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Parc national du Canada de la Pointe-Pelée

Situation géographique
Le parc national de la Pointe-Pelée est situé à l'extrémité sud de la péninsule Pelée, dans le bassin ouest du lac Érié, à environ 55 km au sud-est de Windsor, en Ontario. Ce parc, relativement petit, a été créé en 1918, et il protège environ 15 km2 de plages, de forêts, de savanes et de marais à joncs. La pointe Pelée se trouve dans la partie ouest de la région des basses terres du Saint-Laurent. C'est le point le plus méridional du Canada continental. La ville la plus proche, Leamington, se trouve à environ 10 km au nord du parc. En l'an 2000, l'île Middle, qui est située à 29 km au sud de la pointe Pelée, a été intégrée au parc national. Cette île boisée de 18,5 hectares a également une assise calcaire. Elle se trouve à 1 km à peine au nord de la frontière de l'Ohio, aux États-Unis. Le parc national du Canada de la Pointe-Pelée est situé dans l'écozone des plaines de forêts mixtes.
Carte du parc national du Canada de la Pointe-Pelée
© Parcs Canada

Climat
Comme c'est le point le plus méridional du Canada continental, tout juste au sud du 42ºde latitude Nord, le parc national de la Pointe-Pelée jouit de l'un des climats les plus chauds du pays. Les températures moyennes sont de -4ºC (janvier) et 21ºC (juillet). Le lac Érié, qui entoure la pointe Pelée, la protège contre les températures plus basses que l'on relève plus loin à l'intérieur des terres. Au printemps, c'est le contraire qui se produit, car le lac, qui se réchauffe plus lentement que les terres, garde la pointe Pelée plus fraîche que les terres intérieures. Ainsi, les températures sont légèrement plus basses au printemps et plus chaudes à l'automne que dans la ville voisine de Windsor. Le lac Érié augmente également l'humidité dans la région, même si les précipitations ne sont pas très élevées (en moyenne 81 cm par année). En fait, la pointe Pelée reçoit les plus faibles précipitations de la province de l'Ontario, et des conditions de sécheresse peuvent régner trois ans sur cinq. Une succession de systèmes de haute et de basse pression traversent la région des Grands Lacs inférieurs, créant des conditions atmosphériques changeantes à cet endroit.

Géologie
La base de la pointe Pelée a été découpée par la couche glaciaire de la glaciation du Wisconsin il y a environ 15 000 ans. La pointe telle que nous la connaissons aujourd'hui a été formée lentement par les courants du lac et par le vent entre 10 000 ans et 3 500 ans avant aujourd'hui. Sur une assise de calcaire se trouvent des couches de till glaciaire, d'argile limoneuse et de sable apporté par le vent. Des lacs postglaciaires sont à l'origine d'une bonne partie des dépôts sédimentaires. Des dépôts de sable et des changements dans le niveau du lac au cours de la période historique ont créé un réseau de crêtes et de creux près de l'aire d'accueil des visiteurs où se dresse maintenant la forêt marécageuse de la pointe Pelée. Les plages sont exposées à une érosion et à des dépôts constants, au point que le rivage se déplace fréquemment. L'érosion demeure une source constante d'inquiétude, car l'extrémité de la pointe a reculé de plus de 4 kilomètres depuis les premiers relevés faits dans les années 1700. Des sols tourbeux fortement organiques, pouvant atteindre trois mètres d'épaisseur, sont adjacents au marais considérable de la pointe Pelée.

