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Centre de ressources éducatives

Le parc national de la Mauricie

Situation géographique
D’une superficie de 536 km2, le parc national de la Mauricie a été créé en 1970 afin de préserver un échantillon représentatif de la région précambrienne du Saint-Laurent et des Grands Lacs. Plus précisément, il est situé sur la bordure sud du Bouclier canadien et représente la région des Laurentides méridionales, cette chaîne de montagnes qui s’étend des Grands Lacs au Labrador. Il est au cœur du Québec, à environ 65 km au nord de Trois-Rivières et 180 km au nord-est de Montréal dans l'écozone du bouclier boréal. Il est bordé au nord par la rivière Matawin et à l’est par la rivière Saint-Maurice.
Carte du parc national du Canada de la Mauricie
© Parcs Canada

Climat
Le climat du parc est continental humide avec des étés chauds, des hivers froids et sans saison sèche. La température moyenne annuelle varie, du sud vers le nord, de 4.4 à 2.8ºC, la température moyenne de janvier, mois le plus froid, de -12.2 à -15ºC alors que celle de juillet, mois le plus chaud, varie de 21.1 à 18.3ºC. Les précipitations annuelles totales varient de 91.5 à 94 cm. L’accumulation annuelle de neige varie entre 254 et 280 cm.

Géologie
Le parc est un vaste plateau ondulé de collines, découpé par un important réseau de vallées, de lacs, de ruisseaux et de cascades. Il est situé dans la plus jeune région du Bouclier canadien (province de Grenville) dont l’âge est d’environ un milliard d’années. Son assise rocheuse est constituée de roches métamorphiques, notamment de gneiss, d’amphibolite et de granulite. Les glaciations continentales ont eu pour effet de remodeler le paysage, laissant plusieurs traces telles que les eskers, les kettles, les blocs erratiques, le till et les plages de sable. La mer de Champlain a inondé la partie sud-est du parc national favorisant la formation de terrasses marines argileuses en bordure du Saint-Maurice.

Végétation
La forêt représente 93 % de la superficie du parc et témoigne de la transition entre la forêt de l’écozone du bouclier boréal et celle de l’écozone des plaines à forêts mixtes. Une trentaine d’essences d’arbres forment plusieurs groupements végétaux distribués au gré de la latitude, de la topographie et de la nature du sol. La composition des groupements dominants démontre bien que le parc est dans la zone de l’érablière à bouleau jaune. Du sud au nord, on constate le retrait, ça et là des érablières au profit des sapinières, ce qui laisse pressentir l’approche de la forêt boréale. Les feux de forêt, les chablis, les infestations d’insectes et l’exploitation forestière sont à l’origine de la plupart des groupements forestiers de transition. Cette forêt mixte abrite plus de 440 espèces de plantes vasculaires, 85 mousses et 68 lichens. Parmi ces plantes, les espèces rares et d’intérêt sont d’environ 70.

Faune
Le parc abrite une cinquantaine d’espèces de mammifères, tels l’orignal, l’ours noir, le castor et le loup de l’Est, une espèce dont le statut est préoccupant selon le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada (COSEPAC). Plus de 205 espèces d’oiseaux y ont été observées. On compte 25 à 30 couples de plongeon huart sur le territoire, dont il est l’emblème. Malgré sa latitude plutôt nordique, le parc protège six espèces de reptiles et 14 espèces d’amphibiens. Il englobe une partie du domaine vital d’une des plus grandes et des plus septentrionales populations de tortues des bois, une espèce sur la liste du COSEPAC. Parmi les 24 espèces de poissons inventoriées dans les eaux intérieures du parc, seulement quatre espèces sont indigènes, dont l’omble de fontaine.

Activités
L’aménagement du parc s’articule autour d’une route panoramique de 63 km située dans sa partie sud. Les deux centres d’accueil se situent aux extrémités. Quatre pôles d’aménagement intensif sont situés de part et d’autre de la route (un pavillon de services, deux casse-croûtes, un dépanneur, trois locations de canots et cinq aires de pique-nique). Entre ces pôles s’intercalent une quinzaine de haltes routières et de belvédères, trois terrains de camping semi-aménagés (581 emplacements et trois amphithéâtres), un camping de groupe et de nombreux points de départ d’activités. Le parc offre 30 km de sentiers polyvalents, 80 km de sentiers de ski, 200 km de sentiers de randonnée et 40 km de portages. On peut accéder à l’arrière-pays en canot ou à pied et y faire du camping sauvage sur l’un des 200 sites désignés ou profiter du confort de l’hébergement de deux gîtes patrimoniaux. Le parc offre un programme d’activités éducatives ainsi que plusieurs expositions thématiques et sentiers d’interprétation.

Pour plus de renseignements, communiquez avec :
Parc national du Canada de la Mauricie
C. P. 160 Succ.Bureau-Chef
702, 5e Rue
Shawinigan (Québec)
G9N 6T9
Téléphone : (819) 538-3232
Télécopieur : (819) 536-3661
Site Web : www.pc.gc.ca/lamaurice