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Parc national du Canada Pukaskwa

Prononcé « Pâ-ka-sa »

Situation géorgraphique
Le parc national Pukaskwa est situé à l'extrémité nord-est du lac Supérieur, à mi-chemin entre Thunder Bay et Sault Ste. Marie. Il s’étend sur 120 kilomètres de rivage accidenté en bordure du lac et sur 50 kilomètres vers l'intérieur des terres, pour une superficie totale de 1 878 kilomètres carrés. Établi en 1978, le parc représente une partie des hautes terres boréales du Centre. Pukaskwa a été décrit comme étant « la rive sauvage d’une mer intérieure ».
Carte du parc national du Canada Pukaskwa
© Parcs Canada

Climat
Le temps sur la côte du lac Supérieur est imprévisible. Les vents sont variables et les tempêtes surgissent brusquement. Le lac modère les températures moyennes, qui se situent le jour entre 7ºC en mai et 15ºC en août. Les précipitations, qui viennent du lac, sont plus abondantes sur la côte, qui reçoit environ 595 mm de pluie par année, qu’à l’intérieur des terres, qui n’en reçoivent que 540 mm. Les eaux du lac, avec leurs courants et leurs vagues, ont une température moyenne d'à peine 4ºC.

Géologie
Le paysage rocheux et accidenté du parc national Pukaskwa témoigne des chaînes de montagnes qui existaient ici il y a plus de deux milliards d’années. Partout, on peut voir les effets plus récents de l’ère glaciaire. Les minces couches de sol acide de couleur gris-brun reposent sur le granit caractéristique du Bouclier canadien. Le paysage est formé de roches précambriennes, mais ce sont les glaciers qui leur ont donné leur forme définitive. On peut trouver des traces d’activités humaines anciennes sur les plages de galets de Pukaskwa, dont de mystérieuses structures en pierres peu profondes connues sous le nom de fosses de Pukaskwa.

Végétation
Les forêts dans la région de Pukaskwa sont composées principalement d’espèces boréales : épinettes blanches, épinettes noires, sapins baumiers, bouleaux à papier, trembles, pins gris et mélèzes. Les nombreuses tourbières sont favorables aux épinettes noires, au thé du Labrador et aux canneberges, et les sols acides du parc, aux bleuets. À l'extrémité sud du parc, des espèces de la région forestière des Grands Lacs et du Saint-Laurent, telles que les pins blancs et les érables à sucre, se mêlent aux espèces boréales. L'action refroidissante du lac permet à des plantes alpines et arctiques comme la listère boréale et le sabot-de-la-vierge-des-oiseaux de pousser dans le parc. Dans la partie nord du parc, on trouve surtout une forêt coniférienne claire avec d'épais tapis de lichens entre les arbres. Le feu est un processus essentiel dans la forêt boréale de Pukaskwa. On possède des preuves que le feu se manifeste dans la forêt de Pukaskwa depuis plus de mille ans. Dans ce climat frais, le feu hâte la décomposition des végétaux et permet le retour des éléments nutritifs dans le sol. Des feux à intervalles réguliers créent une mosaïque d’espèces végétales d’âges et de types divers qui offrent une diversité d’habitats favorables à de nombreuses espèces d’insectes, de mammifères et d’oiseaux. En collaboration avec d’autres organismes, Pukaskwa a mis en place un programme de feux dirigés afin de permettre la réintroduction du feu dans certaines parties du parc.

Faune
La gestion de la faune est une science difficile, une tentative de trouver l'équilibre entre les besoins de la faune et le style de vie des humains. La survie de la petite harde de caribous des bois dans le parc est particulièrement préoccupante. Cette population qui ne compte que 12 à 15 bêtes est celle qui vit le plus au sud au Canada. Elle partage les habitats de l'arrière-pays avec des huarts, des castors, des loups, des ours noirs, des orignaux, des lynx, des lièvres d'Amérique, des écureuils roux, des polatouches et des gélinottes. Environ 200 espèces d'oiseaux ont été observées dans le parc. Les rivières abondent en dorés, brochets et truites. Dans les eaux profondes et froides des nombreuses baies et anses du lac Supérieur, on trouve des truites arc-en-ciel, des touladis, des truites mouchetées, des saumons et des corégones.

Activités
D’une longueur de 60 kilomètres, la piste côtière du parc serpente à travers la forêt boréale et le paysage rocheux du Bouclier canadien. Ce sentier bien balisé commence à l'anse Hattie et mène à des emplacements de camping près des plus belles plages et baies. Les visiteurs doivent s'inscrire avant de s'aventurer dans l'arrière-pays. L'anse Hattie est le centre de la plupart des activités dans le parc, et on y trouve un camping, une aire de pique-nique, des sentiers, un stationnement et un centre d'accueil. En plus des randonnées, on peut faire du canotage en eau vive sur la rivière White en tout temps au cours de la saison d'eau libre, et sur la rivière Pukaskwa, qui est plus éloignée (à la fonte des glaces au printemps). Le canotage sur le lac Supérieur est une excellente façon d'explorer les pointes de terre qui s’avancent dans le lac, mais les visiteurs doivent être conscients que même en été, l'eau est très froide, et que le temps peut tourner brusquement à la tempête. Une brochure sur le canotage côtier décrit l'itinéraire de 160 km de l'anse Hattie jusqu'à Michipicoten Harbour. L'hiver, le parc est un paradis pour les raquetteurs et les skieurs de fond. Un sentier balisé de 6 km est entretenu au terrain de camping de l'anse Hattie. Les « Friends of Pukaskwa », un groupe de bénévoles, apportent leur soutien au parc par la vente de publications sur la nature et de souvenirs. Ils vendent également des guides pour les sentiers et des permis de pêche à leur kiosque au centre d'accueil. Le personnel du parc offre un programme d'interprétation complet qui déborde d'événements et d'activités.

Pour plus de renseignements, communiquez avec:
Le directeur
Parc national Pukaskwa
C.P. 212
Heron Bay (Ontario)
POT 1RO
Téléphone: (807) 229-0801
Télécopieur: (807) 229-2097
Site Internet : www.pc.gc.ca/pukaskwa