Le 9 juin 1909, un grave accident se produisait au canal de Sault Ste. Marie. Arrivant du lac Supérieur, le paquebot canadien Assiniboia attendait à l'écluse de Sault Ste. Marie d'être descendu au niveau de la rivière St. Marys (lac Huron). Derrière l'Assiniboia, le Crescent City, vapeur de la Pittsburg Steamship Company, était en train de pénétrer dans l'écluse. On demanda au capitaine Frank Rice de laisser son navire descendre avec l'Assiniboia, paquebot de la Canadian Pacific Line.
Le canal canadien aurait quatorze ans d'âge en septembre 1909, son ouverture officielle ayant eut lieu le 7 septembre 1895. L'écluse fut construite de 1888 à 1895.
Le 9 juin 1909, le Perry G. Walker, propriété de la Gilchrist Transportation Co., de Cleveland (Ohio), remontait la rivière St. Marys pour franchir le canal américain. Le capitaine Moshier était impatient. Il pouvait voir plusieurs navires devant lui qui attendaient aussi de passer vers l'amont. Il commença à diriger son bateau vers le canal canadien, comptant écluser rapidement. Le navire continua de longer l'estacade de guidage aval. Le capitaine, ignorant les instructions antérieures de s'amarrer au quai sud-est pour attendre de pouvoir passer, continua de se diriger vers l'amont.
Enfin, l'ordre de faire machine arrière retentit. Le capitaine s'efforça de le faire, mais les signaux furent mal interprétés et le mécanicien ne fit pas machine arrière. Il était trop tard pour arrêter le navire, qui se déplaçait à huit ou neuf kilomètres à l'heure et se trouvait à moins de 70 mètres des portes d'écluse.
Le Walker heurta la porte principale sud, faisant reculer celle-ci et permettant à l'eau de repousser la porte principale nord. L'eau, en s'engouffrant, repoussa le Walker, dont la proue pivota vers le sud. L'Assiniboia fut projeté contre le Walker, qu'il percuta à tribord.
Le Crescent City tomba sur le mur amont, en arrachant le bois. Quittant l'écluse, il se rua droit devant lui. Soudain, l'Assiniboia jeta l'ancre, faisant pivoter sa poupe vers le quai nord et le Walker.
Immédiatement, le capitaine Rice donna l'ordre « en arrière toute! ». Lentement, le Crescent City répondit, et sa poupe pivota à tribord au dernier moment. Il heurta l' Assiniboia à tribord et évita le Perry G. Walker.
L'Assiniboia ou le Crescent City, glissant vers l'aval, frappa la porte principale sud, la brisant diagonalement en deux. Chose étonnante, personne ne fut blessé dans cet accident.
Les portes ayant été emportées, il fallait faire fonctionner le barrage tournant de secours. C'était la première fois qu'on avait à le faire dans une situation d'urgence. Le barrage empêcha l'eau de pénétrer, permettant d'effectuer les réparations au canal et à l'écluse.
Les vannes, les portes de bois, la maçonnerie et le bois du plancher de l'écluse avaient été très endommagés. Le 21 juin 1909, les travaux de réparation étaient achevés et le canal fut rouvert.
Le canal avait été fermé douze jours pour les réparations. Compte tenu des dommages, le travail avait pu être effectué en peu de temps grâce au barrage tournant de secours.
Tiré de :
HARRISON, R. « The Break at the Canadian Canal, Sault Ste. Marie, Ontario, 1909 », Inland Seas, vol. 34, no. 2, été, 1979, p. 104-109.
En permutant les lettres, trouver les mots suivants relatifs à l'accident de 1909 au lieu historique national du Canal-de-Sault Ste. Marie.
| NGTIOAIANV QHOSRITIEU ORCTUNTSNOIC NALLEVNES GEENCUR CIREA RREIV BRAAREG TTNOURAN USSIER SEPTOR RYRPE G. KLEWRA ZDEUO JSUOR NRCSTECE TYCI NDACICET NBIAOSISAI |
| ____________________ ____________________ ____________________ ____________________ ____________________ ____________________ ____________________ ____________________ ____________________ ____________________ ____________________ ____________________ ____________________ ____________________ ____________________ |
En permutant les lettres, trouver les mots suivants relatifs à l'accident de 1909 au lieu historique national du Canal-de-Sault Ste. Marie.
| NGTIOAIANV QHOSRITIEU ORCTUNTSNOIC NALLEVNES GEENCUR CIREA RREIV BRAAREG TTNOURAN USSIER SEPTOR RYRPE G. KLEWRA ZDEUO JSUOR NRCSTECE TYCI NDACICET NBIAOSISAI |
| NAVIGATION HISTORIQUE CONSTRUCTION VANNELLES URGENCE ACIER VIRER BARRAGE TOURNANT RÉUSSI PORTES PERRY G. WALKER DOUZE JOURS CRESCENT CITY ACCIDENT ASSINIBOIA |

Plus l'eau est profonde, plus la pression est forte. Vrai? Vous ne le croyez pas? Essayez ceci!
GÉNÉRALITÉS :
Cette expérience démontrera aux élèves comment la pression du lac Supérieur agit sur les vannes et les vannelles
du barrage tournant de secours lorsqu'elles sont abaissées. Ce type de force s'appelle compression, et c'est celle qui est en jeu lorsque le
barrage tournant de secours utilise toute sa puissance pour repousser l'eau.
FOURNITURES :
DÉROULEMENT :
RÉPONSE : C'est l'eau du bas qui sort en plus long jet parce qu'elle est poussée par le poids de l'eau au-dessus. L'air également la pousse. Ce jet subit la pression la plus élevée. Le jet du haut subit la pression la moins forte. Les vannelles du barrage tournant de secours sont construites en acier, mais elles sont creuses et de forme convexe pour résister aux forces (pression et compression) du lac Supérieur à une profondeur de 7,3 mètres lorsqu'elles sont abaissées.

Accident dans le canal de Sault Ste Marie, le 9 juin 1909 - portes d'aval
© Parcs Canada

Pont-barrage tournant de secours en action après l'accident du 9 juin 1909
© Parcs Canada

Image récente du pont-barrage tournant de secours en position fermée
© Parcs Canada

Image récente des gallets du pont-barrage tournant de secours
© Parcs Canada