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Le parc marin du Saguenay–St-Laurent

Le béluga du Saint-Laurent

Chaque année, les scientifiques passent des centaines d'heures à observer et à photographier les bélugas. Du haut des airs, ils arrivent même à faire l'inventaire des individus qui habitent le Saint-Laurent.

À ton tour de découvrir et de partager tes connaissances sur le béluga du Saint-Laurent selon 9 thèmes : Reproduction, Mise bas, Respiration, Alimentation, Communication, Écholocation, Historique, Répartition, Interaction. Mais d'abord, prends connaissance de ta mission.

Mission

Repère dans le banc de bélugas celui qui correspond au thème qui t'a été confié.

Dans ton carnet scientifique, réponds aux questions reliées à ton thème.

Illustration d’un banc de neuf bélugas sous l’eau, dont sept adultes (blancs) et deux jeunes (gris) bélugas. Une paroi rocheuse couverte de moules et d’algues est visible à gauche. Reproduction Respiration Alimentation Interaction Mise bas Répartition communication Écholocation Historique

Un petit, tous les trois ans : Jeune béluga avec sa tête sortie de l’eau
Crédit photo : C. Dubé

 

 

 

 

 

Reproduction

Un petit, tous les trois ans

Comme presque tous les mammifères, le petit se développe dans l'utérus de sa mère. La gestation dure de 12 à 15 mois, ce qui est relativement long. Les femelles atteignent la maturité sexuelle entre 8 et 14 ans. Il faut donc plusieurs années avant qu'un béluga puisse se reproduire. En plus, la femelle donne naissance à un seul petit tous les trois ans. Ce long cycle de reproduction ralentit l'augmentation de la population déjà réduite et menacée.

 

 

 

 

 

Un veau à la mer! : Jeune béluga avec sa tête sortie de l’eau
Crédit photo : C. Dubé

Mise bas

Un veau à la mer!

Pendant l'été, lors de la mise bas, la queue du petit appelé « veau » sort en premier. Le veau mesure déjà 1,5 mètre, la moitié de la taille de sa mère ! Dès sa naissance, il peut nager, venir respirer à la surface et émettre des sons. Il commence tout de suite à boire le lait de sa mère qui a des mamelles comme tous les mammifères. Durant les 2 premières années de sa vie, le béluga dépend de sa mère qui l'allaite. Ce lait très riche contient aussi des polluants que l'organisme de la mère a assimilés au cours de sa vie.

 

 

 

 

 

À plein poumons : Béluga près de la surface de l’eau pour respirer
Crédit photo : R. Michaud

Respiration

À plein poumons

Le béluga respire grâce à des poumons comme tous les mammifères. Avant de plonger, il respire 2 ou 3 fois à la surface. Son souffle, un jet de vapeur d'eau, est rarement visible mais peut atteindre 2 mètres de hauteur. Le béluga peut passer de 2 à 15 minutes sous l'eau en une seule plongée. Il descend facilement à plus de 40 mètres et peut même aller beaucoup plus profond. Il nage plutôt lentement, sa vitesse ne dépassant pas 22 kilomètres à l'heure. Il profite des courants pour se déplacer. Quand il vient en surface, il risque d'entrer en collision avec des embarcations, ce qui peut le blesser ou même le tuer. 

 

 

 

 

 

Dans le noir : Deux bélugas sous l’eau et des lignes courbes près de leur tête pour représenter des ondes.
Crédit photo : © Parcs Canada

Écholocation

Dans le noir

Le béluga a une très bonne vue. Toutefois, le soleil ne pénétrant plus sous une dizaine de mètres d'eau, il se retrouve dans l'obscurité et il ne voit plus. Comme les autres baleines à dents, le béluga utilise alors l'écholocation, système lui permettant de « voir » dans le noir. Grâce au melon, proéminence sur sa tête, il se sert des ultrasons pour s'orienter, trouver ses proies, communiquer et localiser les trous dans la glace pour aller respirer. Cette façon de s'orienter par les ultrasons s'apparente au radar des navires qui circulent dans la brume. Savais-tu que la chauve-souris est un animal nocturne qui utilise aussi les ultrasons pour se déplacer et pour chasser ?

