sporadique d’un inspecteur. Pêche et Océans Canada abandonne finalement le poste d’aide à la navigation de Pointe-au-Père en 1997 et le phare est désactivé en 1998.

RAISON DE L'IMPORTANCE HISTORIQUE NATIONALE

FAITS SAILLANTS
1859
Construction du premier phare à Pointe-au-Père.
1867
Construction du deuxième phare.
1894
Inauguration de la station des relevés des marées et des courants.
1903
Construction de l’édifice du signal de brume.
1905
La station de pilotage du Bic est transférée à Pointe-au-Père.
1909
Construction du troisième phare.
1923
La station de pilotage devient responsable d’une partie des activités reliées à la station de quarantaine de la Grosse-Île.
1975
Construction du quatrième phare, à l’est de l’ancien.
1976
Le phare de Pointe-au-Père est désigné lieu historique national du Canada.
1997
Pêche et Océans Canada abandonne le poste d’aide à la navigation de Pointe-au-Père et désactive le phare en 1998.
EMPLACEMENT
Le lieu historique national du Phare-de-Pointe-au-Père est situé à 300 km à l'est de Québec. On y accède par l'autoroute 20 ou par la route 132 Est.

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Lieu historique national du Canada du Phare-de-Pointe-au-Père
1034, rue du Phare
Pointe-au-Père (Québec)
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