HISTORIQUE
En 1796, on entame la construction du fort St. Joseph, qui doit remplacer le fort britannique de Michilimackinac, cédé aux États-Unis
après la Révolution américaine.
Le fort St. Joseph joue un rôle stratégique sur trois plans : en plus de protéger la voie navigable, essentielle pour accéder au secteur supérieur des Grands Lacs, il permet d'entretenir une alliance avec les peuples autochtones de la région et d'appuyer un lucratif commerce des fourrures.
En 1812, la déclaration de guerre menace la petite garnison postée au fort St. Joseph. Étant le poste britannique situé le plus à l'ouest, le fort risque alors d'être coupé de l'indispensable base de ravitaillement de Québec.
Le 17 juillet 1812, le capitaine Charles Roberts lance, avec une troupe formée de soldats, d'alliés autochtones et de commerçants de fourrure, une attaque victorieuse contre le fort américain de l'île Mackinac. Cette victoire est le prélude d'une série de raids dévastateurs contre les postes frontaliers américains.
En 1814, une expédition américaine échoue dans sa tentative de reprendre Mackinac, mais réussit à incendier le fort St. Joseph. Avec le retour de la paix en 1815, les Britanniques se retirent de Mackinac et établissent un nouveau poste sur l'île Drummond, toute proche.
RAISONS DE L'IMPORTANCE HISTORIQUE NATIONALE
Le fort St. Joseph revêt une importance historique nationale parce que le lieu, encore isolé et passablement intact, symbolise l'alliance commerciale et militaire établie entre les Britanniques et les Premières nations de la région occidentale des Grands Lacs au lendemain de la guerre de l'Indépendance américaine, et maintenue jusqu'à la fin de la Guerre de 1812.
Outre les vestiges du fort, qui ont été stabilisés, le lieu recèle un extraordinaire amalgame de ressources archéologiques qui, dans leur forme brute, laissent entrevoir en partie l'organisation complexe de la vie militaire, domestique et commerciale, tant des Autochtones que des Européens - dans ce poste frontalier.
FAITS SAILLANTS
1796
Début de la construction du fort St. Joseph
1798
Acte de vente de l'île St. Joseph par les " principaux chefs, guerriers et membres de la Nation chippewa "
1812
Le 17 juillet, expédition dirigée par le capitaine Charles Roberts contre le fort Mackinac.
1814
Expédition américaine qui réduit en cendres le fort St. Joseph.
1923
Désignation du fort St. Joseph comme lieu historique national.
1927
Approbation du texte anglais d'une plaque apposée sur la cheminée l'année suivante.
1948
Construction d'une route menant au fort par ce qui endommage le lieu.
1963
Fouilles archéologiques approfondies menées par l'Université de Toronto. Les ruines ainsi exposées
sont stabilisées.
1970
Les fouilles approfondies menées par Parcs Canada dans le fort et dans certaines parties du village qui l'entourait autrefois.
1979
Ouverture du centre d'accueil.
1982
La propriété de 374 ha est classée parc historique national dans la Gazette du Canada.
1996
Célébration du bicentenaire du fort.
Les ruines des fortifications et les ressources archéologiques datant de la période de 1796 à 1812 sont d'importance historique nationale.
EMPLACEMENT
Au sud-est de Sault Ste. Marie, Ontario, sur l'autoroute 17, prendre la route 548, puis la 10e route secondaire.

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Lieu historique national du Canada du-Fort St. Joseph
C.P. 220
Richards Landing (Ontario)
P0R 1J0
Téléphone : (705) 246-2664, (705) 941-6262
Télécopieur : (705) 246-1796, (705) 941-6206
Site Internet : http://www.pc.gc.ca/fortstjoseph