Végétation
Le parc est un riche mélange de marais, de forêts et de champs. Les deux tiers du parc sont recouverts de marais remplis de quenouilles, de nénuphars et d'autres espèces dont la rare ketmie. La forêt est surtout composée de feuillus, entre autres de micocouliers, de noyers noirs, de féviers, de frênes bleus, de sycomores et de sassafras. Les plages ouvertes du parc abritent différentes espèces de graminées, dont le sumac aromatique, la polanisie à douze étamines et d'autres plantes qui supportent bien la chaleur. La majeure partie de la savane de genévriers rouges est couverte de graminées et de cèdres de Birmanie. Le parc compte également plus de 70 espèces de plantes vasculaires rares, y compris le plus grand peuplement d'ormes de Samarie au Canada et une plante en danger de disparition, la raquette. Plus de 300 domiciles, commerces, chalets et fermes ont été retirés du parc, qui compte maintenant de nombreuses aires ouvertes qui retrouvent petit à petit leur état naturel. Le personnel du parc surveille un grand nombre d'espèces importantes du parc et contrôle ou détruit celles qui menacent la survie des espèces indigènes.

Faune
De nombreuses espèces d'oiseaux défilent à la pointe Pelée au printemps et à l'automne. Pour les oiseaux migrateurs qui, au printemps, traversent le lac Érié en direction nord, la pointe Pelée est bien souvent le premier endroit qu'ils rencontrent sur la rive nord. Las de leur long voyage, ils font escale à la pointe pour y passer la journée à se nourrir et se reposer avant de repartir à la tombée de la nuit. À l'automne, c'est le contraire qui se produit : les oiseaux se déplaçant vers le sud suivent les rives des Grands-Lacs et, souvent, se retrouvent à Pointe-Pelée. Il leur arrive de rester dans le parc pendant une courte période avant d'entreprendre la traversée du lac Érié. Reconnu comme étant l'un des endroits idéaux pour faire l'observation d'oiseaux en Amérique du Nord, Pointe-Pelée accueille un grand nombre de visiteurs durant les périodes de migration du printemps et de l'automne. À ce jour, on a répertorié plus de 370 espèces d'oiseaux, parmi lesquelles plus de 100 nichent dans le parc. En automne, on assiste également à l'importante migration des papillons monarques, des libellules et même de chauves-souris! Le parc est aussi l'habitat de 17 espèces de reptiles et d'amphibiens, parmi lesquelles huit espèces sont classées comme rares, menacées ou en danger de disparition. Pointe-Pelée protège l'habitat de la taupe à queue glabre, un petit mammifère rare, et d'autres mammifères comme le vison, le cerf de Virginie et le coyote. Le petit polatouche, qui était disparu depuis 40 ans, a été ré-introduit dans le parc par le personnel de conservation des ressources; de nos jours, la population de petits palouches se porte bien.

Activités
Le parc national de Pointe-Pelée est ouvert toute l'année. Au printemps, l'activité la plus populaire est l'observation des oiseaux. Tous les ans, durant le mois de mai, a lieu le Festival de la plume durant lequel les ornithologues peuvent profiter de sentiers d'observation spéciaux, de randonnées guidées et de conférences portant sur l'ornithologie. À l'automne, la migration des monarques et des oiseaux attirent aussi beaucoup de visiteurs dans le parc. L'été est propice aux pique-niques et à la baignade, de même qu'à la randonnée sur plus de 12 km de sentiers. L'hiver, lorsque le temps le permet, les mêmes sentiers sont utilisés pour le ski de fond. Une piste cyclable est également entretenue entre la promenade et le centre d'accueil à environ 7 km de l'entrée du parc. Un service de navette, mis sur pied au début des années 1970, conduit les visiteurs jusqu'à l'extrémité de la péninsule au printemps, l'été et à l'automne. Il n'y a pas de camping, mais il est possible pour les groupes scolaires et communautaires de réserver à l'avance un camping au Camp communautaire jeunesse Henry. Les visiteurs peuvent également profiter des 22 km de plage du parc, faire du canotage sur le marais Pelée et participer à divers programmes d'interprétation.

Pour obtenir des renseignements :
Directeur
Parc national de la Pointe-Pelée
407, rue Robson RR 1
Leamington (Ontario)
N8H 3V4
Téléphone : (519) 322-2365
Télécopieur : (519) 322-1277
Site Web : www.pc.gc.ca/pointepelee