 

 

 

 

 

De grands bavards : Des notes de musique au-dessus d’un béluga
Crédit photo : © Parcs Canada

Communication

De grand bavards

Le béluga compte parmi les baleines les plus bavardes. Son répertoire comprend plus de
150 000 chants, sifflements ou sons différents qui étonnent les scientifiques. Ses vocalises lui ont même valu le surnom de « canari des mers ». Tous ces sons lui servent notamment à communiquer et à assurer la cohésion du groupe. Pour percevoir une telle variété de sons, son ouïe est particulièrement développée. Dans le Saint-Laurent et le Saguenay, les bruits des navires peuvent brouiller ses communications ou nuire à sa recherche de nourriture.

 

 

 

 

 

Dangers d'être au sommet : Béluga avec la bouche ouverte
Crédit photo : © Parcs Canada

Alimentation

Dangers d'être au sommet

À table ! Le béluga fait partie des cétacés qui ont des dents. Il s'en sert pour saisir ses proies, surtout des poissons qu'il avale sans mâcher. Ses prédateurs comme l'épaulard sont très rarement observés dans le Saint-Laurent. Comme les autres baleines, le béluga est au sommet de la chaîne alimentaire. En se nourrissant de ses proies, il assimile donc les polluants accumulés dans le Saint-Laurent. Ces polluants peuvent le rendre plus vulnérable aux maladies infectieuses et favoriser le développement de cancers.

Note: Pour savoir l'âge d'un béluga, on compte les couches de croissance sur les dents.

 

 

 

 

 

Ensemble! : Quatre bélugas plongent dans l’eau
Crédit photo : C. Dubé

Interaction

Ensemble!

Les bélugas se révèlent des petites baleines très grégaires. Ils préfèrent se déplacer par 2 ou en groupes pouvant compter des dizaines d'individus. Selon les périodes de l'année, ces « clans » sont composés d'après des critères précis comme l'âge ou le sexe. Ainsi, pendant l'été, on peut observer d'importants troupeaux de femelles avec les nouveau-nés et les plus jeunes. Nos observations montrent que la population ne se rétablit pas malgré les efforts de protection et de réduction de la pollution.

Note: À l'aide de leurs cicatrices et marques distinctives, les scientifiques ont appris à reconnaître 200 bélugas dans l'estuaire!

 

 

 

 

 

À travers le monde : Béluga avec sa tête sortie de l’eau
Crédit photo : © Parcs Canada

Répartition

À travers le monde

On ne trouve pas des bélugas que dans le Saint-Laurent. La majorité des bélugas de la planète vit dans l'Arctique, de la Scandinavie à la Russie, ainsi qu'au nord de l'Alaska et du Canada. La population mondiale est estimée à 100 000 individus. Les bélugas du Saint-Laurent vivent cependant isolés des autres populations. Leur nombre est estimé à environ 1 000 individus. Cette petite population réside à l'année dans le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent qui reçoivent les polluants des Grands Lacs et de tout le fleuve. Cette situation rend les bélugas plus exposés aux polluants et plus vulnérables aux épidémies et aux catastrophes écologiques.

 

 

 

 

 

Une espèce menacée : Enfants parmi les cadavres de bélugas échoués sur la plage
Crédit photo : Archives de la Côte-du-Sud et du Collège Sainte-Anne

Historique

Une espèce menacée

Le béluga habite le Saint-Laurent depuis 10 000 ans. Il a longtemps été chassé pour sa viande, sa peau et sa graisse. Vers 1870, on estime qu'il y avait de 7 800 à 10 000 bélugas dans le Saint-Laurent.

Vers 1920, les pêcheurs déclarent la guerre au béluga. Ils l'accusent de nuire à la pêche commerciale en mangeant trop de poissons. On le surnomme alors le « démon blanc ». Pendant plus de 10 ans, le gouvernement va même offrir des primes pour chaque bête abattue. Ce n'est qu'en 1979 que toute chasse au béluga est interdite dans le Saint-Laurent. La population est alors estimée à 1 000 individus.

Note: L'huile produite à partir de sa graisse fondue servait surtout de combustible pour les lalmpes.

 

Graphique population bélugas